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Le « nouveau Liban » est un mensonge


Tom Barrack n’a rien d’un diplomate. Il parle trop. Dit tout et son contraire. Confond la bienveillance et le paternalisme. Étale ses connaissances historiques pour le moins approximatives. Et enchaîne les clichés comme on enfile les perles. Plus sa mission en tant qu’envoyé spécial américain pour le Liban touche à sa fin et plus il ressemble à une caricature de lui-même. Il a échoué, il le sait. Et pourtant, il est loin d’en être le principal responsable.

Malgré les limites de son approche et malgré le grand n’importe quoi de certaines de ses sorties, Tom Barrack a mis le doigt sur nos plaies à plus d’une reprise. Quand il compare les trajectoires du Liban et de la Syrie, quand il dit que le temps ne joue pas en notre faveur, quand il se moque de nos libanaiseries totalement inadaptées aux dynamiques régionales et internationales, et surtout quand il nous rappelle que nous sommes, en dépit de tout ce que l’on peut reprocher à Israël, à l’Iran, aux États-Unis, aux pays arabes… et même aux Inuits s’il le faut, de loin, et même de très loin, notre principal ennemi.

« Le Liban est un État failli. » Nous n’avions pas besoin de Tom Barrack pour le constater. N’importe quel touriste débarquant au Liban pourrait en dire autant. Nous le savons depuis des années, certains même depuis des décennies. Mais ce qui fait mal dans cette dernière sortie, c’est qu’elle intervient à un moment où nous avons voulu croire que cela pouvait enfin en être autrement.

Nous avons voulu croire au « nouveau Liban », en dépit de l’occupation israélienne, du jusqu’au-boutisme du Hezbollah, de la médiocrité de notre classe politique et de notre administration publique, et surtout en dépit de notre faillite morale et intellectuelle sur le plan collectif. Nous avons voulu y croire parce que le Hezbollah était plus affaibli que jamais, parce que nous avions un président qui paraissait moins mauvais que les précédents, parce que nous avions le meilleur gouvernement de ces trente dernières années et surtout – surtout – parce que nous espérions, sans vraiment y croire, qu’après la crise économique et financière, après la double explosion au port de Beyrouth, après la guerre la plus absurde qu’il soit, le Liban allait enfin apprendre de ses erreurs, sortir du déni dans lequel chacun d’entre nous est plongé pour des raisons différentes et comprendre que personne ne nous sauvera de nous-mêmes.

Une fois de plus, mieux valait être dans le camp des cyniques. Dans celui de ceux qui pensent que ce pays est si malade que même un traitement de choc – et la guerre en fut un – ne suffira pas à le soigner. Le « nouveau Liban » est un mirage. Pire, un mensonge. Le pays est en morceaux. Il vivote, avec plus ou moins de talent en fonction des moments. Mais il est incapable de faire autre chose que cela, indépendamment de ceux qui le représentent. C’est tout le système qu’il faut changer. Toutes les têtes qu’il faut réparer. Il faut commencer par le Hezbollah, car rien ne pourra se faire tant qu’il sera présent. Mais il est loin, et même très loin, d’être la source de tous nos maux.

Le Liban ne veut pas changer. Même la guerre, fondamentalement, ne l’a pas changé. Le Hezbollah est plus faible et l’État est plus fort. Beyrouth est sorti de l’axe iranien et doit s’aligner, de gré ou de force, sur l’axe américano-saoudo-israélien. Dans un pays obsédé par la géopolitique, ce changement de donne devrait se refléter à tous les niveaux. Mais cela n’est pas le cas. Le pouvoir est toujours aussi impuissant. Les débats qui font l’actualité sont toujours aussi stériles. Et les croyances et certitudes des uns et des autres toujours aussi déconnectés d’un semblant de réalité.

