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Économie - Aviation

Mada Airways, nouvelle compagnie aérienne libanaise, presque prête à prendre son envol

Premier transport aérien local créé depuis le monopole accordé à la Middle East Airlines en 1969, cette nouvelle société prévoit d’opérer exclusivement depuis l’aéroport René Moawad de Qleyaat, une fois réhabilité.

Mada Airways, nouvelle compagnie aérienne libanaise, presque prête à prendre son envol

Le logo de la compagnie libanaise Mada Airways sur un avion de ligne. Photo de simulation fournie par la société.

Une nouvelle compagnie aérienne libanaise est en train de voir le jour : Mada Airways, société sœur d’IBEX Air Charter, un opérateur de jets privés et de vols charter basé à Beyrouth et au Congo, n’attend plus que sa licence et la réhabilitation de l’aéroport René Moawad de Qleyaat, au Akkar, pour s’envoler.

Avec pour objectif de se lancer dans l’aviation commerciale régulière, la compagnie compte opérer uniquement depuis cet aéroport du nord du pays. Cette évolution intervient alors que le marché libanais de l’aviation entre dans une nouvelle phase, après l’expiration de l’accord d’exclusivité de longue date de Middle East Airlines (MEA), qui accordait à la compagnie nationale un monopole sur le marché local depuis 1969.

Ce régime, arrivé à son terme début 2026, empêchait d’autres compagnies de s’enregistrer comme transporteurs commerciaux basés au Liban, sans toutefois s’appliquer aux compagnies étrangères opérant des vols à destination et au départ de Beyrouth. Son expiration ouvre le marché à la concurrence, permettant à de nouveaux opérateurs locaux d’y entrer.

Licence en cours

Imad Raad, directeur général de Mada Airways, explique à L’Orient-Le Jour que la compagnie, créée il y a « quelques mois », travaille actuellement à finaliser le processus de licence qui lui permettrait d’opérer comme compagnie aérienne commerciale régulière.

L’aviation privée, c’est lorsqu’une personne ou une entreprise utilise un avion à la demande, comme une voiture privée. Les vols charter, eux, sont des vols non réguliers, souvent réservés par des agences de voyage ou des groupes, tandis que les compagnies commerciales régulières opèrent des lignes et des horaires réguliers, comme la MEA.

« La compagnie travaille avec la Direction générale de l’aviation civile pour finaliser les exigences nécessaires à la mise en place de la compagnie aérienne, y compris des étapes telles que l’inspection de ses avions par l’Autorité de l’aviation civile », déclare-t-il.

Mada Airways prévoit de commencer ses opérations avec deux avions : un Embraer 170 et un Embraer 190, qui peuvent transporter respectivement environ 80 et 100 passagers.

Dans un premier temps, la compagnie envisage plusieurs destinations au départ de Qleyaat, notamment Mersin (Turquie), Chypre, Dubaï, Athènes et Djeddah (Arabie saoudite). « Notre réseau, à terme, s’élargira au fur et à mesure que nous opérerons. »

À ce stade, la compagnie n’a pas encore décidé si elle se positionnera comme une compagnie low cost ou comme un transporteur plus conventionnel, note-t-il, indiquant néanmoins que Mada Airways entend proposer une alternative moins chère et plus compétitive aux options existantes.

Selon lui, l’investissement est substantiel, s’élevant à plusieurs millions de dollars, même si les chiffres exacts ne peuvent pas être divulgués à ce stade.

En attendant que Qleyaat soit prêt

En parallèle du processus de licence, Mada Airways attend également que le dispositif opérationnel de l’aéroport soit pleinement en place.

Imad Raad déclare que Qleyaat pourrait desservir une large base de passagers, notamment les personnes vivant de Batroun vers le nord. Il a également souligné le potentiel de l’aéroport pour les passagers venant de la région côtière syrienne. « La plupart des Syriens de toute la côte pourraient utiliser l’aéroport. C’est plus proche pour eux que d’aller à l’aéroport de Damas. »

« Le plus important sera que nous construisions la confiance, à la fois de notre côté en tant que compagnie aérienne opératrice, et du côté de l’aéroport », conclut-il.



Une nouvelle compagnie aérienne libanaise est en train de voir le jour : Mada Airways, société sœur d’IBEX Air Charter, un opérateur de jets privés et de vols charter basé à Beyrouth et au Congo, n’attend plus que sa licence et la réhabilitation de l’aéroport René Moawad de Qleyaat, au Akkar, pour s’envoler. Avec pour objectif de se lancer dans l’aviation commerciale régulière, la compagnie compte opérer uniquement depuis cet aéroport du nord du pays. Cette évolution intervient alors que le marché libanais de l’aviation entre dans une nouvelle phase, après l’expiration de l’accord d’exclusivité de longue date de Middle East Airlines (MEA), qui accordait à la compagnie nationale un monopole sur le marché local depuis 1969.Ce régime, arrivé à son terme début 2026, empêchait d’autres compagnies...
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