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Moyen Orient et Monde - Justice Au Liban

Détention de Hannibal Kadhafi : la Libye dénonce un « manque de coopération » de Beyrouth

Le ministère libyen de la Justice accuse « certaines figures politiques libanaises » de tirer profit de l'affaire.

Détention de Hannibal Kadhafi : la Libye dénonce un « manque de coopération » de Beyrouth

Hannibal Kadhafi, fils du dictateur libyen déchu Mouammar Kadhafi. Photo d'archives AFP

Le ministère libyen de la Justice, rattaché au gouvernement d'unité nationale, a critiqué dimanche ce qu'il a estimé être un manque de coopération de la part des autorités libanaises concernant l'affaire Hannibal Kadhafi, l'un des fils de l'ancien dictateur libyen déchu Mouammar Kadhafi, détenu sans jugement au Liban depuis 2015, estimant que ce dossier est « exploité politiquement » au Liban.

Un responsable du ministère, interrogé par la chaîne al-Arabiya, a affirmé que Tripoli est « ouvert à une coopération avec le Liban pour clore le dossier Hannibal Kadhafi de manière juste ». « Nous avons affirmé au Liban notre disposition » à résoudre cette affaire, mais elle est « exploitée politiquement à l’intérieur du Liban, et certaines figures politiques libanaises en tirent profit », a accusé le ministère, dans une allusion probable au chef du mouvement Amal et président de la Chambre, Nabih Berry.

Repère

Les grandes dates de la mystérieuse affaire Hannibal Kadhafi au Liban

Hannibal Kadhafi est poursuivi par la justice libanaise pour recel présumé d'informations concernant la disparition en septembre 1978 en Libye de l'imam libanais chiite et fondateur du mouvement Amal, Moussa Sadr. Hannibal Kadhafi – qui n'avait que deux ans à l'époque de la disparition – avait été kidnappé à la frontière syrienne en 2015, puis repris par les Forces de sécurité intérieure (FSI) lors d’un raid de leurs services de renseignements.

« Aucune réponse » de Beyrouth

« Les accusations de responsables libanais à l’encontre de la Libye, l’accusant de ne pas coopérer dans l’affaire Hannibal, ne sont que de simples allégations », ont ajouté les autorités libyennes, qui ont reproché au Liban de ne lui avoir formulé « aucune réponse » après des appels à la coopération.

En juin, la famille de Hannibal Kadhafi avait annoncé que ce dernier avait entamé une nouvelle grève de la faim après que les autorités libanaises ont ignoré les demandes du ministère libyen de la Justice appelant à sa libération, qui avaient envoyé un « mémorandum » en ce sens aux « autorités judiciaires libanaises ». Ce ministère affirmerait par ailleurs sa « coopération dans le dossier de l’imam Moussa Sadr ». « Nous tenons les autorités libanaises pleinement responsables, sur les plans juridique et humain, de l’état de santé et de l’intégrité physique de M. Hannibal Kadhafi », ajoute la famille.

Signe de l'importance de la figure de Moussa Sadr au Liban, perçue comme une figure transconfessionnelle, le président Joseph Aoun, deux semaines après son élection, avait reçu des proches de l'imam et leur avait promis de poursuivre le travail pour faire la lumière sur son sort. Lors de la réunion, le président avait fait part de son admiration pour l'ancien leader chiite, « notamment ses appels permanents (...) à écarter le Liban des conflits ». L'affaire Hannibal Kadhafi a tendu ces dernières années les relations entre Tripoli et Beyrouth.

Le ministère libyen de la Justice, rattaché au gouvernement d'unité nationale, a critiqué dimanche ce qu'il a estimé être un manque de coopération de la part des autorités libanaises concernant l'affaire Hannibal Kadhafi, l'un des fils de l'ancien dictateur libyen déchu Mouammar Kadhafi, détenu sans jugement au Liban depuis 2015, estimant que ce dossier est « exploité politiquement » au Liban.Un responsable du ministère, interrogé par la chaîne al-Arabiya, a affirmé que Tripoli est « ouvert à une coopération avec le Liban pour clore le dossier Hannibal Kadhafi de manière juste ». « Nous avons affirmé au Liban notre disposition » à résoudre cette affaire, mais elle est « exploitée politiquement à l’intérieur du Liban, et certaines figures politiques libanaises en tirent profit », a...
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