Il y a ceux qui arrivent encore à croire que le Hezbollah est capable, malgré l’humiliation qu’il a subie, de faire très mal à Israël. Il y a ceux qui ont peur de faire quoi que ce soit pour ne pas provoquer le mouvement et ses partisans comme si les dernières décennies n’avaient pas suffisamment prouvé que cette passivité avait conduit tout le pays dans le mur. Et il y a ceux qui pensent, et même qui espèrent, qu’Israël « finira le boulot à notre place », ne semblant pas comprendre l’effet qu’aurait une nouvelle guerre sur le Liban.

Plus de destructions, plus de morts, plus d’impossibilité de faire nation, plus de tensions entre les communautés, plus de domination israélienne... Le Hezbollah serait encore plus affaibli – à quel prix ! – sans pour autant disparaître. Et le Liban serait probablement contraint de signer un accord avec son voisin sans pour autant être prêt à en assumer les conséquences. Le pays sortirait encore plus fragilisé d’une nouvelle guerre et/ou d’une paix imposée. Il ne fera pourtant rien, ou bien si peu, pour l’éviter. Comme il n’a rien fait pour éviter la banqueroute. Et comme il n’a rien fait pour se réformer. On peut continuer de se dire que le Liban est un pays magnifique, que la vie y est agréable, que la mer, que la montagne, que la famille, que la chaleur humaine, que le goût, que les talents, que la liberté, que l’hybridité, que toutes ces choses, et bien d’autres encore, sont tellement précieuses qu’on n’a pas envie d’abandonner ce pays et de devenir un autre Libanais de la diaspora à qui l’on ne veut même pas donner le droit de voter. Mais on a parfois juste envie de dire que ce pays est si profondément abîmé qu’il en vient à faire désespérer même les esprits les plus optimistes.

Tom Barrack n’a rien d’un diplomate. Il parle trop. Dit tout et son contraire. Confond la bienveillance et le paternalisme. Étale ses connaissances historiques pour le moins approximatives. Et enchaîne les clichés comme on enfile les perles. Plus sa mission en tant qu’envoyé spécial américain pour le Liban touche à sa fin et plus il ressemble à une caricature de lui-même. Il a échoué, il le sait. Et pourtant, il est loin d’en être le principal responsable.Malgré les limites de son approche et malgré le grand n’importe quoi de certaines de ses sorties, Tom Barrack a mis le doigt sur nos plaies à plus d’une reprise. Quand il compare les trajectoires du Liban et de la Syrie, quand il dit que le temps ne joue pas en notre faveur, quand il se moque de nos libanaiseries totalement inadaptées aux dynamiques...
commentaires (48)

Vous ne voyez pas de changement dans ce Moyen-Orient compliqué.L’Alaouite Assad est en fuite à Moscou, le croissant chiite (l’axe chiite) de l’Iran à la méditerranée n’est qu’un mauvais souvenir, le Croissant Fertile est dans sa tombe, la dernière guerre de 66 jours a vu mourir les deux Hajjs dont on ne les verra plus à la tv.Mais Gaza, voyez-vous Gaza, et la "Guerre de soutien" a fait de nous des suiveurs pas encore sorti de notre condition d’esclave.Les débats qui font l’actualité sont toujours aussi stériles. Dites-moi cousin, vous pensez à qui ?Vous ne lisez pas l’Orient-Lejour? (à suivre)

nabil

02 h 12, le 23 novembre 2025

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Commentaires (48)

  • Vous ne voyez pas de changement dans ce Moyen-Orient compliqué.L’Alaouite Assad est en fuite à Moscou, le croissant chiite (l’axe chiite) de l’Iran à la méditerranée n’est qu’un mauvais souvenir, le Croissant Fertile est dans sa tombe, la dernière guerre de 66 jours a vu mourir les deux Hajjs dont on ne les verra plus à la tv.Mais Gaza, voyez-vous Gaza, et la "Guerre de soutien" a fait de nous des suiveurs pas encore sorti de notre condition d’esclave.Les débats qui font l’actualité sont toujours aussi stériles. Dites-moi cousin, vous pensez à qui ?Vous ne lisez pas l’Orient-Lejour? (à suivre)

    nabil

    02 h 12, le 23 novembre 2025

  • En voulant révéler la triste réalité qui existe au Liban Barrack a humilié tout les libanais. Mais ce sont eux mêmes hélas qui ont contribué à cette situation et ne devraient plus se plaindre! Il faut avoir du courage pour l’admettre et bûcher pour trouver une solution malgré les défis qui semblent de plus en plus insurmontables!

