Depuis bientôt cinquante ans, nous vivons dans une « démocrature ». Et c’est bien face à la velléité des dirigeants successifs que notre pays s’est retrouvé à présent dans une guerre qui s’avère insoluble, et pour cause, faute de pouvoir choisir un président depuis bientôt un an capable de diriger notre pays afin de redresser ses institutions, nos soi-disant responsables se sont contentés de tergiverser de part et d’autre.
Qu’en est-il de notre avenir en tant que pays indépendant et autonome ? Pourquoi n’avons-nous pas réussi à nous imposer en tant que tel ? Certes, nous déplorons la guerre qui a lieu actuellement à Gaza, entraînant des victimes innocentes et des destructions massives, mais de là à implanter ce conflit sur notre territoire par le truchement de la présence du Hezbollah soutenu par l’Iran, c’est un acte inacceptable.
Est-ce à présent depuis les attaques israéliennes sur notre territoire que nos dirigeants s’évertuent à réparer toutes les erreurs commises par leur laxisme ces dernières décennies ? Il est certain que les autorités du monde entier dénoncent cette escalade en essayant de convaincre les belligérants d’appliquer le cessez-le-feu. Cependant, nos regards se dirigent aujourd’hui vers la France, pays ami de longue date qui a réagi fermement afin de mettre fin à ce conflit insensé. Dans ce nouveau front de guerre avec Israël, la solution serait de poser les armes et de trouver un moyen diplomatique pour résoudre cette situation critique et grave où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. Notre siècle doit incarner celui de la civilisation et de l’humanité et non celui de la violence et de la barbarie.
Pourquoi ne pas suivre l’exemple de la destruction du mur de Berlin qui a mené à la réunification ?
Pourquoi ne pas suivre celui de l’Union européenne ?
Sur les bancs de l’établissement scolaire où j’ai suivi mes études, j’avais tissé des liens d’amitié avec mes camarades appartenant à des origines et des religions différentes. C’est bien cette ambiance positive du vivre-ensemble que nous cherchons actuellement. Entre-temps, nous enterrons quotidiennement nos morts en attendant la fin des hostilités. Vouloir, c’est pouvoir, à condition que les grands de ce monde qui nous dirigent mettent de côté leurs intérêts personnels et leur égocentrisme afin de nous permettre de vivre dans l’entente et cette paix que nous recherchons inlassablement.
Hilda DADOURIAN
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12 h 19, le 31 octobre 2024