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Le Hezbollah acte son divorce avec le reste du Liban


Il aurait pu… Il aurait pu décider d’ouvrir une nouvelle page, de devenir un parti comme les autres, d’achever son processus – qui s’est souvent fait malgré lui – de libanisation et de faire de la défense des droits de la communauté chiite – surtout celui d’être mieux représentée – son principal combat dans l’arène politique. Il aurait pu prendre ses distances avec Téhéran, oublier ses rêves de grandeur à l’échelle régionale, reconnaître que sa stratégie l’a mené droit dans le mur et tenter, ne serait-ce que tenter, de se réinventer. Il aurait pu remercier ses combattants et ses partisans pour tous les sacrifices qu’ils ont dû faire par le passé, leur promettre qu’ils ne resteront pas vains et que la « Résistance » finira par triompher ; tout en leur faisant comprendre, dans le langage le plus feutré, que les temps ont changé et qu’il les protégera désormais par d’autres voies. Il aurait pu tout faire pour les sortir du terrible isolement – qui se traduit au mieux par de la méfiance, au pire par de la haine – dans lequel il les a empêtrés, tout faire pour réconcilier la communauté chiite avec son environnement libanais et arabe.

Il aurait pu demander pardon pour avoir entraîné le Liban dans une guerre absurde le 8 octobre 2023, pardon pour être allé combattre en Syrie pour sauver la peau d’un dictateur honni par sa propre population et encore pardon pour avoir tant de fois menacé de déclencher une guerre civile dans un pays encore traumatisé par celle qui n’a jamais réellement pris fin.

Il n’y a rien de plus grand, de plus fort et de plus noble que de reconnaître ses erreurs et de demander pardon. Peut-être cela n’aurait-il pas suffi. Peut-être que d’aucuns lui auraient demandé des comptes. Que vaut en effet le pardon en l’absence de justice ?

Et comment pourrait-il devenir comme les autres, se normaliser, quand son nom est associé à tous les assassinats politiques qui ont endeuillé le pays depuis vingt ans et à la double explosion au port de Beyrouth ?

Le chemin de la rédemption aurait été semé d’embûches : il aurait dû, quelque part, d’une certaine manière, se renier. Renoncer à être une milice avant d’être un parti, à son lien organique avec la République islamique, à être un État au-dessus d’un non-État, à jouer en permanence le « nous » contre « eux » et à utiliser, ou à menacer de le faire, ses armes comme un instrument au service de sa politique.

Il aurait pu y laisser sa peau. Mais il aurait eu une chance de s’en sortir et aurait au moins offert à sa communauté la perspective d’un autre lendemain. D’autres avant lui, au Liban et ailleurs, ont déposé leurs armes et revu entièrement leur politique sans pour autant disparaître.

Mais le Hezbollah est incapable de saisir cette opportunité. Incapable de saisir la main tendue par un président qui aura jusqu’au dernier moment tout fait, et au risque de sa propre popularité, pour ne pas le marginaliser. Incapable de comprendre que Joseph Aoun et Nawaf Salam sont son meilleur atout pour reconstruire le Sud et pour lui permettre de jouer un rôle de premier plan – même l’envoyé spécial américain Tom Barrack l’a suggéré ! – dans le Liban de demain.

À l’instar de son parrain iranien, qui refuse encore de renoncer à ses ambitions nucléaires après avoir pourtant subi une série de défaites particulièrement humiliantes, le Hezbollah préfère faire le dos rond, encaisser les coups, radicaliser sa base et miser sur le temps long, la seule carte qui lui reste. L’un comme l’autre n’ont aucun plan de sortie crédible sur le moyen terme. Mais l’un comme l’autre considèrent que faire des compromis importants, d’autant plus en situation de faiblesse, reviendrait à se suicider.

L’on pourrait rétorquer, arguments à l’appui, que le suicide consisterait au contraire à poursuivre dans la voie qui les a menés jusque là, mais rien n’y ferait de toute façon. Ni l’Iran ni le Hezbollah ne sont prêts à changer de logiciel et peut-être ne le seront-ils jamais.

