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Économie - Crise Au Liban

Jaber confirme le « bail-in » pour le remboursement d'une partie des dépôts

Dans un entretien sur Al-Arabiya, le ministre des Finances a par ailleurs affirmé que la BDL travaille sur la question d'al-Qard al-Hassan.

Jaber confirme le « bail-in » pour le remboursement d'une partie des dépôts

Le ministre des Finances Yassine Jaber, au ministère, le 26 août 2025. Photo diffusée par le ministère

Le ministre libanais des Finances, Yassine Jaber, a déclaré lundi, dans un entretien télévisé à al-Hadath et dont le contenu a été relayé par Al-Arabiya, qu’une partie des dépôts gelés dans les banques libanaises depuis la crise fin 2019 « ne pourront être restitués que sous forme de titres ». Il confirme ainsi les informations ayant circulé de longue date dans la presse selon lesquelles le gouvernement privilégie la méthode dite du « bail-in » pour la restitution des gros dépôts, au-delà du minimum garanti prévu par le texte sur la répartition des pertes du système financier, en cours d'élaboration. « Aucun système bancaire ne peut restituer l’argent des déposants en une seule fois », a-t-il ainsi déclaré.

Proposé dès 2020 par le cabinet Lazard, et repris par tous les plans gouvernementaux de restructuration bancaire qui ont échoué jusqu’à présent, le « bail-in » consiste à convertir des une partie des dépôts en actions de la banque en difficulté. Cette solution est rejetée par une partie des banques libanaises et des grands déposants qui poussent pour un « bail-out », c'est-à-dire quand l’établissement est renfloué par l’État, estimant que la crise est systémique.

Après la loi aménageant le secret bancaire votée en avril et celle fixant le cadre de la résolution bancaire adoptée cet été, le projet de loi en cours d'élaboration sur le rétablissement de l’équilibre financier et la restitution des dépôts constitue la principale réforme attendue par le Fonds monétaire international et les partenaires du Liban pour la mise en oeuvre d’un programme de financement du FMI.  

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Outre la question du « bail in », l’un des points saillants du débat en cours porte sur le montant des pertes à répartir entre le secteur bancaire,l’Etat, la banque centrale (BDL) et les déposants ainsi que les modalités de remboursement de ces derniers. Selon nos informations, la BDL, en première ligne dans l'élaboration de ce texte, envisagerait d’effacer près de 30 milliards de dollars de pertes (portant le total à 50-52 milliards), et par conséquent des montants à rembourser sur plusieurs années, à travers une série de mesures - telles que l’exclusion des dépôts « illicites » et/ou « non éligibles » ou encore l’annulation des « intérêts usuraires » accumulés sur la décennie écoulée. Comme pour le « bail-in » ces pistes de réflexion sont déjà contestées par plusieurs associations de déposants. De leur côté, les banques et la BDL ont fait appel à des cabinets de conseil en vue de potentielles négociations qui s'annoncent ardues au sujet de cette question et d’autres placements détenus par les banques du pays auprès de la BDL. Dans une note publiée le 25 aout, le secrétaire général de l’Association des banques du Liban (ABL), Fady Khalaf, avait toutefois souligné sa convergence de vues avec le gouverneur de la BDL, Karim Souhaid, et estimé que l’adoption prochaine du projet de loi, prévue d’ici la fin de l’année, « pourrait ouvrir la voie, pour la première fois depuis le début de la crise, à de réelles solutions dès 2026 ».

Résoudre la question Al-Qard al-Hassan

Par ailleurs, M. Jaber a souligné que la BDL tente actuellement de résoudre « la question de la fondation al-Qard al-Hassan », une société de microcrédits affiliée au Hezbollah. Les branches de cette institution, déjà sous sanctions américaines et de plusieurs pays du Golfe, sont accusées de financer les opérations du parti chiite et avaient été ciblées par des frappes israéliennes à l’automne dernier. Depuis, les autorités américaines redoublent de pression sur le Liban pour obtenir la cessation des activités de l’association.

À la mi-juillet, la BDL avait rappelé aux institutions financières agréées qu’elles étaient interdites de tout contact direct ou indirect avec cette fondation, réitérant ainsi une obligation en principe imposée depuis le premier volet de sanctions américaines en 2007. En juillet dernier, le département d’État américain a imposé de nouvelles sanctions à sept hauts responsables et à une entité liés à al-Qard al-Hassan.

Sur le plan politique, Yassine Jaber, membre de la quote-part du mouvement Amal – allié du Hezbollah au sein du gouvernement –, a affirmé qu’il participerait au Conseil des ministres de vendredi, destiné à approuver un plan de l’armée pour rétablir le monopole des armes de l’État et désarmer le parti-milice. M. Jaber s’était démarqué du tandem chiite sur ce point, en se prononçant ouvertement le 12 août en faveur du monopole des armes.

Le ministre libanais des Finances, Yassine Jaber, a déclaré lundi, dans un entretien télévisé à al-Hadath et dont le contenu a été relayé par Al-Arabiya, qu’une partie des dépôts gelés dans les banques libanaises depuis la crise fin 2019 « ne pourront être restitués que sous forme de titres ». Il confirme ainsi les informations ayant circulé de longue date dans la presse selon lesquelles le gouvernement privilégie la méthode dite du « bail-in » pour la restitution des gros dépôts, au-delà du minimum garanti prévu par le texte sur la répartition des pertes du système financier, en cours d'élaboration. « Aucun système bancaire ne peut restituer l’argent des déposants en une seule fois », a-t-il ainsi déclaré.Proposé dès 2020 par le cabinet Lazard, et repris par tous les plans gouvernementaux de...
commentaires (15)

Le Liban ne se redressera jamais tant qu'on a ces crapules et bandits au pouvoir. La corruption est le moteur du pays, comment voulez-vous qu'on nous respecte à l'internationale?

