Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, le 15 août 2025. Al-Manar/REUTERS
Plusieurs députés souverainistes, dont l'ex-ministre de la Justice Achraf Rifi et autres personnalités politiques ont fait part mardi de leur intention de poursuivre en justice le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, pour ses propos récents qui « frôlent l’incitation à la guerre civile au Liban et attisent les tensions confessionnelles ».
Vendredi dernier, Naïm Kassem avait multiplié les menaces, affirmant que sa formation était prête à l'affrontement si le désarmement lui était imposé. Ces propos lui ont valu de nombreuses critiques de la part de plusieurs responsables politiques. Tempérant les propos de Kassem, le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, avait affirmé samedi que son parti n'est pas « dans une confrontation interne libanaise », mais que « les armes de la résistance ne peuvent être remises en temps d’occupation ».
À l’issue d'une réunion présidée par Achraf Rifi, qui s'est tenue à son domicile à Achrafieh en présence des députés Georges Okaïs, Camille Chamoun et Élie Khoury, de l'ex-député Eddy Abillama, ainsi que d'Élie Mahfoud, avocat proche des Forces libanaises et président du Mouvement du changement, les participants ont affirmé dans un communiqué qu’une plainte sera déposée contre Naïm Kassem auprès de la Cour de cassation. Celle-ci visera le numéro un du Hezbollah ainsi que « toute personne que l’enquête désignera, afin que les mesures judiciaires nécessaires soient prises à leur encontre », a précisé Élie Mahfoud dans un communiqué cité par l'Agence nationale d'information (ANI).
Alors que le parti chiite est sorti affaibli militairement face à Israël après la guerre de 2024, le gouvernement de Nawaf Salam s'est engagé à désarmer les milices au Liban, dont le Hezbollah. L'armée libanaise a été chargée début août d'élaborer un plan pour désarmer le parti chiite. Depuis leurs prises de fonctions, le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam se disent déterminés à consacrer l’indépendance du pouvoir judiciaire et le monopole de l’État sur les armes.
Vendredi dernier, Naïm Kassem avait multiplié les menaces, affirmant que sa formation était prête à l'affrontement si le désarmement lui était imposé. Ces propos lui ont valu de nombreuses critiques de la part de plusieurs responsables politiques. Tempérant les propos de Kassem, le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, avait affirmé samedi que son parti n'est pas « dans une confrontation interne libanaise », mais que « les armes de la résistance ne peuvent être remises en temps d’occupation ».
« Danger imminent »
« En ce moment décisif de l’histoire du Liban, au milieu de la plus grande opération de sauvetage et de libération de l’hégémonie iranienne qui a duré des décennies, pesé sur la République libanaise et infligé aux Libanais toutes sortes de répressions, d’assassinats et d’invasions, et alors qu’un mandat prometteur s’ouvre avec un président de la République résolument souverainiste, un Premier ministre courageux et un gouvernement qui a décidé de mettre fin à la situation anormale de la prolifération des armes à travers une organisation armée parrainée et dirigée par l’Iran, Naïm Kassem surgit avec une série de prises de positions et de déclarations dans lesquelles il menace l’ensemble du peuple libanais, exposant le pays et la population à un danger mortel », poursuit le texte. Les participants ont ainsi affirmé vouloir « recourir à la justice afin qu’elle agisse immédiatement contre l’intéressé, avant qu’il ne soit trop tard », estimant que « le silence ou la complaisance face aux agissements de Naïm Kassem et de son organisation armée exposerait les Libanais à un danger imminent ».
Il ne s'agit pas de la première démarche judiciaire du genre à l’encontre du numéro un de la formation pro-iranienne. Le 9 juillet, des activistes et journalistes hostiles au parti chiite avaient requis l’ouverture d’une information judiciaire à l'encontre du chef du Hezbollah devant le procureur général prés la Cour de cassation, Jamal Hajjar.




Nous préférons être infeodes à ceux qui triment pour nous sauver plutôt que de servir de serpillère à ceux qui nous détruisent, parce qu’on est fada de leurs alliés qui ont anéanti notre pays. Des hâbleurs qui défendent encore leurs tortionnaires et s’en vante à coup de commentaires à gerber.
10 h 57, le 20 août 2025