La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas (2e à gauche), écoute le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar (à droite), s’exprimer lors d’une visite au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, le 24 mars 2025. Photo AFP/ Menahem Kahana.
La France et Israël ont pour « objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire », a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.
Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et « un dialogue plus intense » avec les Etats-Unis.
Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. « Nous n'excluons pas la voie diplomatique », a-t-il dit. Les Iraniens « ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait », a-t-il dit. Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, « une confrontation militaire » serait « presque inévitable ».
L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne. « Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils », a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.
Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas. Il a en outre assuré que son gouvernement était « engagé à faire libérer tous les otages ». Il a balayé l'idée que celui-ci « sacrifiait » les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.
Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « sacrifier » les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien. La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.
Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah « se réarmer ». « Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban », a-t-il assuré. « C'est peut-être prématuré du point de vue libanais », a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations « sur certaines problématiques ». « Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière », a-t-il dit.
Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir « un dialogue continu » avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu « prochainement ».
La France et Israël ont pour « objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire », a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et « un dialogue plus intense » avec les Etats-Unis.Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. « Nous n'excluons pas la voie diplomatique », a-t-il dit. Les Iraniens « ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne...


Désarmement du Hezbollah : négocier avec l’Iran est-il réaliste ?