Le Hezbollah n’a plus aucune marge de manœuvre politique. Il est dans une telle situation qu’il n’a même plus le luxe de menacer de démissionner. Non seulement il ne peut plus renverser le gouvernement, mais il peut encore moins en former ensuite un autre. Il a plus que jamais besoin de l’État, mais l’État lui est plus que jamais hostile. Dix-neuf des vingt-quatre ministres, en prenant en compte l’absence (probablement voulue) de Yassine Jaber et la situation particulière de Fadi Makki, ont voté jeudi la proposition américaine appelant notamment à son désarmement. Malgré ses menaces, ses cris d’orfraie, ses accusations de trahison et de complicité avec l’ennemi, le Hezbollah a perdu. Il a perdu et n’a rien pu y faire.

Même sur le plan de la rhétorique, il ne lui reste plus grand-chose. Il faut être d’une sacrée mauvaise foi ou d’une candeur inquiétante pour croire encore à ses arguments. Croire que les armes peuvent dissuader Israël d’intervenir alors qu’elles sont, au contraire, la cause de ses interventions ; penser qu’elles peuvent protéger le Liban et la communauté chiite alors qu’elles les mettent en danger ; croire que le gouvernement agit sur ordre de l’extérieur alors qu’il ne fait qu’entériner l’accord de Taëf, les résolutions 1559 et 1701, le cessez-le-feu signé en novembre dernier (et approuvé par le parti), le discours de prestation de serment du président de la République (pour lequel le Hezbollah a voté) ou encore la déclaration ministérielle du gouvernement (auquel le parti chiite a voulu absolument participer). La réalité est que le Conseil des ministres a pris une décision réclamée par la majorité des Libanais. Et cela le Hezbollah n’y peut rien.

Alors il peut dire, et il l’a déjà fait, que la « décision ne le concerne pas ». Il peut renouer avec les assassinats, les intimidations, les blocages de rues, et même risquer un affrontement direct avec l’armée. Pire encore, il peut, et il l’a déjà fait, acter son divorce avec le reste du Liban et entraîner Amal et toute la communauté chiite dans sa surenchère qui provoquera inévitablement à terme une guerre civile ou une partition, officielle ou non, du pays.

Il peut, in fine, garder ses armes, car personne n’est assez fou pour risquer une guerre sanglante afin de les lui arracher. Il peut même considérer comme un moindre mal le fait que le Liban, que ses hommes, que la communauté qu’il dit représenter se fassent bombarder encore pendant des années. Il peut survivre. Mais il n’a plus rien à offrir. Ses partisans réaliseront peut-être un jour qu’il a eu le choix et qu’il a fait celui de foncer, tête baissée, seul contre tous, vers le précipice. Dire qu’il aurait pu… 

Il aurait pu… Il aurait pu décider d’ouvrir une nouvelle page, de devenir un parti comme les autres, d’achever son processus – qui s’est souvent fait malgré lui – de libanisation et de faire de la défense des droits de la communauté chiite – surtout celui d’être mieux représentée – son principal combat dans l’arène politique. Il aurait pu prendre ses distances avec Téhéran, oublier ses rêves de grandeur à l’échelle régionale, reconnaître que sa stratégie l’a mené droit dans le mur et tenter, ne serait-ce que tenter, de se réinventer. Il aurait pu remercier ses combattants et ses partisans pour tous les sacrifices qu’ils ont dû faire par le passé, leur promettre qu’ils ne resteront pas vains et que la « Résistance » finira par triompher ; tout en leur faisant comprendre, dans le langage...
commentaires (30)

Une autre voie est de bâtir et promouvoir un narratif alternatif à celui du Hezb et de Amal. Le peuple chiite a subi un lavage de cerveau au Kärcher durant 45 ans. Mais il y a au Liban beaucoup de chiites très compétents, qui sont en opposition à la main-mise du Hezb, et qui sont encore en vie (Allah yerHam Lokman). C’est le moment pour eux de s’afficher, de mener le combat pour sortir la rue chiite de son marasme idéologique obscurantiste, et les ramener vers le Liban libre.

Alain

21 h 14, le 11 août 2025

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Commentaires (30)

  • Une autre voie est de bâtir et promouvoir un narratif alternatif à celui du Hezb et de Amal. Le peuple chiite a subi un lavage de cerveau au Kärcher durant 45 ans. Mais il y a au Liban beaucoup de chiites très compétents, qui sont en opposition à la main-mise du Hezb, et qui sont encore en vie (Allah yerHam Lokman). C’est le moment pour eux de s’afficher, de mener le combat pour sortir la rue chiite de son marasme idéologique obscurantiste, et les ramener vers le Liban libre.

