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Politique - Guerre Au Liban

Raids israéliens au Liban-Sud, frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et à Aïn el-Héloué : ce qu'il faut savoir ce mardi


Raids israéliens au Liban-Sud, frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et à Aïn el-Héloué : ce qu'il faut savoir ce mardi

Un homme marche, le 1er octobre 2024, sur les ruines d’un bâtiments détruit par une frappe israélienne, dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier de Laylaki, dans la banlieue sud de Beyrouth. Anwar Amro/AfP

Voici un récapitulatif des frappes israéliennes et des raids israéliens menés à la frontière durant la nuit dernière ainsi que des développement de ce mardi. 

Les troupes israéliennes pénètrent au Liban-Sud :

- Dans l'après-midi, l’armée israélienne a sommé les habitants de 28 villages du Liban-Sud à « évacuer leurs habitations immédiatement » et à se diriger vers le nord du fleuve Awali pour « sauver leurs vies ». Ce fleuve est bien plus haut que le Litani, et son cours suit de près la limite administrative entre le gouvernorat du Mont-Liban et celui du Sud-Liban. En matinée, l'armée israélienne avait déjà enjoint les Libanais à ne pas se rendre au sud du Litani « à bord de véhicules ».

- Mardi matin, l'armée israélienne a annoncé que des troupes au sol avaient traversé la frontière pour combattre le Hezbollah dans des villages du Liban-Sud. L'armée israélienne a précisé dans un communiqué que ces opérations terrestres qui ont débuté lundi soir étaient « limitées, localisées et ciblées » contre des « cibles et des infrastructures terroristes » du Hezbollah. L'armée n'a toutefois pas précisé le nombre de soldats impliqués dans cette incursion. « Ces cibles sont situées dans des villages près de la frontière et constituent une menace immédiate pour les communautés israéliennes du nord d'Israël », a-t-elle assuré. 

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Nuit particulièrement violente dans la banlieue sud de Beyrouth, nombreuses frappes israéliennes | Jour 361 de la guerre

- Israël « n'a pas l'intention d'envahir le Liban », ni d'y rester « des mois », a affirmé son ambassadeur en France en fin de matinée. « Nous n'avons pas du tout l'intention d'envahir le Liban. De refaire l'erreur qui avait été faite en 1982 », quand Israël avait envahi le sud du Liban, d'où ses troupes n'étaient parties qu'en 2000, a déclaré l'ambassadeur Joshua Zarka au micro de la radio France inter. « Je ne sais pas si c'est une question d'heures ou de jours, mais certainement pas une question de mois », a poursuivi le diplomate israélien, questionné sur la durée de cette intervention militaire.

- Les forces armées israéliennes « opèrent selon un plan méthodique (...) pour lequel les soldats de la Défense civile se sont entraînés et préparés ces derniers mois », a déclaré l'armée, en précisant que l'aviation et l'artillerie appuyaient les forces terrestres par des frappes précises. L'armée israélienne, dans son communiqué annonçant les opérations terrestres, souligne faire « tout ce qui est nécessaire » pour « ramener les citoyens du nord d'Israël dans leurs foyers ».

(Voir les images des frappes de la nuit ici)


- L'armée libanaise a démenti des informations circulant dans les médias sur « son retrait des positions frontalières » dans le sud, dans un communiqué publié sur son site et relayé sur X. « Les unités déployées dans le Sud repositionnent certains postes avancés de surveillance », a précisé l'armée. « Le commandement poursuit sa coopération et sa coordination avec la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). »

-Après avoir été notifiée par l’armée israélienne de son intention de conduire des incursions terrestres « limitées » au Liban, la Finul a annoncé dans un communiqué son intention « de maintenir ses positions, malgré l’évolution dangereuse de la situation ».

Ce que dit le Hezbollah

-« Toutes les affirmations sionistes selon lesquelles les forces d'occupation (israéliennes) sont entrées au Liban sont fausses », a affirmé le porte-parole du Hezbollah Mohammad Afif Naboulsi à la chaîne Al-Jazeera, ajoutant qu' »il n'y a pas encore eu de confrontation directe au sol » entre le Hezbollah et Israël. « Les combattants de la résistance sont prêts à une confrontation directe avec les forces ennemies qui oseraient ou tenteraient d'entrer sur le territoire libanais », a-t-il affirmé. 

Commentant le ciblage par le Hezbollah de la base israélienne 8200 dans la banlieue de Tel-Aviv plus tôt dans la journée, il a déclaré : ce n'est « que le début. »

-Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le Hezbollah avait déclaré avoir « pris pour cible » des troupes israéliennes en « mouvement » dans des vergers près de la frontière, une source proche du groupe affirmant que les soldats se trouvaient « juste à la frontière ». - En milieu de matinée, l’armée israélienne avait fait état de tirs de projectiles en provenance du Liban sur le nord d'Israël. Certains projectiles ont été « interceptés », d'autres étaient « tombés », notamment, dans des zones non habitées.

