Le président libanais Joseph Aoun (g.), remettant sa déclaration de patrimoine au juge Claude Karam, président de la Commission nationale anti-corruption, le 25 février 2025. Photo X/ @lebanesepresidency
Le président libanais Joseph Aoun a déposé mardi matin en personne sa déclaration de patrimoine et d'intérêts à la Commission nationale anti-corruption. C'est le juge Claude Karam, président de cette commission, qui a reçu le document.
La commission nationale anti-corruption a été instituée par la loi n° 175 du 8 mai 2020, mais elle n'a été formée qu'à la fin du mois de janvier 2022.
L'enregistrement des déclarations de fortune et de patrimoine des fonctionnaires et agents publics fait partie des prérogatives de cette commission. La loi prévoit que toute personne occupant une fonction publique allant de la 4e catégorie jusqu'au poste de président de la République doit déposer sa déclaration peu de temps après son entrée en fonction. Si cela n'est pas fait, elle est considérée comme démissionnaire, entre autres conséquences juridiques. Le chef du gouvernement Nawaf Salam et le ministre de l'Information Paul Morcos se sont déjà soumis à cette obligation.
Recevant plus tard dans la journée une délégation du « Conseil libano-étranger pour les affaires » (LIBC - Lebanese International Business Council), Joseph Aoun a souligné que « lutter contre la culture de la corruption nécessite que tout le monde fasse des efforts, y compris les Libanais de la diaspora ». Il a souligné en outre que « la diaspora n’est pas simplement une valeur ajoutée pour le Liban, c'est une valeur démultipliée, sans elle, le Liban n’aurait pas pu survivre ».
Rétablir la confiance
Le président de la République a réitéré ces remarques devant le président exécutif du Centre financier koweïtien et président du Conseil des affaires libanaises, le Dr Ali Hassan Khalil, reçu plus tard dans la journée au palais Baabda. « le Liban est déterminé à rétablir la confiance avec le monde arabe, les Libanais de la diaspora, ainsi qu'avec tous les pays du monde » a-t-il réaffirmé, jugeant que le « redressement du Liban est une responsabilité partagée ». Il a précisé que son « programme de travail n'est pas un programme politique, mais un programme de construction de l'État, de réforme et de lutte contre la corruption », ajoutant que « la justice et la sécurité seront au cœur de (ses) préoccupations et de (son) action afin de permettre au Liban de franchir une nouvelle étape ».
Il a notamment été question durant l'entretien de la communauté libanaise au Koweït, qui compte quelque 42 000 membres, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Le président Aoun a ensuite reçu l’ambassadeur du Liban en Allemagne et chef de la mission libanaise auprès de l’Unesco par intérim, Moustapha Adib, avec qui il a discuté des relations libano-allemandes, de la situation de la communauté libanaise en Allemagne, ainsi que de la décision récente de l’Unesco visant à protéger les sites patrimoniaux, archéologiques et culturels du Liban, poursuit l'agence.



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