L'envoyée américaine Morgan Ortagus lors d'une réunion à Beyrouth le 5 avril 2025. Ibrahim Amro / AFP
Arrivée lundi soir à Beyrouth à la veille d'une nouvelle tournée auprès des autorités libanaises, l'envoyée spéciale adjointe des États-Unis pour le Moyen-Orient Morgan Ortagus a affirmé que le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem et son parti « ne représentent pas le peuple libanais ».
« Naïm Kassem et le Hezbollah ne représentent pas le peuple libanais. Ils représentent des forces étrangères. Ils représentent l'Iran », a affirmé Mme Ortagus à la presse lundi. Elle a ajouté que « les États-Unis tentent de renforcer l'État libanais, son gouvernement, ses institutions publiques et son armée ». « Nous voulons ce dont veulent le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, voire le président du Parlement Nabih Berry : un Liban fort, souverain et indépendant ».
Soutien à l'armée dans le désarmement
Washington, dit-elle, « ne veut pas que le Liban soit contrôlé par qui que ce soit à part son État et son peuple ». L'émissaire adjointe a aussi souligné que « les personnes qui aiment vraiment le Liban cherchent à renforcer l'État et ses institutions, non pas à le laisser détruire par des forces étrangères ». Morgan Ortagus a enfin précisé que son pays « aidera l'armée libanaise à développer et exécuter » le plan de désarmement du Hezbollah.
Ses propos sont intervenus quelques heures avant sa tournée avec l'émissaire Tom Barrack auprès des autorités libanaises. Celles-ci avaient approuvé début août la « feuille de route » présentée par M. Barrack qui prévoit le désarmement du parti chiite. Mais le Hezbollah ne semble pas prêt à coopérer. Lundi, son secrétaire général avait refusé que les armes de son parti soient retirées. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait salué le jour même les « efforts du Liban pour désarmer le Hezbollah » d’ici à la fin de l’année, proposant même de « réduire » la présence israélienne au Liban-Sud si ce désarmement était mis en œuvre.



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Ortagus n'a fait que mettre les points sur les "i" et vous pouvez être sur qu'elle, et tous les envoyés qui s'occupent du cas Libanais, connaissent tout, tout mais tout sur le Liban jusqu’à la pointure de pied de Qassem. La décision de changer la donne au Moyen Orient a été prise après le 09/11/2001. Il fallait juste attendre les circonstances. Ben Laden a donné le "LA" et Hassouna le "SOL" en passant par toutes les notes intermédiaires. La cacophonie s’achève et la symphonie s'installe enfin. Il fallait juste apprendre a jouer. Ils ne savent toujours pas le faire alors place au Maestro.
10 h 23, le 27 août 2025