Deux employés de l'administration publique. Photo d'archives João Sousa/L’Orient -Le Jour
L’Inspection centrale a annoncé, vendredi, que ses équipes d'inspecteurs en génie ont effectué des visites surprises dans plusieurs administrations et institutions publiques, afin d’assurer « la bonne application des normes administratives et techniques ».
Selon un communiqué publié sur X, ces inspections ont été menées conformément aux directives du président de l’Inspection centrale, Georges Attié. Le texte n'énumère pas les administrations qui ont été inspectées, et l'Inspection centrale n'était pas immédiatement disponible pour donner des précisions.
Il y a deux semaines, le président Joseph Aoun avait appelé à « intensifier les inspections de terrain inopinées dans les administrations publiques » lors d’une tournée dans diverses institutions publiques à Beyrouth, dont l’Inspection centrale. Le président a également évoqué, à deux reprises en octobre, la lutte contre la corruption dans les administrations avec le directeur général de la Sécurité de l’État, le général Edgar Lawandos.
En avril dernier, M. Aoun avait effectué une visite d’inspection au port de Beyrouth, ainsi qu’au centre d’immatriculation des véhicules à Dékouané, à l’est de la capitale, qui a été périodiquement fermé de longues périodes ces dernières années, principalement dans le cadre d’une enquête pour corruption. Il avait alors appelé à « signaler toute pratique illégale. »
En septembre, la Sécurité de l’État a annoncé avoir découvert d’« importantes irrégularités financières » au port de Beyrouth, impliquant plus d’un million de dollars de factures impayées par des sociétés d’exploitation.
La lutte contre la corruption figure parmi les engagements pris par le chef de l'État lors de son discours d’investiture le 9 janvier dernier. Un mois plus tard, M. Aoun a remis sa déclaration de patrimoine à la Commission nationale de lutte contre la corruption. La corruption généralisée parmi les fonctionnaires demeure un problème endémique rarement traité, facilité par le fait que les procédures commencent seulement à être numérisées pour améliorer leur traçabilité.
En 2021, le Liban avait enregistré son pire résultat au classement sur l’indice de perception de la corruption, obtenant une note de 24 sur 100. Selon le Baromètre mondial de la corruption (GCB) de 2019, le taux global de versement de pots-de-vin s’élevait à 41 %, soit le taux le plus élevé des six pays sondés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le Liban n’a pas connu de tentatives sérieuses et efficaces de réformes et d’amélioration de son administration publique depuis des décennies.



Corruption endémique nécessite un peu plus que ca. En effet rien n'a changé a part plus de paroles.
08 h 01, le 18 octobre 2025