Le patriarche maronite Béchara Raï, de visite dans le village maronite de Qlayaa (caza de Marjeyoun), le dimanche 28 septembre 2025. Photo publiée sur le compte Facebook du patriarche.
Le patriarche maronite Béchara Raï a estimé dimanche, à l'occasion d'une tournée au Liban-Sud, sa deuxième depuis août dernier, que « le maintien d’un Sud fort et protégé est la garantie de la survie du Liban », appelant au déploiement de l’armée sur l’ensemble du territoire méridional. Ces propos du prélat ont été prononcés dans une homélie à l’église Saint-Georges du village maronite de Qlayaa (caza de Marjeyoun). Comptant 8 000 habitants, cette localité est située à 800 mètres d’altitude et à quatre kilomètres à vol d’oiseau de la frontière avec Israël.
« Le Liban ne peut être construit sans justice pour le Sud et ses habitants (...) Le maintien d’un Sud fort et protégé est la garantie de la survie du pays », a affirmé le patriarche. « Votre terre a payé un lourd tribut, mais elle est restée invincible. Nous espérons une paix prochaine, une paix consolidée par le retrait total et définitif d’Israël l’affirmation de la souveraineté légitime de l’État sur tout son territoire » a-t-il ajouté.
« L’armée libanaise, par sa fierté et son autorité, est la seule garantie et protection pour notre terre et notre peuple, la seule garante de nos frontières et de la défense de notre dignité. Le déploiement de l’armée sur l’ensemble du territoire du Sud n’est pas seulement une revendication, mais un droit souverain et un devoir national », a encore insisté Béchara Raï, qui appelle régulièrement le Hezbollah à remettre son arsenal à l’État et s’est à plusieurs reprises opposé dans ses homélies dominicales au « front de soutien à Gaza » proclamé par le parti chiite depuis le Liban-Sud.
« Il est de la responsabilité de tous (...) de nous unir pour reconstruire le Liban sur des bases solides : une souveraineté sans compromis, un État de droit fort, une économie productive qui fixe les gens sur leur terre et leur assure une vie digne, ainsi qu’une éducation spirituelle et patriotique qui forme de nouvelles générations aimant le Liban et le servant avec sincérité » a-t-il enfin prêché.
Le chef de l’Église maronite a effectué une tournée comprenant plus de dix étapes, de Jarmaq (Jezzine) jusqu’à Adoussiyé (Saïda). Il était accompagné notamment de Mgr Charbel Abdallah, évêque de l’éparchie de Tyr. Le 10 août dernier, Béchara Raï avait appelé à la paix et dénoncé les ravages de la guerre au cours d’une visite pastorale dans les localités situées le long de la frontière sud du Liban, où il avait été chaleureusement accueilli par les habitants.
À Adoussiyé, il a renchéri sur l'importance du Sud, soulignant avoir perçu pendant sa tournée « la résilience des habitants et leur attachement à leur terre ». « Il ne peut y avoir de paix et de stabilité au Liban sans le Sud », a-t-il insisté, appelant les autorités, et principalement le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam, et le président du Parlement Nabih Berry, à « accélérer la reconstruction pour que la vie revienne à la normale » dans la région.



Monseigneur, invitez notre président dans votre confessionnal afin qu’il vous avoue ses motivations à préserver les armes des usurpateurs de notre pays. Promettez lui que ça restera dans le domaine du secret qui ne sera révélé que pour l’histoire. Les libanais ont de la peine à suivre ses contradictions dans les prises de positions pour le moins déroutantes.
12 h 29, le 20 novembre 2025