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Politique - Diplomatie

Libération des détenus, retrait israélien, fin des attaques : Salam réitère les revendications du Liban devant des élus US

Darin LaHood a salué les « efforts du gouvernement libanais pour étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire. »

Libération des détenus, retrait israélien, fin des attaques : Salam réitère les revendications du Liban devant des élus US

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'entretenant avec les membres du Congrès américain Darin LaHood et Steve Cohen au Grand Sérail, le 25 août 2025. Photo @grandserail/X

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a reçu lundi au Grand Sérail deux membres du Congrès américain, les représentants Darin LaHood et Steve Cohen, accompagnés d’une délégation, devant lesquels il a réitéré les revendications du Liban pour faire respecter l'accord de trêve avec Israël, notamment la libération des détenus libanais en Israël et le retrait de l'armée israélienne des cinq positions qu'elle continue d'occuper au Sud. Le ministre des Finances Yassine Jaber a tenu un discours similaire lors d'une réunion avec la même délégation à son ministère.

Selon des informations publiées par le Grand Sérail sur X, les participants à cette réunion ont discuté des « efforts déployés par le Liban en vue de renforcer l’autorité de l’État, de mettre en œuvre des réformes clés et de maintenir la stabilité régionale ». La rencontre a également abordé le « soutien continu des États-Unis à l’armée libanaise et l’importance du renouvellement du mandat de la Force intérimaire de l'ONU au Liban-Sud », la Finul.

Nawaf Salam a dans ce cadre souligné la nécessité pour « Israël de respecter la souveraineté du Liban et de se retirer des derniers territoires libanais occupés, ce qui permettrait à l’armée de se déployer pleinement dans le Sud ». Il a également appelé à la « fin des hostilités israéliennes et à la libération des détenus, conditions indispensables au lancement d’un processus de reconstruction ». Il a réaffirmé que « l’armée libanaise représente l’ensemble des Libanais, et que son soutien et son renforcement demeurent une pierre angulaire de la sécurité et de la stabilité nationales ».

Israël occupe toujours cinq positions dans le sud du Liban, en violation de l’accord de cessez-le-feu. Israël attaque également presque quotidiennement le Liban-Sud, et plus rarement la Békaa ainsi que la banlieue sud de Beyrouth.

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M. LaHood, qui est d'origine libanaise, a pour sa part salué les « efforts du gouvernement libanais pour étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire et pour garantir que les armes restent exclusivement aux mains de l’État ». Il a également félicité les « réformes judiciaires et financières en cours, soulignant que ces mesures contribuent à restaurer la confiance internationale envers le Liban », rapporte le Grand Sérail. L'élu américain a insisté sur le « rôle crucial joué par l’armée libanaise dans le maintien de la sécurité et de la stabilité ».

Le 5 août, le gouvernement avait chargé l’armée libanaise de préparer un plan visant à désarmer tous les groupes armés — y compris le Hezbollah — d’ici la fin de l’année. En réaction, le 15 août, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a déclaré que le parti était prêt à une « confrontation » si un désarmement lui était imposé. Deux jours après la décision du 5 août, le gouvernement a approuvé la « feuille de route » de l’émissaire américain Tom Barrack, laquelle prévoit des mesures pour faire appliquer le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, après treize mois de guerre entre le Hezbollah et Israël. Le « plan Barrack », pour lequel l’émissaire américain devrait apporter en début de semaine les réponses israéliennes à l’occasion d’une nouvelle visite à Beyrouth, prévoit le désarmement des milices, des discussions avec la Syrie sur la démarcation des frontières et une série de réformes.

Les discussions au Grand Sérail ont également porté sur l’importance du renouvellement du mandat de la Finul, alors que de difficiles négociations se poursuivent dans les coulisses du Conseil de sécurité à l’approche d’un vote crucial sur la reconduction du mandat de la Force onusienne. Israël et les Etats-Unis estiment qu'elle et « inefficace », et s’opposent au maintien des Casques bleus, voire exigent que ce renouvellement d’un an soit le dernier. À l’inverse, le Liban et la France (porte-plume de Beyrouth) réclament plus de souplesse, estimant que la présence de la mission onusienne est devenue plus que jamais indispensable.

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« Le Liban a rempli ses obligations »

Accueillant la délégation au ministère des Finances, Yassine Jaber a lui aussi appelé les États-Unis et la communauté internationale à fournir des garanties sérieuses pour « assurer une stabilité durable aux habitants du Sud et à toutes les populations ciblées par les attaques israéliennes », selon un communiqué du ministère.

Le ministre, affilié au mouvement Amal, a assuré que les habitants des régions du Sud, de la Békaa et de la banlieue sud, trois zones à majorité chiite, « aspirent à une vie digne et ne souhaitent pas la guerre » et a déploré que « malgré l’accord de cessez-le-feu, Israël continue de violer les terres et l’espace aérien, d’attaquer, d’assassiner, de détruire, refuse de se retirer des zones occupées et empêche les habitants d’accéder à leurs maisons et à leurs moyens de subsistance, sans que personne ne l’en dissuade ». « Nous comprenons que la région traverse de grands changements, et je crois que le Liban a rempli ses obligations, mais les autres parties doivent aussi remplir les leurs », a-t-il encore lancé.

Il a également souligné que la stabilité était indispensable pour permettre la « construction de l’État » et relancer des projets comme l’exploration pétrolière des fonds marins situés au large des côtes libanaises, actuellement à l’arrêt malgré la résolution du litige frontalier entre le Liban et Israël en octobre 2022. Il a assuré que les députés du tandem chiite Amal-Hezbollah ne font pas obstacle aux réformes et figurent « parmi les premiers à soutenir un État capable de protéger son peuple et d’assurer sécurité et stabilité ».

Le ministre a également abordé avec ses interlocuteurs le dossier des réformes que le pays doit lancer pour bénéficier d’un programme d’assistance du Fonds monétaire international. Il a d’ailleurs tenu une autre réunion lundi avec le représentant du FMI au Liban, Frederico Lima, consacrée à ce dossier.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a reçu lundi au Grand Sérail deux membres du Congrès américain, les représentants Darin LaHood et Steve Cohen, accompagnés d’une délégation, devant lesquels il a réitéré les revendications du Liban pour faire respecter l'accord de trêve avec Israël, notamment la libération des détenus libanais en Israël et le retrait de l'armée israélienne des cinq positions qu'elle continue d'occuper au Sud. Le ministre des Finances Yassine Jaber a tenu un discours similaire lors d'une réunion avec la même délégation à son ministère.Selon des informations publiées par le Grand Sérail sur X, les participants à cette réunion ont discuté des « efforts déployés par le Liban en vue de renforcer l’autorité de l’État, de mettre en œuvre des réformes clés...
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