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Moyen-Orient - Dans La Presse

Vague d’incendies et d’explosions en Iran : Téhéran pointe du doigt Israël

Trois responsables iraniens ont confié au New York Times qu’ils considèrent les explosions comme des actes de sabotage imputables à Israël, un soupçon partagé par un responsable européen

Vague d’incendies et d’explosions en Iran : Téhéran pointe du doigt Israël

Des troupes iraniennes défilent le 22 septembre 1994 à Téhéran, devant le président iranien Ali Akbar Achemi-Rafsandjani et des responsables des forces armées iraniennes lors des célébrations marquant le 15e anniversaire du début de la guerre Iran-Irak. AFP

Au cours des deux dernières semaines, une vague inhabituelle d’incendies et d’explosions en apparence aléatoires à travers l’Iran a ravivé les spéculations sur une possible implication israélienne, rapporte le New York Times. Ces incidents, survenus de manière quasi quotidienne, ont endommagé des infrastructures variées, allant de raffineries de pétrole majeures à des immeubles résidentiels, en passant par une autoroute près d’un grand aéroport.

Trois responsables iraniens, dont un membre des gardiens de la révolution islamique, ont confié au NYT qu’ils considèrent ces événements comme des actes de sabotage directement menés par Tel-Aviv. Un responsable européen a corroboré cette version des faits, estimant que les récents développements correspondent aux méthodes israéliennes en matière de guerre psychologique et de ciblage stratégique.

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Ces soupçons s’appuient notamment sur l'habitude d'Israël de mener des opérations secrètes sur le sol iranien : explosions, assassinats ciblés de scientifiques et de militaires, ou encore des sabotages d’installations nucléaires. En juin dernier, le directeur du Mossad, l’agence de renseignement israélienne, avait déclaré que « nous (les Israéliens) serons là, comme nous l’avons toujours été », laissant entendre que les opérations se poursuivraient en Iran, même après la fin de la guerre de douze jours.

Les décombres laissés par une récente explosion dans un immeuble résidentiel de Qom étaient si étendus qu’aucun bâtiment du bloc avoisinant n’a été épargné. Selon les responsables iraniens cités par le journal américain, un appartement aurait été loué par des agents qui auraient volontairement provoqué la déflagration en ouvrant le gaz des appareils de cuisine avant de quitter les lieux. Une autre cible visée aurait été un complexe abritant des employés du pouvoir judiciaire. D’après les autorités, cette attaque visait vraisemblablement à intimider les juges et procureurs qui y résidaient, un message direct selon lequel ils pourraient eux aussi être pris pour cible — une tactique similaire à celles qu’Israël aurait menées par le passé contre des scientifiques iraniens.

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Les autorités iraniennes continuent toutefois de minimiser la portée de ces événements. La plupart des incendies seraient dus à des accidents domestiques, notamment des fuites de gaz. Le directeur des services d’incendie et de sécurité de Téhéran, Ghodratollah Mohammadi, a ainsi évoqué l’« usure des équipements », l’utilisation « d’appareils à gaz de mauvaise qualité » et le « non-respect des règles de sécurité » pour expliquer ces incidents. Une tentative, parmi d’autres, des autorités pour éviter un climat de panique au sein de la population, dans un contexte de fragilité militaire accrue depuis la récente guerre.

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Malgré ces efforts de communication, la multiplication des explosions alimente une anxiété croissante. Omid Memarian, chercheur dans un centre d’analyse des politiques étrangères basé à Washington, estime que « l’historique des dissimulations du gouvernement iranien et son manque de transparence n’ont fait qu’aggraver la peur et la méfiance du public ».

Ces incidents surviennent alors que le climat de suspicion reste élevé après la mort jugée mystérieuse du général Gholamhossein Gheybparvar, haut commandant des gardiens de la révolution. Officiellement, sa disparition a été attribuée à une détérioration d'anciennes blessures. Cet événement n’a fait qu'aggraver la défiance populaire. Un avertissement repris par le responsable politique conservateur Mahdi Mohammadi, qui a déclaré : « Nous ne sommes même pas dans un cessez-le-feu : nous vivons une suspension fragile, qui peut à tout moment voler en éclats et nous replonger dans la guerre. »

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mercredi dans un entretien accordé à la chaîne qatarie al-Jazeera, que son pays était « pleinement prêt à toute nouvelle offensive militaire israélienne ».

Au cours des deux dernières semaines, une vague inhabituelle d’incendies et d’explosions en apparence aléatoires à travers l’Iran a ravivé les spéculations sur une possible implication israélienne, rapporte le New York Times. Ces incidents, survenus de manière quasi quotidienne, ont endommagé des infrastructures variées, allant de raffineries de pétrole majeures à des immeubles résidentiels, en passant par une autoroute près d’un grand aéroport.Trois responsables iraniens, dont un membre des gardiens de la révolution islamique, ont confié au NYT qu’ils considèrent ces événements comme des actes de sabotage directement menés par Tel-Aviv. Un responsable européen a corroboré cette version des faits, estimant que les récents développements correspondent aux méthodes israéliennes en matière de guerre...
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Lever le doigt c’était avant….maintenant ? Ça pointe du doigt…. Bientôt, il sera …( auto censuré)

LE FRANCOPHONE

23 h 11, le 23 juillet 2025

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Commentaires (1)

  • Lever le doigt c’était avant….maintenant ? Ça pointe du doigt…. Bientôt, il sera …( auto censuré)

    LE FRANCOPHONE

    23 h 11, le 23 juillet 2025

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