Le représentant de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour le Moyen-Orient, Lévon Amirjanyan, lors de son discours d'ouverture de la mission économique de la francophonie à Beyrouth, le 5 novembre 2025. Photo fournie par l'OIF
Lancée mercredi à Beyrouth par le représentant de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour le Moyen-Orient, Lévon Amirjanyan, la mission économique de la francophonie a fait son retour au Liban les 5 et 6 novembre. Objectif : accompagner une vingtaine d’entreprises francophones et une cinquantaine d’entreprises libanaises dans la concrétisation de projets de partenariat, dont plusieurs initiés il y a deux ans.
Placée sous le patronage du Premier ministre, Nawaf Salam, elle « s’inscrit dans le prolongement du Plan d’urgence de solidarité avec le Liban, lancé par l’OIF en octobre 2024, à la suite de la Déclaration de solidarité avec le Liban adoptée par les chefs d’État et de gouvernement francophones », a rappelé M. Amirjanyan. Ce plan avait été adopté alors que le pays, plongé dans une grave crise économique depuis 2019, subissait une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah.
Selon un communiqué de l'OIF publié jeudi, la rencontre a abouti à seize protocoles d’accord entre des entreprises du Bénin, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, de Madagascar et de Tunisie, et leurs homologues libanaises, ainsi qu’à deux accords interafricains. Une preuve, selon l’OIF, de la « vitalité de l’écosystème entrepreneurial libanais et des opportunités de faire des affaires en français ». Beyrouth Digital District, Cosmaline et Pharmaline figuraient parmi les entreprises locales participantes.
« La francophonie économique s’affirme comme une plateforme d’opportunités, d’innovation et de croissance partagée. En trois ans, ses missions ont relié plus de 2 000 entreprises de 35 pays, générant plus de 5 000 rencontres d’affaires et près de 45 millions d’euros de chiffre d’affaires », a détaillé Lévon Amirjanyan.
Venues d’Afrique de l’Ouest et du Nord, de l’océan Indien et du Canada, les entreprises internationales présentes – actives dans les secteurs pharmaceutique, numérique et agroalimentaire – ont participé à « plus de 75 rendez-vous d’affaires » et à diverses activités adaptées à leurs besoins, dont deux panels sur les secteurs stratégiques au Liban et la sécurité des transactions bancaires et digitalisation administrative, et les réformes économiques – gage de confiance pour les investisseurs.
Cette mission complète celle menée il y a deux ans par Caroline St-Hilaire, administratrice de l’OIF, qui avait réuni une soixantaine d’entreprises et acteurs économiques issus de 23 pays francophones et 150 libanaises, avec plus de 350 rencontres d’affaires dans les domaines de l’agro-industrie, du numérique, du pharmaceutique et des énergies renouvelables.
S’exprimant au nom du Premier ministre, le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, a exprimé « sa gratitude à l’OIF pour son engagement inébranlable envers le Liban » et réaffirmé l'engagement du gouvernement à créer « un climat d’investissement digne de confiance », citant la restructuration du secteur financier, la discipline budgétaire et la coopération avec le Fonds monétaire international. « Le Liban est ouvert aux affaires », a-t-il porté comme message.


