Les victimes de la frappe aérienne israélienne qui a touché le village de Aïto au Liban-Nord, le 14 octobre 2024. Photo partagée par la municipalité de Aïtaroun
Ils ont fui les bombardements israéliens au Liban-Sud... et sont morts dans une frappe inédite sur un bâtiment à Aïto, dans la région de Zghorta, dans le Nord. Douze femmes, neuf hommes et deux enfants, originaires de Aïtaroun (Bint Jbeil) ont été tués lundi dans un raid de l'armée israélienne qui a touché aux alentours de 14h une maison dans laquelle ils s'étaient réfugiés sur l’autoroute reliant Zghorta à Ehden. Une 24e victime a été retrouvé mardi matin à l'intérieur de sa voiture, à proximité du bâtiment, écrasé par la force de l'explosion de la roquette et recouvert d'un amas de gravats, selon notre correspondant Michel Hallak. Les fouilles se poursuivent sur le lieu de la frappe.
La municipalité de Aïtaroun a déploré ce matin ses 23 victimes : Hussein Mohammad Hijazi, Sanaa Abdelkarim Marmar, Ali Hussein Hijazi, Jana Kamel Kassem, la fillette Hélène Ali Hijazi, Fouad Hussein Hijazi, Abbas Hussein Hijazi, Alaa Hussein Hijazi, Ruqia Hussein Issa, Sakana Ali Hijazi, Ali Hassan Hijazi, Mohammad Hassan Hijazi, Abbas Hassan Hijazi, Soraya Ali Awada, Leila Hussein Hijazi, Mariam Hussein Hijazi, Amal Mohammad Hijazi, Ahlam Ali Mrad, Dalal Ali Mrad, Ahmad Ali Fakih, Manal Naji Hamad, Salma Mohammad Abdel Monheim et Najia Mahmoud Hamad. L'identité de la 24e victime n'a pas encore été dévoilée.
L'ONU a réclamé une enquête "rapide, indépendante et approfondie" sur cette frappe meurtière. « Ce que nous entendons, c'est que parmi les 22 personnes tuées, il y avait 12 femmes et deux enfants », a déclaré Jeremy Laurence, porte-parole du bureau des droits de l'homme de l'ONU, lors d'un point de presse à Genève, en réponse à une question sur la frappe de lundi à Aïto. « Nous comprenons que c'est un immeuble résidentiel de quatre étages qui a été frappé. Compte tenu de ces facteurs, nous avons de réelles inquiétudes en ce qui concerne le droit international humanitaire, c'est-à-dire les lois de la guerre et les principes de distinction, de proportion et de proportionnalité », a-t-il déclaré, demandant qu'une enquête soit menée sur l'incident, continue l'agence.
Selon notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak, 28 personnes déplacées du Liban-Sud habitaient dans l'immeuble touché lundi. Le bâtiment de deux étages appartenant à une personne de la famille Alwan a été complètement détruit par la frappe. Les victimes ont été transportées vers les hôpitaux de Tripoli et Zghorta. Trois dépouilles mortelles ont été acheminées lundi soir à l'hôpital Notre-Dame de Zghorta pour y subir des tests ADN, alors que le bilan de la frappe faisait alors état de 22 tués. Le résultat des examens reste pour l'instant inconnu.
Selon le ministère de la Santé, 2 309 personnes ont été tuées au Liban et 10 782 autres blessées depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël, le 8 octobre 2023.



L’économie libanaise devrait se contracter d’au moins 7 %, selon le ministre des Finances
L’uranium enrichi doit rester en Iran, affirme Mojtaba Khamenei
Je ne peux que partager vos propos.
09 h 53, le 17 octobre 2024