Des pompiers éteignent un véhicule de la Finul incendié par des manifestants, sur la route menant à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), le 14 février 2025. Ibrahim Amro / AFP
Deux semaines après l'attaque contre un convoi de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui a blessé deux Casques bleus népalais dans la banlieue sud de Beyrouth, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire par intérim, Fadi Akiki, a engagé des poursuites contre vingt personnes, selon des informations de presse confirmées par une source au courant du dossier à L'Orient-Le Jour. Leurs dossiers ont été transférés au Premier juge d'instruction militaire, Fadi Sawan.
Parmi les vingt individus mis en cause, seuls quatre sont détenus, dont deux mineurs, affirme une source judiciaire à L'OLJ, soulignant que l'identité des autres reste incomplète parce que certains éléments sont encore inconnus, notamment les noms de leurs mères.
Les prévenus sont poursuivis pour formation d’une bande de malfaiteurs, attaque contre les véhicules de la Finul, tentative de meurtre, actes de terrorisme et vol », selon des informations du quotidien libanais Al-Nahar. Au lendemain de l'attaque, 25 personnes avaient été interpellées par les services de renseignement de l'armée libanaise, avait indiqué le ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar.
Le convoi avait été attaqué, trois membres de la Finul, dont un officier, avaient été blessés et une valise contenant de l'argent en liquide dérobée alors que des tensions avaient éclaté le 14 février au soir dans les rues de la banlieue sud de Beyrouth, sur fond de colère des partisans du Hezbollah après la décision des autorités libanaises d'interdire aux avions en provenance de Téhéran d’atterrir à Beyrouth. Cette décision est intervenue après que des accusations ont été lancées par Israël, selon lesquelles les Gardiens de la révolution iraniens envoyaient des fonds au parti chiite à bord de vols civils.
Lors de l'attaque, l'un des jeunes, un mineur, avait notamment lancé un cocktail Molotov sur l'un des véhicules, qui avait pris feu, selon les informations du Nahar, qui précise qu'une valise appartenant au vice-commandant en chef de la force, le général népalais Chok Bahadur Dhakal, qui allait quitter le pays, et contenant « entre 20 et 30.000 dollars », avait été volée.
Cette attaque avait suscité une vague de condamnations, autant au Liban qu'à l'étranger.



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Mandat d'arrets contre 20 personnes ? Mais, parmi elles, combien de vrais responsables ? Ou seulement des seconds couteaux ? On n'a pas oublie la mascarade judiciaire qui avait suivi l'assassinat de sang froid d'un officier pilote de l'armee Libanaise.
22 h 38, le 28 février 2025