Vue sur Zaitunay Bay dans le quartier de Aïn el-Mreissé à Beyrouth, le 7 juillet 2025. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Après l’inclusion du Liban sur la liste de l’Union européenne (UE) des juridictions à haut risque en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme le 9 juillet, le renforcement des mesures contre le pays entre en vigueur à partir du 5 août. Dans ce cadre, les entités de l'UE couvertes par le cadre de lutte contre le blanchiment d'argent seront tenues de faire preuve d'une vigilance accrue dans les transactions impliquant les pays inclus sur ce qui est aussi appelé la « liste noire ».
Par conséquent, les banques seront tenues d'examiner attentivement les relations d'affaires et les transactions impliquant des pays tiers à haut risque, à l’instar du Liban, par le biais de vérifications et de mesures de contrôle accrues. Par exemple, elles doivent obtenir des informations supplémentaires sur le client et le bénéficiaire effectif, la nature de la relation d'affaires, l'origine des fonds et de la richesse du client et du bénéficiaire effectif, et les raisons des transactions envisagées ou effectuées. L'approbation de la direction générale sera également nécessaire pour établir ou poursuivre la relation d'affaires.
Tout comme le Liban, l’Algérie, l’Angola, la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Laos, Monaco, la Namibie, le Népal et le Venezuela ont été ajoutés à cette liste, tandis que la Barbade, Gibraltar, la Jamaïque, le Panama, les Philippines, le Sénégal, l’Ouganda et les Émirats arabes unis en ont été retirés.
Concrètement, cette annonce n’aura « pas plus d’effets négatifs sur le Liban par rapport à ceux déjà imposés par son inclusion sur la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI), regroupant les pays jugés insuffisamment coopératifs dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », indiquait en juin l’avocat fiscaliste Karim Daher.
Le GAFI avait placé le Liban sous surveillance renforcée le 25 octobre 2024, le pays s'étant engagé à résoudre rapidement les déficiences stratégiques identifiées dans les délais convenus, afin d’éviter d’être inclus dans la « liste noire » des pays non coopératifs, à la suite de quoi il pourrait être exclu du système financier mondial.
L’actualisation de cette liste européenne « tient compte des travaux du GAFI », et « en particulier de sa liste de « juridictions faisant l'objet d'une surveillance accrue », précisait le communiqué publié par la Commission européenne en juin. Et d’ajouter : « En tant que membre fondateur du GAFI, la commission est étroitement associée au suivi des progrès réalisés par les juridictions figurant sur la liste, en les aidant à mettre pleinement en œuvre leurs plans d'action respectifs convenus avec le GAFI. L'alignement sur le GAFI est important pour respecter l'engagement de l'UE à promouvoir et à la mise en œuvre des normes mondiales. »



Oui les banques examineront avec attention la provenance de l’argent, comme elles l’ont fait pendant des années avec les pilleurs libanais de leur propre pays. De qui on se moque. Que ces banques révèlent déjà les noms de tous ces voleurs pour ne pas être accusées de « receleurs » avec les sanctions à l’appui, une fois le pot aux roses découvert.
14 h 06, le 05 août 2025