Le chanteur libanais et salafiste Fadl Chaker. Photo tirée de son compte X
Fadl Chaker, le célèbre crooner libanais devenu salafiste qui avait été condamné par contumace en 2020 à 22 ans de prison pour avoir soutenu et financé le prédicateur islamiste Ahmad el-Assir et ses hommes qui avaient affronté l’armée libanaise en 2013, s'est livré aux autorités, rapporte samedi l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).
M. Chaker s'est rendu aux services de renseignement de l'armée à l'entrée du camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, au Liban-Sud près de Saïda, où il vivait en cavale depuis plusieurs années. Sa reddition serait le résultat de pressions et menaces qui auraient été exercées contre lui ces derniers mois dans le camp, en raison de son retour dans le domaine musical et de la sortie de son dernier album, selon plusieurs médias locaux.
Dans un communiqué publié dimanche matin, le commandement de l’armée libanaise a confirmé la reddition de l'artiste. « Vendredi soir, suite à une série de contacts entre l’armée et les parties concernées, le prévenu Fadl Abdel Rahmane Chamandar, connu sous le nom de 'Chaker', s’est rendu à une patrouille des services de renseignement à l’entrée du camp de Aïn el-Héloué à Saïda », rapporte le texte. L’armée rappelle que cette arrestation est placée dans le cadre des événements de Abra (est de Saïda) qui avaient eu lieu en 2013. « Une enquête a été ouverte par le Parquet compétent », conclut le communiqué.
En 2013, le cheikh Assir et plusieurs salafistes armés avaient mené des combats contre la troupe à Abra, dans la région de Saïda. Les affrontements avaient coûté la vie à 18 soldats et 11 miliciens. Ahmad el-Assir, détenu depuis 2015, a été condamné à mort pour ces affrontements, tandis que l'ancien chanteur, qui était adulé dans le monde arabe, avait écopé de 22 ans de prison en 2020, pour avoir fourni un soutien en armes et munitions au cheikh Assir.
Dans un communiqué repris dans la presse le 10 juillet dernier, le chanteur s’est une nouvelle fois posé en victime, clamant son innocence. Il assurait que les charges retenues à son encontre « ont été fabriquées de toutes pièces », attribuant cela à des « règlements de comptes politiques ».
Le chanteur, de son vrai nom Fadl Chmandar, avait mis un terme à sa carrière musicale en 2011, avec le début de la révolution en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad, avant de se rapprocher du mouvement salafiste du cheikh Assir. Après une première tentative de retour musical en 2017, qui n'avait pas porté ses fruits, il avait sorti il y a plusieurs mois un nouvel album à succès.
Après la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre dernier, le chanteur avait publié une chanson dédiée à Damas, avec l’arrivée au pouvoir des islamistes du président intérimaire Ahmad el-Chareh. Fin avril, le syndicat des artistes syriens avait décerné au chanteur le titre de « membre honoraire » en reconnaissance de sa « carrière artistique remarquable » et de son « engagement humanitaire en faveur de la cause du peuple syrien ».



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S'attaquer a l'armée est un crime impardonnable, mais d'après ce que j'ai lu et entendu, le chanteur a été innocenté de ce crime en 2018 Pourquoi publier des faits erronés dans votre journal? Vous l'appelez salafiste, je pense que cest une,appellation erronée étant donné qu'il a adhéré juste par solidarité humaine et surtout par identification ayant été un enfant de l'orphelinat, pauvre,pour quelqu'un de sensible ,cest comprehensible ,un salafiste a des convictions religieuses qui ne partent pas si vite par,amour du chant. ,je rompt mon abonnement déçue des faussetés de l'info,dommage
16 h 00, le 05 octobre 2025