Comme chaque après-midi, Nabil fait ses devoirs,
Mais cette fois-ci, c’est dans le couloir qu’il retient son cours d’histoire,
De peur de devenir une autre victime collatérale de l’histoire
Les vitres vibrent, les battements s’accélèrent,
Mais il garde son sang-froid et achève quelques travaux scolaires
Suite à cela, Nabil récite une poésie à sa mère
Quelques vers sur la paix orchestrés par le son tumultueux du verre
La « paix », en voilà un drôle de mot, des mots, des mots, toujours des mots...
Et ses maux ?
Nabil les enfouit dans son âme,
Et enchaîne avec la philosophie
Seulement, ni Aristote, ni Freud, ou Platon
Ne sont parvenus à trouver un remède à ses frustrations
Nabil connaît l’anatomie du corps humain par cœur,
Pourtant, il ignore celle de la terre de ses prédécesseurs
Il sait tout mais ne sait rien,
Il craint le lendemain
Adossé au mur du couloir où sont accrochées des photos de famille, il résout enfin quelques problèmes.
Nabil ne fait aucune erreur. Et pourtant il est en pleurs.
Car s’il y a bien un problème qu’il ne saura jamais parfaire,
C’est bien son prénom à l’envers.
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