Le quartier de Aïn Mreissé, où sont situés plusieurs grands hôtels de Beyrouth, le 11 juin 2025. Photo Philippe Hage Boutros.
Après l'annonce d'une trêve entre Israël et l'Iran, le président du syndicat des hôteliers, Pierre Achkar, a indiqué mardi que « le succès effectif du cessez-le-feu pourrait ouvrir la voie à une reprise rapide de l'activité du secteur touristique », lors d'un entretien avec le site Leb Economy.
Il a toutefois relevé qu'il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences de cette évolution, soulignant que « la situation reste dans une phase d’observation, car il est possible que cet accord soit violé », tout en estimant que « la situation pourrait, de manière générale, être meilleure qu’auparavant ».
Pierre Achkar a avancé lors de cet entretien que les touristes ayant déjà réservé leurs voyages au Liban ou ayant pris des décisions préalables à ce sujet « ne modifieront pas immédiatement leurs plans, mais attendront que le tableau, notamment sécuritaire, soit entièrement clarifié », tout en ajoutant que « la coïncidence entre l’annonce du cessez-le-feu et le ciblage d’un véhicule (par l'armée israélienne) à l’intérieur du territoire libanais jette une ombre négative sur l’image globale ».
Peu après l'annonce du cessez-le-feu, un drone israélien a en effet tiré deux missiles sur une voiture dans la région de Kfar Dajjal, dans le caza de Nabatiyé, selon notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah, tuant au moins trois personnes, un père et de ses deux fils.
Vendredi, le président des organismes économiques, Mohammad Choucair, avait estimé que le Liban pouvait encore sauver la saison estivale si la guerre régionale venait à s'arrêter rapidement.
Le lendemain du déclenchement des hostilités, Pierre Achkar avait regretté que « les attentes ne sont plus du tout ce qu’elles étaient il y a une semaine ou dix jours », alors que la saison estivale s'annonçait au Liban « comme une fête ».



Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre
Ce n'est pas du tout mon expérience:-( je reviens du Liban nord , tout y est calme et beau ! Il est quand évident que la guerre provoque des conséquences économiques desastreuses pour les familles et les entreprises qui apportent du travail aux personnes et donc des salaires, et permet de soigner les plus vulnérables. Arrêtons de diaboliser l'argent ; on a tous besoin de vivre . Et les Libanais sont un exemple pour nous
10 h 23, le 25 juin 2025