Le président de la République, Joseph Aoun (à gauche), s'entretient au palais Baabda avec le Premier ministre, Nawaf Salam (à droite), le 17 octobre 2025. Photo publiée par la présidence libanaise sur X
Le Premier ministre, Nawaf Salam, s'est tour à tour rendu vendredi matin à Baabda puis à Aïn el-Tiné, pour rencontrer le président de la République, Joseph Aoun, puis celui de la Chambre, Nabih Berry, suite aux frappes israéliennes massives au Liban-Sud la veille, et au lendemain d'une tournée à Saïda.
À Baabda, MM. Salam et Aoun ont notamment discuté de « la situation générale du pays, en particulier celle dans le Sud, à la lumière de la poursuite des agressions israéliennes », rapporte la présidence libanaise dans un message sur X.
الرئيس جوزاف عون عرض مع رئيس مجلس الوزراء نواف سلام الأوضاع العامة في البلاد ولاسيما الوضع في الجنوب في ظل استمرار الاعتداءات الاسرائيلية، كما تطرق البحث إلى التطورات الإقليمية بعد مؤتمر شرم الشيخ، والتحضيرات لجلسة مجلس الوزراء الأسبوع المقبل pic.twitter.com/cCevh3P2AC
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) October 17, 2025
La rencontre Salam-Berry fait quant à elle suite à l'échange indirect tenu entre les deux hommes, il y a une semaine, quant au prétendu désintérêt pour le Sud et ses habitants reproché par le chef du législatif au gouvernement. À Aïn el-Tiné, MM. Berry et Salam ont discuté de « l’évolution de la situation générale et les derniers développements politiques et sur le terrain, à la lumière de la poursuite des agressions israéliennes contre le Liban et le Sud du pays », a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani).
La discussion avec le chef de l'État « a également porté sur les évolutions régionales à la suite de la conférence de Charm el-Cheikh, ainsi que sur les préparatifs de la séance du Conseil des ministres prévue pour la semaine prochaine », ajoute le message de la présidence libanaise.
Lundi, alors que se tenait le « Sommet pour la paix » sous l'égide du président américain Donald Trump, M. Aoun avait déclaré parallèlement que le « Liban ne peut pas rester en dehors du processus de règlement des crises en cours dans la région ». Le dernier entretien entre MM. Aoun et Salam avait eu lieu dans le contexte de tensions entre les deux têtes de l'exécutif depuis l'incident de Raouché, dans lequel était impliqué le Hezbollah, et permis une « discussion en toute franchise » à ce sujet.
Selon nos informations, Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berry préparent un entretien tripartite pour formuler une position unifiée face à Israël, Beyrouth refusant tout dialogue « sous le feu » et exigeant un retrait israélien du Sud ainsi que l’arrêt des attaques avant toute négociation avec l'État hébreu.



Ils ont encore des chose à dire à Berry? Qu’attendent ils au juste d’un individu qui se croit intouchable et qui les mène par le bout du nez, parce que la paix du pays représente pour lui une limitation de son rôle qui est celui d’un président de la chambre, pour un temps compté, et non le dictateur en herbe qui pousse les limites jusqu’à en devenir un vrai qui paralyse le pays, parce qu’il l’a décidé et personne pour mettre fin à ses ardeurs.
10 h 00, le 18 octobre 2025