Rechercher
Rechercher

Politique - Conflit

Bassil appelle le « nouveau régime » en Syrie à reconnaître la libanité des fermes de Chebaa

« Nous sommes en train d'étudier une loi qui appellera au retour immédiat des déplacés syriens et interdira l'entrée de nouveaux déplacés au Liban », a révélé le chef du CPL. 

Bassil appelle le « nouveau régime » en Syrie à reconnaître la libanité des fermes de Chebaa

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Photo tayyar.org

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a affirmé lundi que son parti n'est pas contre le retrait des armes du Hezbollah, tout en insistant sur le fait que les fermes contestées de Chebaa, au Liban-Sud, « sont libanaises ». Dans une conférence de presse à l'issue d'une réunion de son parti, le leader chrétien s'est défendu de tout manquement dans le dossier des Libanais détenus ou disparus dans les prisons syriennes, tout en appelant au retour immédiat des déplacés syriens au Liban.

Le CPL « est attaché à trouver une solution aux armes (du Hezbollah) et les armes ne doivent être détenues que par l'Etat, mais il faut que cela se fasse dans le cadre d'un accord », a déclaré Gebran Bassil. « Les fermes de Chebaa sont libanaises. Nous appelons le nouveau régime syrien à reconnaître la libanité des ces fermes », a-t-il ajouté, tout en appelant à « préserver la souveraineté du Liban ».

Dimanche, l'ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a affirmé que les fermes de Chebaa, territoire contesté entre le Liban, la Syrie et Israël,  « sont syriennes », relançant le débat sur l'appartenance de ce hameau de quelque 14 kilomètres de long et 2 kilomètres de large. Le Hezbollah, qui affirme que les fermes sont bien libanaises, avait fait de ce dossier son cheval de bataille. 

Lire aussi

Les fermes de Chebaa « syriennes » ? Après les propos de Joumblatt, la question revient sur la table

Détenus libanais en Syrie et déplacés

Gebran Bassil a également abordé la question des Libanais détenus dans les prisons du régime Assad, un dossier qui fait des remous depuis la chute du dictateur syrien. Le CPL est accusé de ne pas avoir fait le suivi nécessaire lorsque Michel Aoun, le fondateur du parti, était président. « On nous a fait porter la responsabilité des prisonniers libanais en Syrie, alors que nous avons tout fait pour connaître la vérité et les retrouver (...) Encore faut-il retrouver des disparus libanais (emprisonnés en Syrie) durant la guerre civile libanaise (1975-1990), mais il s'agit de mensonges et d'histoires fabriquées de toutes pièces pour nous accuser », a-t-il ajouté.

Le chef du CPL s'est ensuite penché sur la question des déplacés syriens au Liban, appelant à leur retour dans leur pays. « Nous sommes en train d'étudier une loi qui appellera au retour immédiat des déplacés syriens et interdira l'entrée de nouveaux déplacés au Liban », a-t-il indiqué. « Les raisons qui les poussaient à rester au Liban devraient avoir disparu après la chute du régime », a ajouté M. Bassil. 

Lire aussi

Les espoirs déçus pour ces cinq disparus en Syrie

Présidentielle et diffamation

S'exprimant à propos de la présidentielle, alors qu'une session parlementaire électorale est prévue le 9 janvier, Gebran Bassil a assuré que son parti «n'est pas intéressé par un nom spécifique » en termes de candidature. « Nous ne nous considérerons pas perdants si le président élu n'est pas celui que nous soutenons, et vice versa. La victoire et la perte résident dans le succès du mandat du futur président », a-t-il déclaré. 

Il s'est est par ailleurs pris « aux personnes et aux médias » qui porteraient atteinte ou diffameraient le CPL, les menaçant de recourir à la justice. M. Bassil a par ailleurs dit être ouvert à la réception des excuses « de tout politicien ou journaliste qui nous a diffamé ». 

« Si Sleiman Frangié décide de se retirer (de la course à la présidentielle), il gagnera le respect des gens et évitera les échecs durant son mandat. De même pour (le commandant en chef de l'armée) Joseph Aoun, s'il se retire, il sera gagnant parce qu'il sait qu'il doit respecter la Constitution et qu'il y contrevient en se portant candidat », a encore dit M. Bassil, en allusion au fait que la Constitution doit être amendée pour permettre l'élection d'un militaire à la tête du pays. 



Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a affirmé lundi que son parti n'est pas contre le retrait des armes du Hezbollah, tout en insistant sur le fait que les fermes contestées de Chebaa, au Liban-Sud, « sont libanaises ». Dans une conférence de presse à l'issue d'une réunion de son parti, le leader chrétien s'est défendu de tout manquement dans le dossier des Libanais détenus ou disparus dans les prisons syriennes, tout en appelant au retour immédiat des déplacés syriens au Liban.Le CPL « est attaché à trouver une solution aux armes (du Hezbollah) et les armes ne doivent être détenues que par l'Etat, mais il faut que cela se fasse dans le cadre d'un accord », a déclaré Gebran Bassil. « Les fermes de Chebaa sont libanaises. Nous appelons le nouveau régime syrien à...
commentaires (10)

A quel titre il parle?? Il n’est même p’us reconnu par les AOUNISTES

LE FRANCOPHONE

17 h 37, le 24 décembre 2024

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (10)

  • A quel titre il parle?? Il n’est même p’us reconnu par les AOUNISTES

    LE FRANCOPHONE

    17 h 37, le 24 décembre 2024

  • Cette question est un pur prétexte du hezballah pour garder le liban dans une situation de guerre. Pourtant tous les pays ont des différents frontaliers et nouent des relations normales avec leurs voisins . Ce problème peut faire l'objet d'un arbitrage international et nous établir des relations normales avec nos voisins.

    Moi

    14 h 39, le 24 décembre 2024

  • Un homme dépassé par les évènements qui n’arrive toujours pas a analyser ce qui se passe localement, régionalement et internationalement. Que l’on commence à tracer toute la frontière avec la Syrie ensuite de parler de ce petit hameau que quelques centaines de mètres carres pour justifier les armes du Hezb ,son allié, qui a tout perdu dans cette aventure. Passons a autre chose au lieu de continuer avec les memes leaders qui n’ont rien fait pour pays ou pour les libanais. Une honte dans l’histoire moderne

    Tony Moubarak OLJ03013

    09 h 50, le 24 décembre 2024

  • Tu es politiquement aneanti, sans principes ni vision, sans charisme ni honneur ou intergrite! Le CPL se desintegre. Tout le monde le sait, meme tes partisans!

    Cadmos

    08 h 57, le 24 décembre 2024

  • Lorsqu’il parle on dirait qu’il a toujours été dans l’opposition. Il oublie que grâce au hezbollah, tout le Pouvoir officiel était entre les mains de son parti. Lui et son beau-père auraient pû s’occuper des dossiers nationaux au lieu de perdre leur temps à profiter honteusement de leurs acquis politiciens. Actuellement être contre le chef de l’armée est une hérésie dictée par sa rauncune personnelle. C’est comme ça qu’il défend le droit des chrétiens ? Ce personnage est dépassé par les évènements. Grâce au hezbollah il jouait dans la cour des grands. Maintenant la classe est finie.

    Goraieb Nada

    06 h 59, le 24 décembre 2024

  • Gebrane et Ségolène combattent les moulins à vents ensemble

    Zampano

    01 h 48, le 24 décembre 2024

  • M. Bassil reprend la rengaine du Hezbollah sur les fermes de Cheb3a pour justifier son existence et reprend le flambeau de la résistance ! Ses gesticulations ne servent à rien, son temps est révolu comme celui de son ancien partenaire stratégique

    Ziad CHOUEIRI

    21 h 37, le 23 décembre 2024

  • Bien dit Gebrane Enfin des paroles sensées et ignorez les mecs jaloux qui hurlent seuls dans leurs coins

    TAMIN FAROUCK

    21 h 36, le 23 décembre 2024

  • Bassil, à l'image de son beau-père, ne sait exister qu'à travers les conflits qu'il fabrique de toutes pièces, dans le seul but de se rendre indispensable. Par sa déclaration, il cherche à s'imposer dans la mémoire du nouveau régime syrien, affirmant subtilement sa nécessité. Vivement le renouvellement du Parlement, pour que chaque parti mesure enfin la réalité de sa représentativité, maintenant que les assassins syriens ont quitté la scène et que leurs complices libanais voient leurs ailes coupées.

    Jules Lola

    20 h 05, le 23 décembre 2024

  • OHHHH..... le .... ( auto censuré). il aurait mieux fait de se taire. A chaque fois qu'il ouvre sa grande gueule c'est pour dire des ( &#@ .... Auto censuré aussi ). ... Sérieux??

    LE FRANCOPHONE

    19 h 55, le 23 décembre 2024

Retour en haut