CW

20 h 05, le 07 septembre 2025

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Commentaires (15)

  • Le Liban ne se redressera jamais tant qu'on a ces crapules et bandits au pouvoir. La corruption est le moteur du pays, comment voulez-vous qu'on nous respecte à l'internationale?

    CW

    20 h 05, le 07 septembre 2025

  • Les politiciens nous ont volé 50 ans de notre vie. La plus grande explosion non nucléaire a eu lieu et aucun responsable n’est inquiété. Les politiciens avec les mafiosi banquiers nous volent notre argent en toute légitimité. Et vous appelez ça un État de droit !!!

    Ras le bol

    11 h 46, le 05 septembre 2025

  • Et le FESTIVAL des MAFIEUX, REQUINS BANQUIERS, RAPACES CORROMPUS, PREDATEURS SANS PITIE, continue. Depositaires, vous aurez un maigre pct de vos DEPOTS en ACTIONS a long terme, QUAND ON EST SOUS TERRE< sur les BANQUES EN FAILLITE, actions qui des que distribuees en L>L> perdraient au moins le 75% de leur valeur de faillite. REQUINS ! RAPACES ! PREDATEIURS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 37, le 02 septembre 2025

  • toutes les solutions INVENTEES soit-disant pour assurer LES DROITS des deposants, tant chnates par nabeuh berri lui-meme cachent une option effarante, que les banquiers charlatans ou stupides ou les deux a la fois usent comme chantage: mettre leurs cles sous la porte-faillite NON FRAUDULEUSE(?) et donc adieu veau vache cochon et lait , parlant des depots

    L’acidulé

    10 h 32, le 02 septembre 2025

  • Nouvelle du jour qui intéressera notre Ministre des Finances : Pendant que le Liban paie les pots cassés par le tandem chiite qu'il représente, les banques Israeliennes affichent des profits records.

    Moi

    10 h 17, le 02 septembre 2025

  • donc rien !!!!!!!!!!!!!!!! les déposants vont se retrouver avec in bout de papier qui ne vaut rien .

    Kelotamam

    09 h 37, le 02 septembre 2025

  • Le banditisme continue.......

    Tabet Karim

    09 h 35, le 02 septembre 2025

  • DU VOL ENCORE !

    Marie Claude

    08 h 02, le 02 septembre 2025

  • Les déposants n'ont commis aucune erreur. Ce sont les banques les 1er responsables puis la banque centrale et l'état. Qu'ils se débrouillent pour rembourser les déposants.

    Oussama HADIFE

    07 h 23, le 02 septembre 2025

  • On juge excessifs les intérêts servis au déposant, comme si c’était lui qui les avait fixés ! Dans ce cas où était le contrôle de la banque centrale ? Les banquiers ont reçu de celle-ci des intérêts beaucoup plus juteux…sur notre argent. Les ministres des finances successifs savaient très bien que l’argent dépensé ne leur appartenait pas. Tous ces requins formaient une association de malfaiteurs solidaires , et seul le déposant honnête va payer le prix de leurs crimes. Avec le bail-in , on nous invite gentiment à rejoindre le club des voleurs. On restera mendiants…mais banquiers !

    Goraieb Nada

    07 h 18, le 02 septembre 2025

  • Des actions similaires aux actions de solidere ......... en d'autres termes de l'encre sur du papier ..........

    hrychsted

    19 h 49, le 01 septembre 2025

  • Mais pourquoi voulez vous qu’un déposant l’argent dans une banque soit pénalisé . C’est le banquier qui a mis cet argent à la banque centrale et c’est l’état qui l’a volé. Que l’état et le banquier trouvent une solution pour rendre l’argent au déposant. Ce dernier n’a commis aucune faute pour être pénalisé. Et la patience a des limites.

    Marie elise Loubic

    19 h 42, le 01 septembre 2025

  • C'est une bonne idée. Mais si ce sont des actions de banques, il faudra une restructuration de celles ci. On ne va pas donner des cacahuetes financières aux déposants en leur faisant croire que ce sont des truffes. Et si ce sont des actions d'entreprises publiques, il faut les restructurer y compris leurs gouvernances et assurer un marché de capitaux liquide et régulé. A mon avis, il faudra les quoter ailleurs qu'a Beyrouth.

    Moi

    17 h 37, le 01 septembre 2025

  • Et qu'importe le vin pourvu qu'on ait l'ivresse !

    Chucri Abboud

    17 h 13, le 01 septembre 2025

  • Les crapules bancaires veulent donner des actions de leurs banques aux deposants ? Soit ! A conditions que les les avoirs des crapules bancaires soient saisis et servent a rembourser les deposants. Et la part impossible a rembourser indemnisee par les propres actions des crapules bancaires. Par contre, ils serait malhonnete d'obliger les victimes a s'associer a leurs propres voleurs. M. Yassine Jaber est connu de longue date pour etre un protecteur des crapules bancaires. Ce dossier ne devrait pas lui etre confie.

    Michel Trad

    17 h 03, le 01 septembre 2025

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