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Nos lecteurs ont la parole

Ma haine est inapaisable

Je n’ai plus de foyer au Liban, plus de port où jeter l’ancre de mes retours. J’ai le cœur saignant et la gorge nouée, dans quelques jours je quitterai l’aéroport de Dakar pour Roissy-Charles-de-Gaulle. J’aurai voulu partir au Liban comme d’habitude, mais ma Beyrouth agonise, elle est devenue terre d’amours brisées et de promesses trahies. Quant à mon village du Sud, où jadis le vent portait nos rires et nos chants, il n’est plus qu’un champ de ruines épié jour et nuit par des vautours démoniaques.

À ceux qui ont saccagé nos maisons, je ne leur souhaite que le reflet implacable de leur cruauté, que leurs villes s’effondrent, que leurs villages s’embrasent, que leur existence soit livrée au néant et qu’ils goûtent, à leur tour, l’humiliation de l’exil et l’errance des sans-abri.

Ô dieux de l’amour et de la paix, pardonnez ces mots lourds d’une haine inextinguible. Ils s’adressent aux envahisseurs, à tous ceux qui les acclament et aussi à ceux qui nous ont jetés malgré nous dans la gueule des charognards assoiffés de nos chairs. Mais non, mille fois non, je ne veux pas pardonner, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Rendez-moi mon Liban !

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Je n’ai plus de foyer au Liban, plus de port où jeter l’ancre de mes retours. J’ai le cœur saignant et la gorge nouée, dans quelques jours je quitterai l’aéroport de Dakar pour Roissy-Charles-de-Gaulle. J’aurai voulu partir au Liban comme d’habitude, mais ma Beyrouth agonise, elle est devenue terre d’amours brisées et de promesses trahies. Quant à mon village du Sud, où jadis le vent portait nos rires et nos chants, il n’est plus qu’un champ de ruines épié jour et nuit par des vautours démoniaques.À ceux qui ont saccagé nos maisons, je ne leur souhaite que le reflet implacable de leur cruauté, que leurs villes s’effondrent, que leurs villages s’embrasent, que leur existence soit livrée au néant et qu’ils goûtent, à leur tour, l’humiliation de l’exil et l’errance des sans-abri.Ô dieux de...
commentaires (1)

La dernière fois que j’ai été au Liban c’était 2019 après il y a eu le covid et après….

Eleni Caridopoulou

18 h 03, le 21 novembre 2024

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Commentaires (1)

  • La dernière fois que j’ai été au Liban c’était 2019 après il y a eu le covid et après….

    Eleni Caridopoulou

    18 h 03, le 21 novembre 2024

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