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Moyen-Orient - Éclairage

Massacres en Syrie : le pari cynique des puissances étrangères

Dépassé par une base qui a soif de vengeance, Ahmad el-Chareh doit aussi composer avec les ambitions de pays fermement hostiles à la pacification de la Syrie.

Massacres en Syrie : le pari cynique des puissances étrangères

Des membres des nouvelles forces de sécurité syriennes se préparant à quitter la ville d’Idleb, au nord-ouest du pays, en renfort pour la zone côtière, le 8 mars 2025. Omar Haj Kadour/AFP

La transition politique syrienne, déjà fragile, est aujourd’hui plus en péril que jamais. Depuis jeudi, près de 1000 civils alaouites ont été tués par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés au cours d’opérations de ratissage et d’affrontements avec des forces liées à l’ancien régime selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le nouvel homme fort de Damas, Ahmad el-Chareh, se trouve aujourd’hui dans une situation inextricable. S’il s’est efforcé depuis son arrivée au pouvoir de rassurer les minorités et a exhorté ses hommes à éviter toute dérive confessionnelle, il semble aujourd’hui dépassé par les franges plus radicales au sein de Hay’at Tahrir el-Cham (HTC). Un massacre aux conséquences catastrophiques pour l’avenir de la Syrie, mais dont pourraient cyniquement tirer parti divers acteurs régionaux. Lire...
La transition politique syrienne, déjà fragile, est aujourd’hui plus en péril que jamais. Depuis jeudi, près de 1000 civils alaouites ont été tués par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés au cours d’opérations de ratissage et d’affrontements avec des forces liées à l’ancien régime selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le nouvel homme fort de Damas, Ahmad el-Chareh, se trouve aujourd’hui dans une situation inextricable. S’il s’est efforcé depuis son arrivée au pouvoir de rassurer les minorités et a exhorté ses hommes à éviter toute dérive confessionnelle, il semble aujourd’hui dépassé par les franges plus radicales au sein de Hay’at Tahrir el-Cham (HTC). Un massacre aux conséquences catastrophiques pour l’avenir de la Syrie, mais dont pourraient cyniquement...
commentaires (4)

Les puissances étrangères ne pourraient rien face à des peuples unis. On rejette toujours la faute sur les autres alors que dans tous ces pays en guerre depuis des décennies il y a un facteur qui prime et alimente la toute puissance des pays étrangers qui est le manque de cohésion et d’unité des peuples de ces pays sacrifiés. Le piège de la religion n’a pas changé et tous les belligérants locaux continuent de tomber dedans la tête la première en se servant de leur dieu pour justifier l’injustifiable.

Sissi zayyat

11 h 34, le 10 mars 2025

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Commentaires (4)

  • Les puissances étrangères ne pourraient rien face à des peuples unis. On rejette toujours la faute sur les autres alors que dans tous ces pays en guerre depuis des décennies il y a un facteur qui prime et alimente la toute puissance des pays étrangers qui est le manque de cohésion et d’unité des peuples de ces pays sacrifiés. Le piège de la religion n’a pas changé et tous les belligérants locaux continuent de tomber dedans la tête la première en se servant de leur dieu pour justifier l’injustifiable.

    Sissi zayyat

    11 h 34, le 10 mars 2025

  • Ca sent mauvais… ca sent le complot… tout comme l’Iran via le duo ( berri) au liban essaie de retarder l’avancée du gouvernement, ils utilisent les alaouites en syrie pour tout remettre en cause. Le résultat final sera un pays fédéral dans la meilleure des hypothèses si les responsables sont intelligents et ce, pour garder le pays unifié.Sinon un liban divisé cad la partition.Dans tous les cas, faut que le système change pacifiquement et en négociant.La Syrie semble emprunter le chemin de partition mais via la violence.ÉVITONS ceci pour notre pays si les libanais seraient plus intelligents ?

    LE FRANCOPHONE

    00 h 55, le 10 mars 2025

  • Le gouvernement libanais doit désarmer au plus vite le Hezbollah afin de rétablir son monopole de la force et renforcer l’unité nationale. Cela lui permettrait de concentrer ses efforts sur l’armée, en lui fournissant les moyens nécessaires pour défendre les frontières, notamment avec la Syrie, et limiter les ingérences extérieures.Parallèlement, une législation stricte doit pénaliser toute personne ou parti facilitant l’ingérence étrangère. En affirmant sa souveraineté par un cadre juridique dissuasif, l’État garantirait sa stabilité et son autorité face aux pressions extérieures.

    Jules Lola

    21 h 04, le 09 mars 2025

  • Il n'y a pas si longtemps la Turquie faisait ami ami avec l'Iran, sur le dos d'israël....

    Ludovic Hasquette

    18 h 00, le 09 mars 2025

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