Le ministre de la Culture Ghassan Salamé lors de sa conférence de presse à la Bibliothèque nationale le mardi 16 septembre. Photo Nabil Ismaïl
« Il devrait s’exprimer moins souvent publiquement, parce qu’à chaque fois qu’il le fait, il commet des bourdes. » Voilà ce qu’a répondu Ghassan Salamé, ministre libanais de la Culture, à une question dimanche soir sur les dernières déclarations de l'émissaire américain Tom Barrack sur le Liban et les efforts en cours pour désarmer le Hezbollah.
« Vous parlez de quelle déclaration exactement ? », a demandé M. Salamé au journaliste de la chaîne al-Jadeed, lorsqu’il lui a posé la question. Tom Barrack avait en effet fait plusieurs déclarations contradictoires la semaine dernière. Il avait reproché aux autorités libanaises de ne pas en faire assez pour désarmer le Hezbollah, assurant que le parti continuait de recevoir 60 millions de dollars par mois, avant de rectifier le tir jeudi et de renouveler le soutien de Washington aux efforts du gouvernement pour « réédifier l’État, faire la paix avec ses voisins et poursuivre son action en vue d’appliquer l’accord de cessation des hostilités (novembre 2024), y compris pour ce qui est du désarmement du Hezbollah ». Il a également déclaré la même semaine que la région du Moyen-Orient « n’a jamais connu la paix » et qu’il n’y a que « des tribus et des villages ».
« J’ai exercé le même métier que Tom Barrack, j’ai été intermédiaire dans le cadre de conflits, et je sais que dans ce genre de missions, moins on s’exprime mieux c’est, parce qu’il est difficile d’éviter les erreurs », a ajouté le ministre.
M. Salamé a estimé par ailleurs que les références historiques de l’émissaire américain sont douteuses, l’appelant à affiner sa connaissance de l’histoire de la région. « Dire que le Moyen-Orient n’est fait que de tribus et de villages, c’est méconnaître l’importance des États modernes. J’ai souvent travaillé en Afrique, là où il y a plein de tribus et de villages, mais cela n’empêche qu’il y a aussi des États modernes », a-t-il poursuivi. Il s’est également insurgé contre une affirmation du diplomate américain selon laquelle la région du Moyen-Orient est la seule à ne pas connaître la paix depuis cent ans. « Où ont eu lieu les deux guerres mondiales, pas en Europe ? », s’est-il demandé.
« Mon conseil, c’est qu’il ne parle pas du Liban et de la région sans prendre des leçons d’histoire », a lâché M. Salamé non sans ironie. Avant d’ajouter : « Si je me permets de donner des conseils à M. Barrack, c’est que j’ai à cœur qu’il réussisse sa mission, parce qu’il est notre seul intermédiaire avec l’ennemi israélien. »



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ET VOILA ! le libanais typique qu'est ghassan salame ! qui veut apprendre au monde -pas slt a mr Barrack - qu'il se gourre, qu'il manque non seulement de culture , mais aussi/surtout d'intelligence lorsque qu'il s'adresse aux liibanais, tel que ghassan salame. HOURRAH ! nous avons perdu une tte petite bataille -2023-2024 MAIS AVONS GAGNE LA GUERRE CONTRE LES IGNARDS !
11 h 41, le 30 septembre 2025