    PT

    17 h 26, le 05 novembre 2025

  • Sans une vision économique, dans laquelle une majorité peut trouver son intérêt, les querelles politiques resteront. Tant que l'état est incapable de définir cette vision et de permettre aux acteurs économiques de la rendre possible, il n'y aura que ces discussions interminables complètement infertiles sur le Hezbollah et l'Iran et les US etc.

    E G

    18 h 08, le 04 novembre 2025

  • Puissions nous avoir en France des plumes de cette qualité et des journalistes aussi lucides. Tout est dit. Mais ce que M.Samrani écrit sur le Liban, il pourra bientôt, sans beaucoup modifier son texte, le dire de la France. Mais ne sommes nous pas des pays frères ...?!

    antoine.daragon@wanadoo.fr

    17 h 56, le 04 novembre 2025

  • Tous aspirent à ce " nouveau Liban" dont vous parlez,M.Samrani,mais si le pouvoir est "toujours impuissant" et les débats "sont toujours stériles" c'est que le Liban est malade de l'incapacité des uns à comprendre la mentalité des autres.A mon avis, le Président Aoun a su comprendre la mentalité de Hezbollah et il agit en conséquence.

    M.Z

    14 h 15, le 04 novembre 2025

  • Ce qui arrive à notre pays est un cauchemar que nos politiciens font durer en nous empêchant de nous réveiller. Nombreux pays doivent leur salut au réveil du peuple. Où est le peuple pour rejeter tous ces marchands de nos vies qui se croient légitimes de nous sacrifier au nom du sacro-saint vivre ensemble, alors que le divorce est déjà prononcé et qu’ils empêchent, par des mensonges inventés de toutes pièces, qu’il soit consommé. Si on veut vivre ensemble, des concessions devraient être faites, ce que refusent les vendus en jouant aux victimes alors qu’ils sont les tortionnaires depuis 30ans

    Sissi zayyat

    19 h 22, le 03 novembre 2025

  • Il reste peu de temps avant le grand commencement que nul ne soupçonne.

    Khal

    18 h 53, le 03 novembre 2025

  • Merci à la France qui a tué notre commerce de la soie à la fin du XIX s. entrainant le chômage surtout de la main d’œuvre féminine. Que faire ? Il faut manger, eh bien voilà les «bons» premiers bordels officiels LEGALS au Moyen Orient !La suite. Quelques partis (LEGALS) politiques . Puis une Cellule Maligne étrangère est imposée à notre monde. Le bon bordel disparait et - HOP - LE GRAND BORDEL les minables proxénètes politiques locaux et étrangers. De là comment avoir l’illusion même d’UN nouveau - HOP - UN : nouveau lupanar !

    aliosha

    18 h 32, le 03 novembre 2025

  • Le Liban est un rêve agonisant...Mais a-t-il jamais été autre chose depuis sa création en 1920? Comment construire un pays, une nation avec autant de négations? Il m'arrive de regarder certaines vidéos de talk shows des chaînes de télévision libanaises. A chaque fois, je suis abasourdi par la violence, la virulence des interventions, des invités comme du public. Aucune capacité à écouter l'autre, à respecter la parole libre, à accepter la contradiction. On y débat comme on a fait la guerre: brutalement, sauvagement, incivilement. Comment faire nation quand la civilité n'existe pas?

    otayek rene

    18 h 29, le 03 novembre 2025

  • Je suis né dans les années 70 et ma famille à l’époque parlait déjà de la même chose : les même problèmes ,le même confessionalisme ,les mêmes zaims le meme bordel etc … le Liban est figé dans le temps et c’est la même boucle qui se répète inlassablement . Le Liban est un mirage ,une oasis ,une promesse qui disparaît à chaque fois qu’on s’en approche comme dans les déserts les plus arides

