Chez Tanit Beyrouth, Tarek Haddad et le paysage pour reconstituer le lien au pays
Les œuvres du photographe libanais ne reproduisent pas un territoire donné mais en proposent des versions « manipulées » par la tension du manque et la poésie du souvenir. Décryptage avec Nicolas Marbeau, commissaire de l’exposition.
« Artificial Landscape » (pigment print on PermaJet Smooth Rag 310 gsm, 100x 70 cm ; edition 1 de 5 + 2 épreuves d’artiste), une œuvre de Tarek Haddad présentée dans l'exposition « As Close As It Gets » à la galerie Tanit de Beyrouth. Photo avec l'aimable autorisation de l'artiste et de la galerie Tanit
Avec As Close As It Gets/À défaut d’y être, présentée à la galerie Tanit de Beyrouth sous le commissariat de Nicolas Marbeau, Tarek Haddad poursuit une réflexion intime sur le paysage, la mémoire et l’appartenance. Depuis son départ du Liban après la double explosion au port de Beyrouth en 2020, l’artiste explore cette expérience de l’éloignement qui transforme le regard porté sur un lieu familier devenu inaccessible. À travers des photographies qu’il déconstruit, déplace ou recompose, il interroge la manière dont « les paysages nous façonnent autant que nous les transformons », explique-t-il à L’Orient-Le Jour.La mer et la montagne libanaises, profondément inscrites dans une mémoire collective, deviennent ainsi les fragments d’un territoire qu’il tente de retrouver dans des espaces étrangers, sans jamais parvenir à le saisir...
Avec As Close As It Gets/À défaut d’y être, présentée à la galerie Tanit de Beyrouth sous le commissariat de Nicolas Marbeau, Tarek Haddad poursuit une réflexion intime sur le paysage, la mémoire et l’appartenance. Depuis son départ du Liban après la double explosion au port de Beyrouth en 2020, l’artiste explore cette expérience de l’éloignement qui transforme le regard porté sur un lieu familier devenu inaccessible. À travers des photographies qu’il déconstruit, déplace ou recompose, il interroge la manière dont « les paysages nous façonnent autant que nous les transformons », explique-t-il à L’Orient-Le Jour.La mer et la montagne libanaises, profondément inscrites dans une mémoire collective, deviennent ainsi les fragments d’un territoire qu’il tente de retrouver dans des espaces étrangers,...
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