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Culture - Musique

Anna el-Khachem : la grâce à l’état pur

Dans le cadre des Musicales de Baabdate, la soprano libanaise Anna el-Khachem a offert un récital d’une rare intensité, alliant la rigueur du chant lyrique à une émotion d’une sincérité désarmante. Entre Mozart, Rachmaninov et Rossini, un moment suspendu, tout en simplicité et élégance.

Anna el-Khachem : la grâce à l’état pur

La soprano Anna el-Khachem, accompagnée au piano par Holger Groschopp. Photo Musicales de Baabdate

Un grand récital de chants et de lieder s’est tenu lundi 20 octobre dans le cadre des Musicales de Baabdate.

La soprano Anna el-Khachem, accompagnée au piano par Holger Groschopp, a offert un programme d’une grande cohérence et d’un raffinement rare. Sa voix, d’une pureté exceptionnelle sur toute l’étendue de son registre, a déployé une musicalité exemplaire, doublée d’un charme et d’une présence irrésistibles.

Parmi les joyaux de ce récital, on retiendra le superbe aria de Susanna à la fin du quatrième acte des Noces de Figaro de Mozart, ainsi que plusieurs lieder empreints d’une mélancolie et d’une émotion romantique très touchantes.

L’air de concert  Un moto di gioia (Une étincelle de joie), que Mozart destinait initialement à remplacer Venite, inginocchiatevi  à l’acte II, a été interprété avec une grâce aérienne.

Une création mondiale figurait également au programme : Hanine, pour piano solo, du compositeur Houtaf Khoury, présent dans la salle. Le pianiste Holger Groschopp y a déployé une technique admirable et un timbre d’une rare délicatesse.

Dans les mélodies de Rachmaninov, Anna el-Khachem a confirmé son exceptionnelle maîtrise du souffle et du phrasé, loin de toute afféterie. Chez elle, l’élégance n’est jamais posture : elle se déploie avec naturel, dans une sobriété pleine de distinction. La complicité entre la chanteuse, le pianiste et le texte poétique atteignait une véritable osmose.

Moment fort du récital, la paraphrase de Liszt sur Bella figlia dell’amore (du Rigoletto de Verdi) a permis à Groschopp de démontrer toute sa virtuosité et son sens du théâtre. Le programme s’est achevé sur trois mélodies extraites des Péchés de ma vieillesse de Rossini, que la soprano a interprétées avec le style et la légèreté qu’exige cette musique.

En bis, Anna el-Khachem a surpris le public en s’installant elle-même au piano pour livrer une interprétation toute personnelle de Li Beirut. Un moment d’une intensité bouleversante : la salle, émue aux larmes, a salué debout la sincérité et la grâce d’une artiste qui conjugue, avec simplicité et élégance, le cœur et la voix.

Un grand récital de chants et de lieder s’est tenu lundi 20 octobre dans le cadre des Musicales de Baabdate.La soprano Anna el-Khachem, accompagnée au piano par Holger Groschopp, a offert un programme d’une grande cohérence et d’un raffinement rare. Sa voix, d’une pureté exceptionnelle sur toute l’étendue de son registre, a déployé une musicalité exemplaire, doublée d’un charme et d’une présence irrésistibles.Parmi les joyaux de ce récital, on retiendra le superbe aria de Susanna à la fin du quatrième acte des Noces de Figaro de Mozart, ainsi que plusieurs lieder empreints d’une mélancolie et d’une émotion romantique très touchantes.L’air de concert  Un moto di gioia (Une étincelle de joie), que Mozart destinait initialement à remplacer Venite, inginocchiatevi  à l’acte II, a été...
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