    Mafhoum

    15 h 19, le 03 novembre 2025

  • Je trouve que Tom Barrack s’adressait à tous les gouvernements du monde et à leurs peuples avant les Libanais, non pas pour blâmer l’armée libanaise, mais pour expliquer la situation fragile du Liban. Une manière, en réalité, de vendre l’idée qu’Israël aurait tout le droit de “nettoyer” le Liban avec toute atrocité. Malheureusement, les pays occidentaux semblent oublier que la clé d’un Liban véritablement souverain pourrait aussi passer par l’Iran. Avec des pressions politiques et diplomatiques intelligentes, il serait peut-être possible d’atteindre le même objectif pacifiquement.

    Walid Jabara

    15 h 06, le 03 novembre 2025

  • Hélas... Je partage pleinement les commentaires de mes concitoyens (exilés de facto) ailleurs dans le monde. Aurions-nous quitté si le Liban était vraiment LE pays dans tout ce que la dimension veut dire? Aujourd'hui, 35 ans après avoir émigré au Canada, ce dont j'en suis pleinement content, j'ai toujours soif de voir le Liban se remettre... Vivre enfin comme un pays normal... Hélas, M. Samrani exprime tout haut, ce que nous tous ressentons au travers de nos pays d'émigration. Quel espoir ont donc nos jeunes en lisant ce percutant article, mais Ô combien vrai?

    Christian Samman

    14 h 59, le 03 novembre 2025

  • Tristement vrai ?excellent editorial comme d habitude

    Randa Takieddine

    14 h 58, le 03 novembre 2025

  • Les déclarations récentes de Tom Barrack, s’adressant aux gouvernements et peuples du monde, ont suscité de nombreuses réactions au Liban et dans la diaspora. Présentées comme un appel à la stabilité, elles semblent, en réalité, renforcer une lecture occidentale du drame libanais : celle d’un pays devenu champ de bataille entre puissances régionales, que l’on pourrait « nettoyer » pour restaurer l’ordre. Or, le Liban n’a pas besoin d’être nettoyé — il a besoin d’être compris. En insistant sur la fragilité du pays sans évoquer les causes structurelles de cette crise, M. Barrack contribue, peut

    Walid Jabara

    14 h 58, le 03 novembre 2025

  • ""LE PAYS SORTIRAIT ENCORE PLUS FRAGILISÉ D’UNE NOUVELLE GUERRE ET/OU D’UNE PAIX IMPOSÉE"".Entre la paix ou la guerre, je préfère mille fois la paix imposée. (Mais qu’on me dise en quoi la paix imposée fragilise le Liban ?). Cet enfermement idéologique pour justifier la guerre a longtemps suscité la crainte d’une bonne partie des Libanais de perdre leur pays, et leur honneur. Ça ne suffit pas ces guerres imposées qui ne mènent à rien, sauf pour servir des Libanais de chair à canon. Il faut le dire à haute voix que "LE LIBAN EST UN PAYS MAGNIFIQUE, QUE LA VIE Y EST AGRÉABLE, QUE LA MER, que..".

    nabil

    14 h 49, le 03 novembre 2025

  • Dans le camp des cyniques depuis 2013.

    Kgz

    14 h 48, le 03 novembre 2025

  • Excellent article .... (malheureusement)

    Hanna Philipe

    14 h 19, le 03 novembre 2025

  • Bonjour tristesse !

    Alexandra

    13 h 46, le 03 novembre 2025

  • Et si l'on essayait de sortir deja du systeme politique confessionnel dans lequel nous sommes . Et si le confessionalisme politique etait la mère de tous les maux du Liban ..

    nabil samir

    12 h 53, le 03 novembre 2025

  • Je suis un libanais qui vit en France depuis 50 ans. Le Liban restera à jamais dans mon cœur. Je ne cesse de rêver d'un Liban où toutes les forces politiques œuvrent ensemble pour son salut. Mais peut-être pour cela il faut faire appel aux jeunes qui y croient et qui ont la rage de faire tomber les barrières et les pratiques ancestrales de nos hommes politiques actuelles qui pratiquent le féodalisme pour assoier leur pouvoir. J'en rêve. J'ai mal au Liban, j'ai mal à mes compatriotes.

