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Politique - Droits Humains

HRW appelle à la libération immédiate d’Hannibal Kadhafi, « injustement emprisonné au Liban »

Un chercheur de l’ONG a rendu visite au fils de Mouammar Kadhafi, une première depuis son arrestation en 2015.

HRW appelle à la libération immédiate d’Hannibal Kadhafi, « injustement emprisonné au Liban »

Hannibal Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen, lors d'une visite à Rome en 2011. Photo d'archives AFP

Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi dans un communiqué à la libération immédiate d'Hannibal Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, détenu « injustement » au Liban. Enlevé à la frontière libano-syrienne en 2015, puis arrêté par les Forces de sécurité intérieure (FSI), Hannibal Kadhafi est poursuivi pour avoir prétendument caché des informations sur la disparition de l'imam chiite libanais Moussa Sadr, fondateur du mouvement Amal, lors d’une visite officielle en Libye en 1978. Hannibal Kadhafi avait deux ans au moment de cette disparition.

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L'organisation de défense des droits humains dénonce une détention arbitraire et réclame « une indemnisation et une enquête sur les responsables à l’origine de son calvaire ». Pour Ramzi Kaiss, chercheur libanais au sein de cette ONG, cité dans le communiqué, ce dossier illustre « un système judiciaire fracturé, dépourvu d’indépendance et vulnérable aux pressions politiques des factions libanaises ».

Cellule sans fenêtre, mauvais état de santé

Le 12 août 2025, un chercheur de HRW a rendu une visite inédite à Hannibal Kadhafi au siège de la branche d’information des FSI à Beyrouth, où il est détenu. Celui-ci a indiqué vivre dans une cellule souterraine, sans fenêtre, mais ventilée. S'il reçoit soins médicaux et nourriture, il indique néanmoins souffrir de malnutrition et subir des séquelles psychologiques dues à son « isolement prolongé dans une cellule sans lumière naturelle » et à son « manque de contacts réguliers avec sa famille ». Il évoque également une détérioration de son état physique ces dernières années, dont « des douleurs dorsales, un nez fracturé et de violentes céphalées dues à une fracture du crâne subie lors de tortures infligées par ses ravisseurs » en 2015.

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Bien qu'il ait accès à son équipe juridique, y compris un avocat français, son épouse et ses enfants s’étaient vu refuser l’entrée au Liban et tout contact avec lui pendant les sept premières années de sa détention. Ses proches n'ont pu le voir qu'en 2022, des visites désormais autorisées mais « très limitées ». De plus, les demandes d’accès à sa famille ou à ses avocats « sont souvent rejetées, retardées de plusieurs jours ou ignorées sans justification ».

Courriers restés sans réponse

HRW souligne avoir demandé en avril 2025 des informations détaillées sur le statut judiciaire de M. Kadhafi et réclamer sa libération aux ministres de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, et de la Justice, Adel Nassar, ainsi qu'au Premier ministre, Nawaf Salam. L’organisation avait déjà écrit en juillet 2023 à l’ancien directeur général des FSI, Imad Othman, ainsi qu’au juge Zaher Hamadé, enquêteur judiciaire chargé du dossier, pour obtenir des informations sur l’état de santé et le statut légal de Kadhafi, en vain. Le juge Hamadé n’a pas donné suite aux demandes de libération, malgré des requêtes répétées, la plus récente ayant été formulée par l’un des avocats de Kadhafi, Charbel Milad el-Khoury, le 9 juin dernier, selon HRW.

Pour mémoire

Hannibal Kadhafi veut entamer une (nouvelle) grève de la faim

L’ONG estime que « l’adoption récente par le Parlement libanais d’une loi organisant la justice ouvre la voie à de vastes réformes judiciaires, mais que des failles non résolues continuent de menacer l’indépendance du système et de l’exposer aux ingérences politiques ». En juillet, le ministère libyen de la Justice du Gouvernement d’union nationale a critiqué les autorités libanaises pour leur manque de coopération dans ce dossier. Un mois plus tôt, la famille Kadhafi avait annoncé qu’Hannibal Kadhafi avait entamé une nouvelle grève de la faim, après que les autorités libanaises ont ignoré les demandes de libération du ministère libyen de la Justice, qui avait adressé en ce sens un « mémorandum » aux autorités judiciaires libanaises.

Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi dans un communiqué à la libération immédiate d'Hannibal Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, détenu « injustement » au Liban. Enlevé à la frontière libano-syrienne en 2015, puis arrêté par les Forces de sécurité intérieure (FSI), Hannibal Kadhafi est poursuivi pour avoir prétendument caché des informations sur la disparition de l'imam chiite libanais Moussa Sadr, fondateur du mouvement Amal, lors d’une visite officielle en Libye en 1978. Hannibal Kadhafi avait deux ans au moment de cette disparition. Lire aussi Détention de Hannibal Kadhafi : la Libye dénonce un « manque de coopération » de Beyrouth L'organisation de défense des droits humains dénonce une détention arbitraire et réclame « une indemnisation et une...
commentaires (1)

Emprisonne par ordre du hezb et amal, pour un pretendu crime commis par son pere quand il n,avait lui que deux ans. Le Sayed Moussa Sadr que j,estime beaucoup a disparu en Italie. Ils feraient bien de revoir dans la periode de sa visite en Italie et de lire les journaux de cette periode les caisses diplomatiques iraniennes confisquees au controle de Fumicino et autres aeroports Italiens contenant des personnes vivantes pour embarquement dans des avions iraniens. Avant peu d,heures un ou deux avions avaient deja quitte avec des caisses. CHERCHEZ A QUI PROFITAIT SA DISPARITION.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 19, le 29 août 2025

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Commentaires (1)

  • Emprisonne par ordre du hezb et amal, pour un pretendu crime commis par son pere quand il n,avait lui que deux ans. Le Sayed Moussa Sadr que j,estime beaucoup a disparu en Italie. Ils feraient bien de revoir dans la periode de sa visite en Italie et de lire les journaux de cette periode les caisses diplomatiques iraniennes confisquees au controle de Fumicino et autres aeroports Italiens contenant des personnes vivantes pour embarquement dans des avions iraniens. Avant peu d,heures un ou deux avions avaient deja quitte avec des caisses. CHERCHEZ A QUI PROFITAIT SA DISPARITION.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 19, le 29 août 2025

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