    Alain

    21 h 14, le 11 août 2025

  • "Il peut, in fine, garder ses armes, car personne n’est assez fou pour risquer une guerre sanglante afin de les lui arracher. " Cela n'est pas dit, et rien n'est moins sûr. Si le Hezbollah entre maintenant dans le droit commun des bandes armées, la milice iranienne risque bel et bien de payer de plus en plus cher ses provocations.

    CODANI Didier

    12 h 24, le 11 août 2025

  • Les occasions manquées par ce parti prouvent qu’il n’est pas maître de son destin. Certains continuent de voir en lui le protecteur alors qu’il n’a plus de preuves à fournir quant à l’inutilité de ses armes puisqu’il n’arrive même plus à se protéger lui même. J’adore le commentaire qui s’est désigné spécialiste des statistiques en donnant des pourcentages sur les libanais qui sont pour et ceux contre ces vendus selon son penchant naturel pour les balivernes répétées par ses idoles. Inspirant!. Lançons donc un référendum pour avoir l’avis réel des libanais et ainsi faire taire les propagandi

    Sissi zayyat

    21 h 02, le 08 août 2025

  • Il aurait pu Il aurait du Mais il a chu .

    Sharkey Hoda

    19 h 08, le 08 août 2025

  • @Hitti arlette. Alors qu’ils comptent (selon quel recensement ?) "40/100 de la population" mais ne sont pas un bloc solidement soudé derrière le tandem, ni le seul Hezb. Le désarmement divise aussi cette communauté, et par un calcul absurde, on passe à une minorité qui le soutient encore, mais jusqu’où. Quant au soutien d’une partie des chrétiens au Hezb (qui a payé très cher son aventurisme), il relève de l’opportunisme électoral. Personne chez les chrétiens ne veut s’engager dans cette aventure guerrière. Le Liban rêve de stabilité et cela passe par les fourches caudines de M. Barrack.

    nabil

    18 h 41, le 08 août 2025

  • Ces armes quand elles ont été utilisées contre Israel, ont été utilisées "en appui à Gaza" selon les propres leaders de Hezballah. Leur utilisation a conduit à la pire crise humanitaire et aux pires destructions qu'a connu le pays. Le Hezballah est minoritaire. L'écrasante majorité des libanais était contre. Pourtant cette majorité est solidaire et reconstruira aux coté des sinistrés. Hezballah est défait. Le Liban Officiel aurait pu laisser le Hezballah seul mais pour la population du Sud l'a soutenu politiquement évitant une conclusion à la Gaza. Donc de grace évitons les leçons de morale

    Moi

    17 h 19, le 08 août 2025

  • Encore un article magistral d’Anthony!

    Akote De Laplak

    17 h 17, le 08 août 2025

  • Certains des commentaires prohezballah sont étonnants. Mais qui parle de dktats ou qui parle résistance face à Israel? Le désarmement Hezballah est une question interne libanaise : De police. On a une bande organisée, armée qui détient des armes. ces armes ont tué des libanais (prouvé), ces armes ont couvert des trafics (aussi prouvé), ces armes ont soutenu la dictature Assad qui ont tué des libanais (prouvé). Tout le reste ne sont que des pretextes pour justifier la continuité de la criminalité organisée dans le pays : De la libération des 5 points à la libération de la palestine.

    Moi

    17 h 08, le 08 août 2025

  • comme bashar avant eux, comme ben ali, comme ceausescu, comme stallin, comme tout ces tyrans qui pensaient que leur modele/famille survivra des siecles...ils seront emporte par l'histoire...ils ont tous mise sur le temps...alors que le temps est leur ennemi le plus redoutable....le debut de leur fin a ete le retrait d'israel en 2000...c'est quoi 25 ans dans l'histoire?? meme pas une virgule...ils auraient pu rendre les armes a ce moment la et tout les Libanais se seraient converti chiite, meme samir geagea...a la place, on a eu assasinats, guerre de 2006, guerre en syrie....l'epilogue est la

    Karim Ghantous

    16 h 04, le 08 août 2025

  • Il est essential que le gouvernement tiens bon et commence à se préparer à la phase qui viens après cette décision historique. Il n’ya pas de doute que le Hezbollah n’a aucune intention de remettre ses armes et qu’il fera tout par voie d’intimidations et autres manœuvres pour montrer qu’il est encore fort et capable d’imposer sa volonté sur le reste du pays en menaçant l’armée comme tous ceux qui sont opposées à sa politique destructive. Ils sont incapables de changer est c’est une conclusion plutôt triste mais réaliste. Encore une fois ils auraient pu…..mais il ont raté l’occasion!

