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Économie - Banque Du Liban

Réformes bancaires : Karim Souhaid poursuit des consultations techniques à Paris et à Washington


Réformes bancaires : Karim Souhaid poursuit des consultations techniques à Paris et à Washington

Le gouverneur de la BDL, Karim Souhaid. Photo DR

Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Karim Souhaid, a achevé des consultations techniques de haut niveau à Paris et à Washington, portant sur le processus de réformes structurelles du secteur bancaire libanais, ainsi que sur les moyens de les appuyer sur les plans législatif et exécutif, dans un cadre temporel défini et en fonction des capacités disponibles, indique la BDL dans un communiqué. Elle n'a toutefois pas indiqué les dates auxquelles ces réunions ont eu lieu.

À Paris, « Karim Souhaid a tenu une réunion avec des hauts responsables du Trésor français, consacrée à l’examen des critères techniques nécessaires à l’élaboration d’une feuille de route pour la restructuration du secteur bancaire », note le texte, en ajoutant que « (celle-ci) devra être coordonnée au niveau national et permettre un traitement progressif des droits des déposants ».

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Plus de deux mois après sa transmission au Parlement, le projet de loi sur la réforme et la réorganisation du secteur bancaire - pour amorcer la restructuration d’un système en faillite - demeure à l’arrêt. Le blocage se cristallise aujourd'hui autour de l’article 5 du projet, relatif à la composition de la future Haute Autorité bancaire (HAB) censée piloter la restructuration des établissements en difficulté – qu’il s’agisse de recapitalisation, de fusion ou de liquidation –, objet d’un affrontement feutré mais persistant entre le gouvernement et la banque centrale.

À Washington, le gouverneur a participé à un « programme exécutif au siège du Fonds monétaire international (FMI) incluant des sessions sur la gouvernance, les politiques monétaires, la gestion des crises et le contrôle des flux de capitaux », précise ce même texte. M. Souhaid a également tenu des réunions de coordination avec l’équipe du FMI chargée du dossier libanais, ainsi qu’avec le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale. Les discussions ont porté sur « l’élaboration d’une feuille de route préliminaire pour réformer le secteur bancaire et rétablir la confiance dans le système financier ».

Après qu'un accord-cadre avec le FMI est devenu obsolète, plus de trois ans après sa signature, le Liban a officiellement repris le 30 mai ses négociations avec le Fonds afin d’essayer d’obtenir un nouveau programme d’assistance financière. En mission au Liban entre le 28 mai et le 5 juin derniers, une délégation du FMI s’était heurtée à la lenteur persistante du processus de restructuration du secteur bancaire et à une inertie comparable en matière de réformes fiscales et budgétaires. Le FMI avait par ailleurs tiré la sonnette d’alarme sur l’archaïsme du système fiscal libanais, estimant que ce système est profondément inégalitaire.

Retirer le Liban de la « liste grise »

Toujours selon le communiqué de la BDL, le gouverneur a mené des consultations avec des responsables du département du Trésor américain, notamment ceux en charge de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les échanges se sont concentrés sur « les mesures requises pour répondre aux observations formulées par le Groupe d’action financière (GAFI), dans le but de retirer le Liban de la 'liste grise' ». « Les consultations ont également porté sur les mesures nécessaires à la protection du secteur financier, notamment ses relations avec les banques correspondantes aux États-Unis, face aux risques posés par des associations interdites », conclut le texte.

Pour rappel

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Pour rappel, la Commission européenne avait placé le 11 juin le Liban sur sa liste de « juridictions à haut risque présentant des carences stratégiques dans leurs régimes nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », aussi connue comme sa « liste noire ». Cela a eu lieu après que le GAFI ait placé le Liban sous surveillance renforcée le 25 octobre 2024, ce dernier s'étant engagé à résoudre rapidement les déficiences stratégiques identifiées dans les délais convenus, afin d’éviter d’être inclus dans la « liste noire » des pays non coopératifs, à la suite de quoi il pourrait être exclu du système financier mondial.

Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Karim Souhaid, a achevé des consultations techniques de haut niveau à Paris et à Washington, portant sur le processus de réformes structurelles du secteur bancaire libanais, ainsi que sur les moyens de les appuyer sur les plans législatif et exécutif, dans un cadre temporel défini et en fonction des capacités disponibles, indique la BDL dans un communiqué. Elle n'a toutefois pas indiqué les dates auxquelles ces réunions ont eu lieu.À Paris, « Karim Souhaid a tenu une réunion avec des hauts responsables du Trésor français, consacrée à l’examen des critères techniques nécessaires à l’élaboration d’une feuille de route pour la restructuration du secteur bancaire », note le texte, en ajoutant que « (celle-ci) devra être coordonnée au niveau national et permettre un...
commentaires (1)

Si M. Souhaid pouvait par la même occasion convaincre ces pays de l’aider à identifier les comptes louches sous des prête-noms afin de pouvoir juger leurs propriétaires et restituer les sommes volées au pays et aux déposants qui vivent dans la dèche à cause de leur boulimie, cette maladie connue pour la capacité à engloutir tout et n’importe quoi pour ensuite les recracher. Ce moment est venu.

Sissi zayyat

12 h 22, le 02 juillet 2025

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Commentaires (1)

  • Si M. Souhaid pouvait par la même occasion convaincre ces pays de l’aider à identifier les comptes louches sous des prête-noms afin de pouvoir juger leurs propriétaires et restituer les sommes volées au pays et aux déposants qui vivent dans la dèche à cause de leur boulimie, cette maladie connue pour la capacité à engloutir tout et n’importe quoi pour ensuite les recracher. Ce moment est venu.

    Sissi zayyat

    12 h 22, le 02 juillet 2025

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