L'émissaire américain Tom Barrack lors de sa rencontre avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam, le 7 juillet 2025. Photo Ibrahim Amro/AFP
L’émissaire américain Tom Barrack a affirmé mercredi que Washington était prêt à mener une médiation entre Israël et le Liban si ce dernier « s'engage au désarmement du Hezbollah d'ici fin 2025 ».
Mardi, le gouvernement de Nawaf Salam a fixé à la fin de l'année le délai pour récupérer le monopole sur les armes dans le pays, et donc désarmer le parti chiite et d'autres groupes armés. Cette décision a été saluée par de nombreux détracteurs du Hezbollah. Ce dernier a toutefois refusé tout calendrier de désarmement tant que « l'agression israélienne » contre le Liban se poursuit, en dépit du cessez-le-feu conclu en novembre, affirmant qu'il fera comme si cette décision « n'existait pas ».
« Une seule armée »
« Les États-Unis sont prêts à jouer le rôle de médiateur avec Israël, à une seule condition : que le gouvernement libanais déclare explicitement qu’il ne peut y avoir qu’une seule armée au Liban, et qu’il s’engage à un plan de désarmement du Hezbollah d’ici la fin de l’année », a indiqué l'envoyé américain lors d’une rencontre avec des journalistes. Il a aussi affirmé que « l’Amérique ne viendra pas déployer des Marines sur le terrain pour faire ce travail à la place de l’État libanais », notant que « ce n’est pas l’objectif de (Donald) Trump, ni la mission de qui que ce soit ». « Les pays du Golfe ont dit : 'Si vous prenez ces mesures, nous viendrons dans le sud du Liban, nous financerons une zone industrielle, des opérations de reconstruction et la création d’emplois. Ce sera le point de départ de tout ce qui suivra' », a-t-il encore souligné.
Depuis le début du mandat du président Joseph Aoun, et dans la foulée de la récente guerre entre Israël et le Hezbollah, les autorités libanaises réclament le monopole de l’État sur les armes. Un Conseil des ministres devrait se tenir jeudi pour discuter de la feuille de route américaine remise aux autorités libanaises par l’envoyé des Etats-Unis, Tom Barrack, qui a effectué plusieurs déplacements à Beyrouth dernièrement afin de presser cette mesure. On ignore encore si les ministres du tandem chiite assisteront à cette réunion ou pas.



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Je lis aujourd'hui dans l'OLJ : "HRW accuse Israël d’avoir commis « des crimes de guerre » en vandalisant des écoles au Liban-Sud" "Israël poursuit l'escalade : au moins sept morts en moins de 24 heures". Ils font confiance à la bonne foi de Barrack et aux bons sentiments de Nethaniaou ?
21 h 09, le 07 août 2025