    PT

    13 h 00, le 08 août 2025

  • This may be a boone for independent Chiites to find their footing and make their voices heard considering the ironclad hold and intimidation hezb has exercised on the whole Chiite poulation for decades.

    EL KHALIL ABDALLAH

    12 h 50, le 08 août 2025

  • Vous parlez de « libananisation » sans aucune mention de la mission de l’émissaire Tom Barrack venu nous dicter une ligne politique prise par Israël via les États Unis. Quant au “divorce acté avec le reste des Libanais », il concerne 40/100 de la population. Les 60/100 restants sont sont partagés entre la soumission à l’Arabie Saoudite ou l’isrelo-américaine. La libanisation relève de la pure fiction.

    Hitti arlette

    12 h 17, le 08 août 2025

  • Je vous lis avec plaisir.

    Hind Faddoul FAUCON

    12 h 01, le 08 août 2025

  • Un éditorial brillant comme très souvent. Le problème des armes de HB, c'est un problème religieux avec l'entité avant d'être politique. Il faut reconnaître que l'on n'est pas en Europe et que les massacres ethniques sont toujours d'actualités malheureusement.

    Dorfler lazare

    10 h 59, le 08 août 2025

  • Avoir une partie du sud Liban occupée cela ne vous empêche de dormir. Au lieu d’unir les énergies capables de libérer le pays vous préférez vivre sous occupation…. Ma foi, tout est envisageable. Et maintenant….. l’armée n’a pas les moyens de libérer la terre, elle assiste aux bombardements des sudistes sans réagir. Elle est même empêchée de déblayer une route fermée par l’armée israélienne…..alors que faire….

    Marie elise Loubic

    10 h 56, le 08 août 2025

  • Chère Chantou52 Bien sûr que cette nouvelle démocratie n est pas parfaite. Mais notre pays - et la possibilité de construire un état de droit- passe par des choix simples et clairs: l abandon par toutes les milices de leurs armes en faveur d une seule armée qui nous protège. Bien sûr que cette armée - pour le moment - ne peut rien faire contre Israël. Mais la présence des armes terroristes des barbus justifie leurs attaques. Aussi rappelez vous que ces armes sont réellement dirigées vers nous et vers les chiites valeureux dont lokman slim…dont les assassins ne sont nullement inquiétés

    Farandole

    10 h 26, le 08 août 2025

  • Comme toujours chez M. Samrani, l'écriture est alerte et au service d'une démonstration brillante. Une seule petite remarque, de pure forme : on divorce "d'avec" quelqu'un (et non pas "avec"). Le Hezbollah divorce donc d'avec le reste du Liban... Ce "d" apostrophe marque toute la différence. On se marie avec quelqu'un. On divorce d'avec cette personne.

    Zoulou

    09 h 54, le 08 août 2025

  • Excellent article comme d'habitude. Bravo. Il y'a toujours une grande responsabilité des chiites Amal et Berri de vouloir suivres les iraniens et le Hezb. Le fait qu'ils se tiennent à côté du Hezb et n'ont pas le courage de leur faire face ,ils devraient prendre une grande part de la responsabilité.

    Ma Realite

    08 h 58, le 08 août 2025

  • « Il aurait pu décider (…) de devenir un parti comme les autres ». Non, il ne le pouvait pas – et Aoun aurait dû le comprendre plus tôt, au lieu de « dialoguer ». La guerre est son fond de commerce et ses armes sa force. Les FL ont pu le faire car elles étaient un mouvement de résistance au service du Liban et donc, pour elles, l’intérêt du pays primait. Le Hezbollah, lui, n’a rien à voir avec le Liban. En 2006, HN avait été très clair : « Le Hezbollah ne se bat pas pour le Liban !» . Il a aussi dit le contraire, mais tous ses actes montrent laquelle de ses affirmations doit être crue.

    Yves Prevost

    08 h 25, le 08 août 2025

  • Tout à fait logique. Le seul problème c’est que la milice n’a pas le pouvoir de décision. L’Iran vient de nous le rappeler. Le malheur des chiites est un dommage collatéral pour les barbus persans. Autrement on ne comprendrait pas les motifs de la guerre stupide pour soutenir le hamas, ce même hamas qu’on a joyeusement massacré en Syrie ! Le hezbollah est totalement téléguidé par l’Iran. Mourir pour la cause, voilà la victoire divine. Comment convaincre ces illuminés que le temps de gloire est terminé. Finalement le conseil des ministres va sauver nos concitoyens chiites malgré eux.

