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Nos lecteurs ont la parole

À la recherche du cœur ouvert

« Des scientifiques de l’Université Carnegie Mellon aux États-Unis, associés à des chercheurs de Microsoft – qu’on ne peut suspecter de technophobie à l’égard de l’intelligence artificielle – viennent de publier une étude (Nouvelle fenêtre) qui conclut que plus les personnes utilisent l’IA générative dans leur travail, moins elles feront preuve d’esprit critique. Et que plus elles font appel à ces algorithmes, moins elles sollicitent leurs capacités d’analyse. Au point que cela peut entraîner la détérioration de facultés cognitives qui devraient être préservées. » Nicolas Arpagian, franceinfo,16/2/2025.

La touche du savoir immédiat décale le vécu spatio-temporel alors que l’Homo sapiens a exploré la nature pour la découvrir et répondre à ses besoins. Le contact intuitivo-logique et l’éveil sensorimoteur de l’enfant sont précieusement enseignés. Néanmoins, plus l’adulte avance en âge, il jubile lors d’une promenade inhabituelle qui rafraîchit ses dispositions psychophysiologiques, alors que le mouvement était la porte ouverte pour rester sensiblement au contact des êtres, de la chasse, du labour et de la plantation. « Pendant plusieurs décennies, « H. habilis » a été considéré comme le plus ancien fabricant d’outils, et la traduction de son nom latin, « homme à tout faire », a souligné cette perception » (Encyclopedia Brittanica).

Aujourd’hui, il suffit de toucher un écran pour échanger et parcourir le monde avec nos projections mentales. Le parcours des premiers hommes est devenu un récit transmis sur une planète cervicale. L’habitude d’aller vite culbute le processus d’une découverte progressive, indispensable à la maturité du terroir expérientiel. La volonté d’agir imprègne de nos jours tant de mesures formelles ou imposantes. La cogitation et ses tensions relèvent des objectifs à atteindre, des scènes à prévoir et des préjugés issus de frustrations cumulées. Les comportements prévus vont de pair avec l’intolérance d’être critiqué dans un monde attiré par la réticence ou l’extrémisme. Le dégagement, la modération, la douceur et la sagesse semblent, même au passé, un temps bien plus vivant qu’aujourd’hui.

« Réalisez que vous pouvez faire la différence chaque jour. Chaque individu est important. Chacun a un rôle à jouer. Chacun d’entre nous a un impact sur la planète chaque jour. Et nous pouvons choisir le type d’impact que nous avons… Ce n’est pas seulement l’affaire des gouvernements et des grandes entreprises. C’est à chacun d’entre nous de changer sa vie… Rassemblons-nous et faisons chacun de notre mieux, de toutes les manières possibles. Rendons le monde meilleur pour les enfants qui viendront après nous et aidons-les à rendre le monde meilleur pour eux-mêmes » (Jane Goodall, 27 octobre 2024 – lemonde.fr).

L’exploration n’a pas besoin du déterminisme verbal pour s’épanouir, mais du cœur ouvert pour initier et appliquer la paix. Les pas concrets peuvent sauver le corps de l’attentisme, les dialogues courageux de la préservation des ego, afin que les avancées humaines résistent aux dépendances des intelligences opportunes et artificielles.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

« Des scientifiques de l’Université Carnegie Mellon aux États-Unis, associés à des chercheurs de Microsoft – qu’on ne peut suspecter de technophobie à l’égard de l’intelligence artificielle – viennent de publier une étude (Nouvelle fenêtre) qui conclut que plus les personnes utilisent l’IA générative dans leur travail, moins elles feront preuve d’esprit critique. Et que plus elles font appel à ces algorithmes, moins elles sollicitent leurs capacités d’analyse. Au point que cela peut entraîner la détérioration de facultés cognitives qui devraient être préservées. » Nicolas Arpagian, franceinfo,16/2/2025.La touche du savoir immédiat décale le vécu spatio-temporel alors que l’Homo sapiens a exploré la nature pour la découvrir et répondre à ses besoins. Le contact intuitivo-logique et...
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