Enfin, le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que les photos et vidéos publiées par l'armée israélienne, prétendant montrer l'intérieur d'entrepôts et de tunnels appartenant au parti chiite, sont « anciennes » et n'ont aucun lien avec une quelconque action militaire en cours à la frontière libanaise avec la Palestine occupée. Le mouvement a qualifié cette diffusion de « guerre psychologique » menée par l’État hébreu.

Dans la banlieue sud de Beyrouth

Selon un responsable libanais de la sécurité, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, Israël a lancé au moins six nouvelles frappes sur le sud de Beyrouth au cours de la nuit, après que l'armée israélienne eut ordonné aux habitants d'évacuer les lieux.

Infographie Jaimee Lee Haddad


Dans l'après-midi de mardi, l'armée israélienne a effectué deux nouvelles frappes dans la banlieue sud de Beyrouth. La première a ciblé un appartement dans un immeuble près de l'hôpital Al-Zahraa, entre les quartiers de Jnah et de Bir Hassan. Selon al-Jadeed, le premier juge d'instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, habitait au 4e étage de cet immeuble. Ce n'est cependant pas lui qui aurait été ciblé, puisque la frappe a atteint les deux premiers étages. Le juge, qui est notamment en charge de l'enquête dans le dossier impliquant l'ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, avait été aperçu sortant de l'immeuble par une journaliste de la chaîne peu de temps après la frappe.

Une seconde frappe israélienne, effectuée dans le sillage de la première, a visé un autre appartement, situé non loin de l'ambassade du Koweït. L'immeuble visé par la seconde frappe, qui a touché la banlieue sud de Beyrouth cet après-midi, est situé à seulement quelques centaines de mètres de l'ambassade iranienne. Plus tard dans la soirée, l'armée israélienne a annoncé avoir tué le commandant de la « division Imam Hussein » à Beyrouth, sans préciser de quelle frappe il s'agissait.  Selon les premiers bilans officiels publiés pendant la soirée, la première frappes a fait au moins trois morts et 32 blessés.

Le porte-parole de l'armée israélienne, Avichai Adrai, a également déclaré dans un message publié sur X que « l'armée israélienne a assassiné Mohammed Jafar Kassir, le commandant de l'unité 4400 du Hezbollah, qui est responsable du transfert des moyens de combat de l'Iran et de ses mandataires vers le Hezbollah ». Il a fait cette annonce dans les heures qui ont suivi les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth. Le Hezbollah n'a pas encore réagi à cette déclaration.

Frappe israélienne contre le camp de Aïn el-Héloué

L’aviation israélienne a mené une frappe inédite sur le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, en bordure de Saïda, visant le chef des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, branche armée du Fateh, Mounir Maqdah, qui aurait échappé à cette tentative d’assassinat. Selon un premier bilan, cette frappe a fait au moins six morts, dont le fils de Hassan Maqdah et trois enfants, et plusieurs blessés. Le 21 août, le frère de Mounir Maqdah avait été tué dans une frappe ciblée à Saïda.

Israël a commencé à viser dans la nuit de dimanche à lundi de hauts cadres palestiniens au Liban, tuant dans une première frappe au cœur de Beyrouth, à Cola, trois membres du Front populaire de libération de la Palestine, et dans le camp de réfugiés d'el-Bass, près de Tyr, le chef du Hamas au Liban, Fateh Cherif Amine et sa famille.

Frappes en Syrie 

- Selon des médias d'Etat syriens, des frappes israéliennes ont par ailleurs visé la région de Damas dans la nuit. L'agence de presse officielle Sana a fait état de trois civils tués et de neuf autres blessés dans ces raids. Selon la télévision syrienne d'Etat, une journaliste, Safaa Ahmad, figure parmi les morts.

Réactions US

-Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a dit être convaincu, comme Israël, de la « nécessité de démanteler les infrastructures d'attaque » du Hezbollah afin de garantir qu'il « ne puisse pas mener des attaques du type de celles du 7 octobre contre les communautés du nord d'Israël ». Une « résolution diplomatique est nécessaire » pour assurer la sécurité des civils « des deux côtés de la frontière », a par ailleurs réaffirmé le chef du Pentagone.

-Lundi, le président Joe Biden avait laissé entendre qu'il était opposé à des opérations terrestres israéliennes, appelant à un cessez-le-feu.

Les ambassades prennent de nouvelles mesures pour leurs ressortissants au Liban

Plusieurs pays, dont le Canada et le Royaume-Uni, ont annoncé avoir affrété des vols pour évacuer leurs ressortissants du Liban. La France a déployé un navire militaire par « précaution », en cas de besoin d'évacuation de ses ressortissants.