    Goraieb Nada

    08 h 22, le 08 août 2025

  • 1. Il n y a pas de divorce avec les Libanais car il est marié aux iraniens. Tant que il ne divorcera pas des iraniens, ... Pas d espoir..2. Il joue la carte de ses maîtres càd le temps... Il parie sur un changement d'ici un an aux US avec les midterm élections ou en Israël et une lassitude à l egard de Bibi...

    Nad

    08 h 22, le 08 août 2025

  • Tres juste et desolant….mais aussi tres inquietant! Merci Mr Samrani! Vous restez fidele a vous meme : lucide et desabusé…

    Madi- Skaff josyan

    08 h 19, le 08 août 2025

  • Que le Hezbollah acte son divorce avec le reste du Liban est préférable et souhaitable car il est impossible de vivre avec lui. Mais le divorce ne sera pas à l’amiable et coûtera très cher au grand Liban.

    Achkar Carlos

    07 h 15, le 08 août 2025

  • Mr. Samrani, derrière la doctrine anti sioniste du Hizbollah se trouvent des millions de Libanais de tous bords. Souvenez-vous de la "Harakeh Wataniyeh" de Kamal Jumblatt. Il y a toute une "gauche Jacobine" qui est representative de l'anti système traditionnel qui mène le pays à un conflit interne quasi certain. Guarre aux conclusions hâtives.

    Raed Habib

    07 h 02, le 08 août 2025

  • A suivre: Le seul problème c’est qu’il a été suivi par 90% des délaissés chiites qui ont cru que ce parti de Dieu va leur rendre leur valeur et leur dignité au près du reste du peuple libanais. C’est le contraire qui s’est produit ce qui mènera le pays à sa perte.

    Achkar Carlos

    06 h 57, le 08 août 2025

  • Le Hezbollah n’a pas été marié avec le Liban pour acter son divorce. Il est né iranien et restera iranien.

    Achkar Carlos

    06 h 45, le 08 août 2025

  • Quelqu’un pourrait proposer cet article aux décideurs du Liban officiel : https://www.lorientlejour.com/article/1472757/accord-entre-le-champ-israelien-leviathan-et-le-caire-pour-fournir-35-milliards-de-dollars-de-gaz-naturel-a-legypte.html Nous Phéniciens, Arabes, le business est notre fort. Si on abandonne un peu l’idéologie ambiante pour vendre du gaz. Ça nous épargne l’humiliation de l’aide internationale, les propositions du FMI, et autres béquilles pour marcher vers la prospérité. Mais le gaz s’est évaporé avant de l’extraire, et qu’on n’avait rien à vendre, et que tout est promesse.

    nabil

    03 h 11, le 08 août 2025

  • ""MÊME SUR LE PLAN DE LA RHÉTORIQUE, IL NE LUI RESTE PLUS GRAND-CHOSE. IL FAUT ÊTRE D’UNE SACRÉE MAUVAISE FOI OU D’UNE CANDEUR INQUIÉTANTE POUR CROIRE ENCORE À SES ARGUMENTS."" Si, si, il lui reste le thème très mobilisateur, non pas les fermes de Chebaa, mais la libération de la Palestine occupée. À ça, tous les révolutionnaires dont un des plus célèbres récemment disparu, voyait plus clair malgré la poudre aux yeux. Mais si, le Hezb national se prétendait mouvement de libération et qu’il prépare son retour, et j'attends voir comment le désarmement se fera par le dialogue ! Patience donc.

    nabil

    02 h 52, le 08 août 2025

  • Excellent éditorial Plutôt qu’une occasion manquée ,cela ressemble plutôt à un avis de décès Tant pis! Merci Anthony

    Paul SIDANI

    01 h 38, le 08 août 2025

  • Certains voir beaucoup peuvent aussi dire merci à Israël .a la turquie et au front annousra et bien sûr aux États Unis pour cette jubilation !!! Et après? Est ce la main mise israélienne et la nouvelle « democratie »qui fait ses preuves a soaida et lataquieh sans parler des églises de damas qui vous rassurent ?

    Chantou 52

    00 h 37, le 08 août 2025

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