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Société - Massacres En Syrie

Au moins 8.500 nouveaux réfugiés syriens sont arrivés au Liban, selon les autorités libanaises et le HCR

Le gouverneur du Liban-Nord a annoncé la formation d'un comité restreint chargé de « réagir rapidement pour aider les personnes déplacées ».

Au moins 8.500 nouveaux réfugiés syriens sont arrivés au Liban, selon les autorités libanaises et le HCR

Cliché de la réunion de l'unité de gestion des risques de catastrophes du gouvernement libanais du 12 mars 2025 à Tripoli. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak

Le gouverneur du Liban-Nord, le juge Ramzi Nohra, a présidé mercredi à Tripoli une réunion de l'unité de gestion des risques de catastrophes pour étudier les répercussions de la récente vague de réfugiés syriens dans le nord du Liban causée par les violents affrontements récemment survenus sur le littoral syrien.

Selon les premières informations issues de cette réunion, quelque 8.500 personnes (1 791 familles, dont 63 familles libanaises qui résidaient en Syrie) sont arrivées en provenance de Syrie dans le nord du Liban. Les premières estimations indiquent que cette nouvelle vague de réfugiés s'est concentrée dans 17 localités du gouvernorat du Akkar. D'autres villes du gouvernorat du Liban-Nord, notamment Tripoli, Koura et Zghorta, ont également accueilli de nouveaux arrivants, mais en moindre quantité (environ 2 000), le nombre exact d'arrivées étant encore en cours d'examen.

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Cette réunion s'est tenue en présence de plusieurs élus locaux et dignitaires religieux de la ville, des officiers de l’armée libanaise, ainsi que des responsables du Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). Son but affiché était de « réagir rapidement pour aider les personnes déplacées, leur fournir un abri et répondre à leurs besoins de base, tout en examinant leurs conditions de sécurité, sociales et sanitaires », indique un communiqué publié à l'issue de la réunion relayé par l’Agence nationale d’informations (Ani, officielle).

Au moins 1.383 victimes civiles en Syrie

Depuis le 6 mars dernier, plusieurs milliers de Syriens ont traversé illégalement la frontière libano-syrienne pour se réfugier dans le Akkar et au Liban-Nord, fuyant des massacres dans l’Ouest syrien perpétrés par des combattants proches des nouvelles autorités syriennes, dont l'Armée nationale syrienne (ANS, pro-turque), ayant fait plus de 1.383 victimes civiles, dont une majorité d’alaouites, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Ces exactions ont eu lieu en marge d'une offensive menée par des résidus du régime syrien déchu contre les forces de sécurité du gouvernement par intérim de Damas. Ces affrontements ont fait plus de 400 morts dans les rangs des forces de sécurité et près de 150 morts parmi les combattants de ces forces loyalistes, toujours d'après l'OSDH.

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Par ailleurs, l'unité de gestion des risques de catastrophes a fait état d'environ 89.400 arrivées en provenance de Syrie - dont 20 000 rapatriés libanais - dans le gouvernorat de Baalbeck, au nord de la Békaa, depuis décembre 2024. Fin février 2025, le HCR a estimé que quelque 300.000 Syriens sont rentrés en Syrie depuis les pays voisins depuis le début du mois de décembre 2024.

La réunion a également convenu de former un « comité restreint » pour suivre l’évolution de la situation sur le terrain et continuer le recensement devant déterminer le nombre de réfugiés récemment arrivés au Liban. « L'enquête comptable doit permettre d’évaluer la quantité d’assistance humanitaire, sociale et sanitaire nécessaire en fonction des capacités disponibles et en coordination avec les organisations internationales concernées », précise le communiqué. La Croix-Rouge libanaise a quant à elle déjà annoncé qu’elle commencera à distribuer de l'aide aux familles de réfugiés dès ce mercredi.

Incident contenu à Tripoli

Si la chute du régime Assad, le 8 décembre 2024 n’a pas provoqué de heurts, notamment entre les deux quartiers de Tripoli de Jabal Mohsen, le principal fief alaouite du Liban, et son voisin, majoritairement sunnite, de Bab el-Tebbané, l’arrivée par milliers de réfugiés alaouites au Liban-Nord font craindre de nouveaux affrontements sectaires aux autorités libanaises.

Dimanche dernier, l’armée libanaise a déployé une unité dans la rue de Syrie, séparant les deux quartiers, après que des tensions et des coups de feu ont éclaté dans la zone à la suite d’une agression au couteau d’un mineur par un jeune homme de Jabal Mohsen, identifié à tort initialement comme un ressortissant syrien, selon le site al-Nashra.

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À la suite de cet incident, le Conseil islamique alaouite a publié un communiqué dans lequel il appelle au maintien de « la paix civile, de la stabilité et de la sécurité » et indique avoir convaincu l’agresseur présumé de se rendre aux autorités ». L’institution religieuse a également fait part de sa « pleine confiance dans les services de sécurité de l’État pour faire leur devoir en toute transparence et révéler les circonstances de l'incident », cite le communiqué.

Le gouverneur du Liban-Nord, le juge Ramzi Nohra, a présidé mercredi à Tripoli une réunion de l'unité de gestion des risques de catastrophes pour étudier les répercussions de la récente vague de réfugiés syriens dans le nord du Liban causée par les violents affrontements récemment survenus sur le littoral syrien.Selon les premières informations issues de cette réunion, quelque 8.500 personnes (1 791 familles, dont 63 familles libanaises qui résidaient en Syrie) sont arrivées en provenance de Syrie dans le nord du Liban. Les premières estimations indiquent que cette nouvelle vague de réfugiés s'est concentrée dans 17 localités du gouvernorat du Akkar. D'autres villes du gouvernorat du Liban-Nord, notamment Tripoli, Koura et Zghorta, ont également accueilli de nouveaux arrivants, mais en moindre quantité...
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Et que fait l’état?

Sissi zayyat

15 h 34, le 13 mars 2025

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Commentaires (1)

  • Et que fait l’état?

    Sissi zayyat

    15 h 34, le 13 mars 2025

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