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Société

Dans le Akkar, les alaouites, ces nouveaux réfugiés syriens

Depuis le début des massacres dans l’Ouest syrien, le 6 mars, le village frontalier libanais de Tal Biré a accueilli près de 1 500 personnes. 

Dans le Akkar, les alaouites, ces nouveaux réfugiés syriens

Un homme portant un enfant traverse le fleuve al-Kabir, qui sépare le Liban-Nord de la Syrie, le 10 mars 2025. Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

Un bras du fleuve al-Kabir sépare Rana et ses trois enfants du Liban. En quelques minutes, sa famille, comme des dizaines d’autres, enjambe le cours d’eau et parvient à fuir la Syrie, quatre jours après les massacres qui ont débuté le 6 mars dans l’Ouest du pays, notamment dans les provinces côtières de Lattaquié et Tartous peuplées majoritairement d’alaouites. Des hommes, libanais comme syriens, se jettent dans le fleuve pour leur venir en aide. Sur leur dos, ils portent les enfants de ces nouveaux réfugiés et leurs effets personnels qui tiennent dans quelques sacs. « J’étais terrifiée… Pendant quatre jours, je n’ai pas pu dormir… Ils entraient dans les maisons et tuaient. Ma belle-sœur a perdu quatre hommes de sa famille », raconte Rana, les jambes tremblantes à peine posées sur l’autre rive, après avoir dû laisser son mari en...
Un bras du fleuve al-Kabir sépare Rana et ses trois enfants du Liban. En quelques minutes, sa famille, comme des dizaines d’autres, enjambe le cours d’eau et parvient à fuir la Syrie, quatre jours après les massacres qui ont débuté le 6 mars dans l’Ouest du pays, notamment dans les provinces côtières de Lattaquié et Tartous peuplées majoritairement d’alaouites. Des hommes, libanais comme syriens, se jettent dans le fleuve pour leur venir en aide. Sur leur dos, ils portent les enfants de ces nouveaux réfugiés et leurs effets personnels qui tiennent dans quelques sacs. « J’étais terrifiée… Pendant quatre jours, je n’ai pas pu dormir… Ils entraient dans les maisons et tuaient. Ma belle-sœur a perdu quatre hommes de sa famille », raconte Rana, les jambes tremblantes à peine posées sur l’autre rive,...
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Pendant que le Liban essaie de faire rapatrier les millions de réfugiés syriens sur son territoire, il devrait ajouter avec des milliers qui rentrent de toute part. A croire que seul le Liban toléré les affres des guerres des autres en se pliant aux exigences qu’impose cette immigration incontrôlée alors qu’il peine à aider sa propre population. Pourquoi choisir le Liban? Ah oui c’est le seul pays qui n’a plus de frontières.

Sissi zayyat

15 h 34, le 13 mars 2025

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Commentaires (3)

  • Pendant que le Liban essaie de faire rapatrier les millions de réfugiés syriens sur son territoire, il devrait ajouter avec des milliers qui rentrent de toute part. A croire que seul le Liban toléré les affres des guerres des autres en se pliant aux exigences qu’impose cette immigration incontrôlée alors qu’il peine à aider sa propre population. Pourquoi choisir le Liban? Ah oui c’est le seul pays qui n’a plus de frontières.

    Sissi zayyat

    15 h 34, le 13 mars 2025

  • Une vraie amistie sous l'égide de l'ONU et que tous ces gens rentrent chez eux sans possibilité de retour au Liban.

    Avette

    09 h 56, le 12 mars 2025

  • La population syrienne entière vit dans un déni burlesque. Il est temps de se réveiller à présent et se battre pour leur pays chez eux au lieu de se réfugier systématiquement chez nous sans le moindre respect.

    Wow

    01 h 08, le 12 mars 2025

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