Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gidéon Saar lors d’une rencontre avec le Premier ministre croate, Andrej Plenkovic, au siège du gouvernement à Zagreb, le 9 septembre 2025. Photo Damir SENCAR / AFP
La reconnaissance d'un Etat palestinien nuirait « à la stabilité régionale », a affirmé mardi le ministre israélien des Affaires étrangères, à quelques jours de l'Assemblée générale de l'ONU où plusieurs pays ont déjà annoncé leur intention en ce sens.
« L'initiative actuelle visant à reconnaître un supposé État palestinien (...) récompense le Hamas pour le massacre du 7 octobre » a déclaré Gidéon Saar depuis la Croatie, dont le ministre des Affaires étrangères avait auparavant souligné sa croyance dans une solution à deux Etats.
Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé en juillet que Paris allait reconnaître un Etat de Palestine à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre. D'autres pays, dont le Canada, l'Australie et la Belgique, ont ensuite fait part de la même intention. Londres a dit en août qu'il leur emboîterait le pas si une trêve n'était pas conclue à Gaza, où Israël mène une guerre contre le Hamas en riposte à l'attaque lancée par ce mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.
L'attaque du 7 octobre a causé la mort de 1.219 personnes en Israël, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Les représailles israéliennes ont causé au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, mais dont les données sont jugées fiables par l'ONU.
Lundi, l'Espagne - qui a reconnu en mai 2024 l'existence d'un Etat palestinien, a annoncé une série de mesures destinées à mettre fin à ce que le Premier ministre Pedro Sanchez a qualifié de « génocide à Gaza », notamment un embargo sur les armes à destination d'Israël. « La paix sera atteinte dans un contexte bilatéral et non par des décisions prises à Paris ou à Madrid », a répondu M. Saar mardi.


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