Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après une conférence de presse à Jérusalem, le 21 mai 2025. Photo REUTERS/Ronen Zvulun/Pool/File Photo
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué lundi les « efforts du Liban pour œuvrer au désarmement du Hezbollah » d’ici la fin 2025 et a proposé de réduire la présence israélienne au Liban si ce désarmement est mis en œuvre.
Dans un message publié sur X, le bureau du Premier ministre a indiqué qu’il reconnaît « le pas important franchi par le gouvernement libanais », le qualifiant d'« opportunité cruciale pour le Liban, pour retrouver sa souveraineté et rétablir l’autorité de ses institutions étatiques ».
Réduction progressive de la « présence » israélienne
« À la lumière de cette évolution importante, Israël est prêt à soutenir le Liban dans ses efforts pour désarmer le Hezbollah et à travailler ensemble pour un avenir plus sûr et stable pour les deux pays », ajoute le communiqué. « Si les forces armées libanaises prennent les mesures nécessaires pour mettre en œuvre le désarmement du Hezbollah, Israël prendra des mesures réciproques, notamment une réduction progressive de la présence de l’armée israélienne en coordination avec le mécanisme de sécurité dirigé par les États-Unis », précise le bureau de Netanyahu.
Un comité composé de représentants militaires américain, français, libanais, israélien et de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) est normalement chargé de faire respecter les modalités de l'accord de cessez-le-feu de fin novembre 2024, entré en vigueur après 13 mois de conflit entre le Hezbollah et l'armée israélienne. L'accord, cadré par la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité de l'ONU, comprend notamment le retrait israélien total du Liban-Sud, où l'armée israélienne continue d'occuper cinq positions et l'arrêt des attaques, tandis que le parti chiite doit avoir évacué la région au sud du Litani. En plus de son occupation continue en territoire libanais, l'armée israélienne poursuit ses frappes et tirs sur le Liban-Sud et, plus rarement, sur d'autres régions du pays comme la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. C'est pour tenter de faire respecter les modalités de la trêve que l'émissaire américain Tom Barrack est actuellement en tournée dans la région et est attendu lundi soir à Beyrouth.
Téhéran récidive
Après une nouvelle visite à Beyrouth, au cours de laquelle il a félicité le gouvernement de Nawaf Salam pour la décision prise le 5 août de désarmer les milices, dont le Hezbollah, il se trouvait dimanche à Tel-Aviv, où il a été reçu notamment par M. Netanyahu, pour discuter d'un arrêt des attaques israéliennes sur le Liban. M. Barrack a proposé une « feuille de route » pour faire respecter la trêve, qui avait été également approuvée à Beyrouth, le 7 août, et qui inclut un plan de désarmement ainsi que d'autres mesures comme des négociations avec la Syrie sur le tracé des frontières et une aide à l'armée libanaise.
Par ailleurs, du côté de Téhéran, l'opposition au désarmement du Hezbollah continue d'être exprimée par des responsables, le dernier en date étant le général de brigade Iraj Masjedi, coordinateur adjoint de la Force al-Qods du Corps des gardiens de la révolution iraniens. Ce dernier a estimé que le « plan américano-sioniste » pour le désarmement du Hezbollah « ne sera jamais mis en œuvre ». « Ni le peuple libanais ni la force de résistance du Hezbollah n'accepteront ce plan, et il ne se réalisera jamais », a déclaré le général Masjedi à la télévision iranienne, selon des propos rapportés par l'agence Irib. « La résistance est l'arme du peuple libanais pour défendre le territoire contre les agressions du régime sioniste », a-t-il souligné, affirmant que si la discussion « n'est pas nouvelle, elle ne sera mise en œuvre d'aucune façon. »
À plusieurs reprises depuis début août, des responsables iraniens ont critiqué le cabinet et sa volonté de désarmer le Hezbollah, que Téhéran soutient. Plusieurs de ces sorties ont été critiquées par le ministère libanais des Affaires étrangères qui avait dénoncé des « ingérences dans les affaires intérieurs libanaises, sans toutefois convoquer l'ambassadeur iranien à Beyrouth, Mojtaba Amani. Au cours d'une visite de l'émissaire iranien Ali Larijani au Liban, le 13 août, le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam avaient insisté sur le fait qu'il n'y aurait pas de retour en arrière sur le désarmement du Hezbollah, tandis que M. Larijani avait appelé à un « dialogue » entre les différentes parties.



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Que les Israéliens s'occupent de leurs affaires ! Leur objectif c'est de semer la zizanie, on l'a bien vu en Syrie ! Qui est encore assez naïf pour croire qu'ils nous veulent du bien? Le Liban figure sur la liste de leurs prochaines colonies.
20 h 49, le 25 août 2025