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Nos lecteurs ont la parole

Cher monsieur Salam

Quel bonheur de voir notre grand diplomate et juge renommé accéder au poste de président du Conseil des ministres, position-clé dans notre République si compliquée. Dans ce Liban où la corruption et les oligarques sectaires ont accaparé le pouvoir et détruit l’économie, l’arrivée d’un juriste de renom éclairé et cultivé est la plus belle surprise de l’année qui commence.

Au Conseil de sécurité de l’ONU puis en président de la Cour internationale de justice, vous représentiez la capacité libanaise à faire face au rouleau compresseur israélien et défendre nos frères palestiniens par les moyens diplomatiques à disposition. Et non pas par les voies déraisonnables et suicidaires dans lesquelles nous avons été poussés trop souvent.

À la tête du gouvernement, vous devrez donc réformer ce pays en lambeaux. Votre nom « Salam » qui signifie « paix » est comme une belle lueur d’espoir à côté de celui du président de la République. Mais si notre joie de voir un homme d’État respectable prendre les rênes de ce pouvoir est grande, elle n’a d’égale que la peur de voir vos actions obstruées ou, pire encore, que votre sécurité soit menacée comme bien d’hommes providentiels avant vous.

Il vous faudra avec le président tout le courage et la collaboration malgré vos différences. Votre légitimité dans bien des communautés est énorme, mais il vous faudra vite inclure des partenaires chiites qui puissent représenter une alternative crédible. Puisse l’amour de notre patrie vous souder dans ce grand défi.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Quel bonheur de voir notre grand diplomate et juge renommé accéder au poste de président du Conseil des ministres, position-clé dans notre République si compliquée. Dans ce Liban où la corruption et les oligarques sectaires ont accaparé le pouvoir et détruit l’économie, l’arrivée d’un juriste de renom éclairé et cultivé est la plus belle surprise de l’année qui commence.Au Conseil de sécurité de l’ONU puis en président de la Cour internationale de justice, vous représentiez la capacité libanaise à faire face au rouleau compresseur israélien et défendre nos frères palestiniens par les moyens diplomatiques à disposition. Et non pas par les voies déraisonnables et suicidaires dans lesquelles nous avons été poussés trop souvent. À la tête du gouvernement, vous devrez donc réformer ce pays en...
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