Contexte

Les combattants du Hezbollah sont « prêts si Israël décide d'entrer au sol », a affirmé lundi le chef adjoint du groupe, Naim Kassem, dans une première allocution télévisée depuis la mort de Hassan Nasrallah. « Israël n'a pas été en mesure d'entamer nos capacités militaires », avait-il encore affirmé.

Les dirigeants mondiaux ont appelé lundi à la désescalade face au risque de « guerre totale » dans la région. Le patron de l'ONU Antonio Guterres a ainsi dit son opposition à toute « invasion terrestre » israélienne du Liban, tandis que le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, en déplacement à Beyrouth, avait appelé Israël à « s'abstenir de toute incursion terrestre » ainsi qu'à un cessez-le-feu.

- Cette incursion terrestre israélienne au Liban-Sud intervient une semaine après que l’État hébreu a lancé une vaste opération militaire aérienne au Liban-Sud et dans la Békaa. Une opération qui avait fait près de 600 morts en une journée lundi et plus d'un milliers de tués sur toute la semaine.

- S’en est suivie un raid massif dans la banlieue sud de Beyrouth, vendredi en début de soirée, ciblant et tuant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avant une nuit de frappes intensives sur cette banlieue.

-L’armée israélienne a poursuivi ces derniers jours sa campagne de bombardements au Liban-Sud et dans la Békaa, préparant visiblement le terrain pour mener cette incursion.

- Depuis l’ouverture, le 8 octobre par le Hezbollah, du « front de soutien » au Hamas à Gaza, le conflit entre Israël et le parti chiite a fait, côté libanais, près de 2 000 morts, 10 000 blessés et un million de déplacés.

Voici un récapitulatif des frappes israéliennes et des raids israéliens menés à la frontière durant la nuit dernière ainsi que des développement de ce mardi. Les troupes israéliennes pénètrent au Liban-Sud :- Dans l'après-midi, l’armée israélienne a sommé les habitants de 28 villages du Liban-Sud à « évacuer leurs habitations immédiatement » et à se diriger vers le nord du fleuve Awali pour « sauver leurs vies ». Ce fleuve est bien plus haut que le Litani, et son cours suit de près la limite administrative entre le gouvernorat du Mont-Liban et celui du Sud-Liban. En matinée, l'armée israélienne avait déjà enjoint les Libanais à ne pas se rendre au sud du Litani « à bord de véhicules ».- Mardi matin, l'armée israélienne a annoncé que des troupes au sol avaient traversé la frontière pour...
commentaires (3)

-DU CIEL BOMBES AUX BARBUS, -DE LA TERRE DES OBUS,-DE TANKS, AVEC CANONNADE, -YAHU DIT PAS D,ESCALADE. -SLEEPING JOE DIT A SA SUITE, - QUE YAHU DOIT FAIRE VITE, -QUITTE A TUER AU LIBAN, -CIVILS, FEMMES ET ENFANTS, -BIEN AVANT L,ACCES DE TRUMP, -CAR LA GUERRE AURA SON JUMP, -VOYANT AUPRES DU LIBAN, -L,INTERVENTION DE L,IRAN. -FAUT EVITER LEUR MACHINE, -L,OBJECTIF ETANT LA CHINE, -ET AVEC AU DOS POUTINE, -NOUS CRAIGNONS POUR NOTRE USINE.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 21, le 01 octobre 2024

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Commentaires (3)

  • -DU CIEL BOMBES AUX BARBUS, -DE LA TERRE DES OBUS,-DE TANKS, AVEC CANONNADE, -YAHU DIT PAS D,ESCALADE. -SLEEPING JOE DIT A SA SUITE, - QUE YAHU DOIT FAIRE VITE, -QUITTE A TUER AU LIBAN, -CIVILS, FEMMES ET ENFANTS, -BIEN AVANT L,ACCES DE TRUMP, -CAR LA GUERRE AURA SON JUMP, -VOYANT AUPRES DU LIBAN, -L,INTERVENTION DE L,IRAN. -FAUT EVITER LEUR MACHINE, -L,OBJECTIF ETANT LA CHINE, -ET AVEC AU DOS POUTINE, -NOUS CRAIGNONS POUR NOTRE USINE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 21, le 01 octobre 2024

  • Pendant ce temps là, pendant que les yeux du monde sont rivés sur le Liban, on ne parle plus de Gaza ! La ruse est finaude !

    KHL V.

    08 h 37, le 01 octobre 2024

  • Une petite remarque à l'équipe de la rédaction. La terminologie Liban-Sud m'a un peu interpellée. Il s'agit d'une incursion au Liban, ou au sud du Liban.

    KABBARA KARIM

    08 h 29, le 01 octobre 2024

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