Les Libanais de la diaspora portent leur pays dans leur cœur, peu importe où ils vont, peu importe où ils sont. Cette connexion profonde avec le Liban transcende le temps et la distance. Et malgré les années passées à l’étranger, malgré les gros défis de l’immigration, ils restent constamment tournés vers leur terre natale, éprouvant un mélange de nostalgie, d’inquiétude et d’impuissance pour leurs proches.
Leur résilience face aux épreuves témoigne de leur attachement à leurs racines. Ce lien intergénérationnel est puissant et reste bien vivant, même à travers plusieurs générations.
Les enfants et petits-enfants de ceux qui ont quitté leur pays héritent de cette capacité à s’adapter, à affronter les épreuves, mais aussi du poids émotionnel de l’exil. Ils ont leurs propres cicatrices. Et même s’ils n’ont pas connu directement les épreuves de l’immigration ou le départ du pays natal, ils portent en eux une mémoire collective. Ils grandissent avec les récits de leurs parents ou grands-parents, avec les traditions, les valeurs et parfois les blessures liées au déracinement. Cette résilience devient une force ancrée dans leur identité et s’accompagne souvent d’une quête d’appartenance.
Mon fils né à Montréal porte en lui cette mémoire collective et à sa manière contribue à la faire perdurer. C’est une richesse qui lui permet de naviguer entre ses deux cultures, restant aussi fidèle à ses origines qu’au pays où il a vu le jour et où il vit.
Il a hérité non seulement de la culture et des traditions libanaises, mais aussi d’une force intérieure qui lui servira toute sa vie.
« Cette guerre au Liban m’affecte tout autant que toi », m’a-t-il avoué avec émotion en octobre passé. « Ma grande famille se trouve là-bas, je suis inquiet pour elle et je me sens si impuissant… La chaleur de cette grande famille me manque et me manquera toujours. »
Cela montre à quel point le lien avec ses racines et ses proches est ancré en lui, même s’il est né et a grandi au Canada.
Le Canada lui offre des opportunités, une sécurité, une qualité de vie, mais cette chaleur humaine si typique du Liban, cette solidarité et ces réunions de famille bruyantes, ces repas partagés, ces mots qui se disent sans se prononcer restent à ses yeux inestimables.
C’est une réalité que vivent beaucoup de jeunes de la diaspora. Ils grandissent entre deux cultures, riches de cet héritage multiple, le cœur attaché à leurs racines et souvent en quête d’un équilibre entre les deux.
Aujourd’hui plus que jamais, la paix et la stabilité sont des aspirations cruciales, non seulement pour ceux qui vivent au Liban, mais aussi pour la diaspora, qui partage cette douleur collective. Le fardeau émotionnel de l’incertitude et des crises constantes affecte tout autant ceux qui sont loin que ceux qui sont sur place.
Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, aujourd’hui nos jeunes ont une envie folle de se reconnecter avec le pays et de faire découvrir à leur tour le Liban à leurs enfants… Ils misent sur vous et comptent sur vous !
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