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Société - Guerre Au Liban

Plus de 11.000 bâtiments complètement détruits depuis le début de la guerre, au Liban-Sud, selon le PNUD


Plus de 11.000 bâtiments complètement détruits depuis le début de la guerre, au Liban-Sud, selon le PNUD

Les décombres d'un bâtiment effondré sont visibles après un bombardement israélien à Nabatiyé, dans le sud du Liban, le 21 juin 2026. Photo Mahmoud Zayat/AFP

Le Liban, ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, a subi au 29 avril 2026 des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars, avec plus de 11.000 bâtiments totalement détruits dans le sud, selon une étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS)

D'après une « évaluation rapide » basée sur la comparaison d'images satellite de fin avril et d'octobre 2025, la facture s'élève à 1,38 milliard de dollars, écrivent le PNUD et le CNRS, lié au gouvernement libanais. Le volume de débris s’élève à environ 3,1 millions de mètres cubes. « Au total, 11.095 bâtiments ont été entièrement détruits, ce qui a eu un impact sur 17.891 logements, tandis que 2.242 bâtiments ont été partiellement endommagés et 9311 ont subi des dégâts mineurs », selon le communiqué.

Cette évaluation rapide couvre les zones situées au sud du fleuve Litani, notamment les cazas de Bint Jbeil, Marjeyoun, Nabatiyé, Tyr et Saïda, et fait suite à une précédente publication concernant Beyrouth et le Mont-Liban, précise le PNUD dans son rapport.

Au lendemain de l’attaque du Hamas contre Israël depuis Gaza, le 7 octobre 2023, le Hezbollah a fait entrer le Liban dans le conflit qui s’est achevé le 27 novembre 2024 par un cessez-le-feu. Et au lendemain de l’assassinat en Iran du guide suprême iranien, Ali Khamenei, le 1er mars 2026, lors de frappes aériennes israélo-américaines, la milice chiite a de nouveau impliqué le pays dans le conflit.

Dans les détails, 11 095 bâtiments ont été totalement détruits, affectant 17 891 logements ; 2 242 bâtiments ont subi des dommages partiels, touchant 5 219 logements ; 9 311 bâtiments ont subi des dommages mineurs, affectant 18 282 logements, précise le rapport du PNUD. Les secteurs cadastraux les plus durement touchés en termes de destructions totales de bâtiments sont Aïtaroun (1 658 bâtiments) et Bint Jbeil (1 076 bâtiments) dans le caza de Bint Jbeil ; Meis el-Jabal (969 bâtiments) et Taybé-Marjeyoun (824 bâtiments) dans le caza de Marjeyoun ; Bourj el-Chamali (370 bâtiments) et Naqoura (216 bâtiments) dans le caza de Tyr.

L’évaluation a été réalisée à l’aide d’un système de géointelligence artificielle (GeoAI), complété uniquement par une validation visuelle effectuée à distance, sans vérification systématique sur le terrain, précise le communiqué du PNUD.

Des images satellites à haute résolution datant du 29 avril 2026 ont été comparées à des images de référence du 23 octobre 2025, permettant d’identifier les dégâts visibles liés au conflit, tels que l’effondrement des toitures, les déformations structurelles et l’accumulation de débris au niveau de chaque bâtiment.

Les volumes de débris et les coûts des dommages ont été calculés à partir de l’emprise au sol des bâtiments, du nombre d’étages et de coûts standardisés de reconstruction, conformément à la méthodologie du PNUD et aux évaluations précédentes.

Le rapport souligne toutefois que cette évaluation, bien qu’elle fournisse une vue d’ensemble fiable de l’ampleur des destructions, « n’inclut pas les sous-sols, les structures souterraines ni les dommages aux infrastructures essentielles telles que les routes, les ponts, les réseaux électriques, les systèmes d’approvisionnement en eau et les télécommunications ».


Le Liban, ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, a subi au 29 avril 2026 des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars, avec plus de 11.000 bâtiments totalement détruits dans le sud, selon une étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS)D'après une « évaluation rapide » basée sur la comparaison d'images satellite de fin avril et d'octobre 2025, la facture s'élève à 1,38 milliard de dollars, écrivent le PNUD et le CNRS, lié au gouvernement libanais. Le volume de débris s’élève à environ 3,1 millions de mètres cubes. « Au total, 11.095 bâtiments ont été entièrement détruits, ce qui a eu un impact sur 17.891 logements, tandis que 2.242 bâtiments ont été...
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