    Philippe Chaya

    12 h 39, le 03 novembre 2025

  • Mr Samrani a tout a fait raison rien n'a change depuis l'avenement de mr Aoun et Salam . J' ajouterais le nom de mrBerri a celui de hezb car il est le principal obstacle a tout changement.

    EL KHALIL ABDALLAH

    12 h 28, le 03 novembre 2025

  • Courage au Pays et aux Libanais !

    Suzanne Beylot

    12 h 22, le 03 novembre 2025

  • Près de 60 ans que j'ai plié bagage. Mon père disait: un des ces quatre matins, ça va sauter. J'aurais voulu connaître sa pensée. La mienne? Cette création française basée sur le confessionalisme ne saurait survivre. Tout comme Israël, cette création européenne, ne saura survivre dans sa forme actuelle. Le point commun entre ces deux créations: le confessionalisme fondé sur des "histoires imaginaires" (dixit Yuval Harari, penseur israélien). Curieux quand même que ce mot "confessionalisme" ne figure ni dans l'article ni dans les commentaires. Il est là le bobo, à mon très humble avis.

    Alain Raymond

    12 h 18, le 03 novembre 2025

  • "Mais on a parfois juste envie de dire que ce pays est si profondément abîmé qu’il en vient à faire désespérer même les esprits les plus optimistes." Eh oui! Mais il y a encore des "optimistes" ignares qui croient pouvoir résoudre la quadrature du cercle...

    Georges MELKI

    12 h 04, le 03 novembre 2025

  • Et dans ce contexte, quel pourraient être les conséquences négatives de notre normalisation avec Israël ? Il faut bien commencer par normaliser quelque part, non?

    M.E

    11 h 20, le 03 novembre 2025

  • Qu’on m’explique (sans aucune ""libanaiserie"" (sic, dans le texte) quelles sont les conséquences prévisibles (on ne parle jamais de l’imprévisible) que le Liban pourrait assumer ? Depuis les années soixante, personne du Liban officiel ne fait confiance à personne ? Personne ne fait confiance aux banques libanaises, ça va de soi, mais aux garanties des superpuissances, aux projets de développement ? Il sera sous cloche donc et après l’occupation syrienne d’une trentaine d’années, et "en dépit de l’occupation israélienne", sera livré à lui-même, sacrifié. C'est donc une crise de confiance !

    nabil

    10 h 59, le 03 novembre 2025

  • Du 3 novembre 1969 (signature des Accords du Caire), au 3 novembre 2025, une soixantaine d’années, jour pour jour, on n’est pas encore sorti, non de l’auberge, mais de l’abri. L’occasion rêvée pour "certains" de choisir ce moment pour un changement du régime, (taadil el nizam), et de nos jours, ON parle de modification des frontières (taadil al houdoud). Espérons que le Liban récupèrera sa souveraineté après l’avoir perdu. "Et le Liban serait probablement contraint de signer un accord avec son voisin sans pour autant être prêt à en assumer les conséquences". L’histoire en marche arrière.

    nabil

    10 h 43, le 03 novembre 2025

  • Quand je suis arrivé en France fuyant les affres de la guerre de 1975, au fil du temps nos espoirs se sont transformés en désespoirs. J'ai entendu à cette époque une histoire qui résume l'essence de l'article : Un jour un monsieur s'arrête dans la rue devant un type assis par terre, pleurant à chaudes larmes et l'air totalement désespéré.Il lui propose de l'aider. Le type lui dit tu ne peux pas m'aider. Il lui répond tu sais je suis Dieu, raconte moi. Hésitant, il commence par je suis du Liban. L'histoire dit que Dieu s'est assis à ses côtés et s'est mis à pleurer avec lui.

    Zeidan

    10 h 09, le 03 novembre 2025

  • Ce que vous dites est très juste, mais la réalité est encore plus sombre

    FATTAL Noël

    10 h 01, le 03 novembre 2025

  • Ce que vous dites est très juste, mais le tableau devrait être bien plus sombre.

    FATTAL Noël

    09 h 58, le 03 novembre 2025

  • faudra dorenanvant ne plus parler de nos plaies beantes, car cette crasse politique-toute oui toute - nous a consciemment eviscere .

    L’acidulé

    09 h 54, le 03 novembre 2025

  • Notre pays est foutu. Nos politiciens et aussi les libanais en général attendent toujours la main étrangère salvatrice…jusqu’à quand.

    Mok Potreau

    09 h 40, le 03 novembre 2025

  • Merci monsieur Samrani d’avoir transcrit ce que je pense depuis longtemps. J’ai quitté le Liban en 75 et j’ai construit ma vie professionnelle et personnelle en France. La médiocrité de notre classe politique crève les yeux et ceci depuis longtemps mais elle règne outrageusement sur la populace car « le borgne dans le royaume des aveugles est roi ». Quand à la société civile, n’en parlons pas. Elle a perdu son âme, attirée par la magouille et le profit. Pourquoi l’écrasante majorité des libanais à l’étranger est intègre, travailleuse réussissant à entreprendre sans « wasta ».

    Mok Potreau

    09 h 39, le 03 novembre 2025

  • Ni Barrack ni Ortagus ni aucun de leurs predecesseurs americains, francais, ou autres n,ont echoue meme si tous ont dit tout au long de leur role d,arbitres le pour et le contraire de leurs initiaux messages suite aux changements de nos chefs qui ont trahi le JOB qu,ils s,etaient assigne. En plus des SINGERIES Berriotes et Kassemiotes et de leurs accessoires par ordre Faqihien PERSIOTE. SEUL le LIBAN a ECHOUE et a PERDU ! Nous allons en souffrir les CONSEQUENCES. Plus de negociations. Guerres et perte de territoire. ET LE DIVORCE du faux vivre-ensemble sous la mainmise et le joug iranien.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 36, le 03 novembre 2025

  • Vous dire merci pour nous donner un miroir et voir notre pays tel qu’il est et tel qu’il est entrain de devenir…??? J’espere quand meme et malgre tout et tous que vous allez avoir tort……. Et je vous remercie pour un excellent editorial !

    Madi- Skaff josyan

    08 h 39, le 03 novembre 2025

  • Je ne comprends pas pourquoi les critiques sur Tom Barack. Il a bien dit la verite, On n'arrive pas a l'accepter pas parceque on espère comme le dit l'article mais parceque on est dans un apathie et on n'arrive pas a en sortir. Le Liban est une fabrication française et ne marche pas. George Naccache avait raison il y'a a peu pres une decennie en disant "Deux negations ne font pas un nation". On insiste toujours a le contredire parce qu'on ne trouve pas une solution et no leaders sont trés comfortable comme il est.

    Ma Realite

    08 h 34, le 03 novembre 2025

  • Vous avez raison. Le Liban restera le reflet de toutes les contradictions du Moyen Orient. Faut pas rêver.

    Massabki Alice

    08 h 26, le 03 novembre 2025

  • Tres pessimiste

    Kamal El-Khoury

    08 h 24, le 03 novembre 2025

  • Très bonne analyse....MerciLe président a force de vouloir menager la chevre et le chou, ne fait rien... Copain de Berry, Safa et Raad...Après toutes ces crises on a voulu y croire... Il est très decevant..C'est le 4eme président General.Ayons des présidents civils...et dégageons Berry, le cancer du pays...Ils n'ont pas compris que Trump est un homme d'affaires qui suit ces affaires avec des indicateurs Le Liban est dans le rouge... Soit il abandonne... Et Ciao le Liban Soit il regle le problème a sa manière et tout le monde aux abris....Pauvre pays

    Nad

    07 h 46, le 03 novembre 2025

  • J'adore votre éditorial du jour

    Dorfler lazare

    07 h 43, le 03 novembre 2025

  • dans le mille.

    Shammah Dania

    07 h 43, le 03 novembre 2025

  • Triste mais vrai. Tout le monde est fautif, mais pour être juste, dans le Liban d’antan les voleurs se contentaient du peu, alors qu’aujourd’hui leurs vols se chiffrent par milliards. L’Etat était loin d’être parfait, mais il existait quand même. Pour ceux qui s’en souviennent la brigade 16 faisait trembler les pires voyous. Comme “par hasard”, la chute de l’Etat a coincidé avec la montée en puissance des milices étrangères armées, OLP et autres hezbollah, qui ont couvert la corruption pour en profiter. Essayons de reconstruire le pays sans elles. On en a peut- être l’occasion aujourd’hui.

    Goraieb Nada

    07 h 26, le 03 novembre 2025

  • La présidence Joseph Michel Aoun nous apprend que l’hypercentre c’est l’hypersystème. Un peu (beaucoup) comme en France avec Macron, où beaucoup avaient cru à un renouveau lors de son entrée à l’Élysée. Le seul changement est que nous avons un gouvernement qui a annoncé son intention de désarmer le parti safavide, et que donc maintenant tout le monde peut voir clairement « où ça bloque ». Et c’est bien au niveau de l’armée que ça bloque, et de la présidence qui fait rien pour débloquer l’armée. Logique, quand on garde une structure de commandement héritée de l’ère Émile Hafez Lahoud.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    06 h 07, le 03 novembre 2025

  • Le Liban est sur la bonne voie, assez de le minimiser!Seul le Hezbollah doit comprendre qu'en ne remettant pas ses armes à l'armée, il devient complice d'Israél pour la destruction et les morts. Israél perdra complètement la guerre , si le Hezbollah remet ses armes à l'armée libanaise, sinon il fait le jeu d'Israél!! Hélène Somma

    Hélène SOMMA

    03 h 54, le 03 novembre 2025

  • Pourquoi l’armée libanaise n’incorpore-t-elle pas les combattants du Hezbollah, ainsi que certains de ses dirigeants et toutes ses armes?

    Ranwa Haddad

    02 h 34, le 03 novembre 2025

  • ""NOUS AVONS VOULU CROIRE AU « NOUVEAU LIBAN », EN DÉPIT DE L’OCCUPATION ISRAÉLIENNE, DU JUSQU’AU-BOUTISME DU HEZBOLLAH, DE LA MÉDIOCRITÉ DE NOTRE CLASSE POLITIQUE ET DE NOTRE ADMINISTRATION PUBLIQUE, ET SURTOUT EN DÉPIT DE NOTRE FAILLITE MORALE ET INTELLECTUELLE SUR LE PLAN COLLECTIF"". Et vous jetez le bébé avec l’eau de bain. Faillite morale et intellectuelle ? ON prédisait au début de la guerre qu’il n’y aura pas de paix avant une issue au problème palestinien. Je comprends votre dépit, mais patience. Tout ce travail intellectuel est en faillite ? Nous sommes quoi ? Un collectif de... ?

    nabil

    00 h 53, le 03 novembre 2025

  • ""TOUTES LES TÊTES QU’IL FAUT RÉPARER"". On n’a pas encore réussi à greffer des cerveaux malgré tout le progrès de la médecine.

    nabil

    00 h 40, le 03 novembre 2025

  • Vous ne voyez pas de changement dans ce Moyen-Orient compliqué.L’Alaouite Assad est en fuite à Moscou, le croissant chiite (l’axe chiite) de l’Iran à la méditerranée n’est qu’un mauvais souvenir, le Croissant Fertile est dans sa tombe, la dernière guerre de 66 jours a vu mourir les deux Hajjs dont on ne les verra plus à la tv.Mais Gaza, voyez-vous Gaza, et la "Guerre de soutien" a fait de nous des suiveurs pas encore sorti de notre condition d’esclave.Les débats qui font l’actualité sont toujours aussi stériles. Dites-moi cousin, vous pensez à qui ?Vous ne lisez pas l’Orient-Lejour? (à suivre)

    nabil

    00 h 35, le 03 novembre 2025

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