Chère lectrice, cher lecteur,
L’inauguration d’une aile du musée national et d’un « domaine » dédié à l’œuvre du sculpteur Rudy Rahmé ; un concert de Beirut Chants dans les locaux d’entraînement des pilotes de la MEA (si, si…), une soirée littéraire à Dar el-Nimer, un concert au théâtre al-Madina : autant d’évènements culturels, parmi d’autres sans doute, étaient prévus cette semaine à Beyrouth. Autant dire que la rentrée culturelle chauffait dans les starting-blocks. Comme à chaque fois qu’elle essaie de prendre de la hauteur, la culture est tirée vers le bas. Avec les deux vagues d’explosions meurtrières de bipeurs et de talkies-walkies qui ont semé la mort, la terreur et la panique, la plupart de ces rendez-vous ont été reportés à une date ultérieure.
Survivent au lot des RSVP ajournés, quelques pièces de théâtre : Fouad Yammine qui, en déballant son sac, brûle les planches du Tournesol. Et Polo Anid, qui a fait un improbable saut de carrière de Merryl Lynch au théâtre Monnot.
Quant à Souhaib Ayoub, il présente sa prose dramaturgique dans l’aile psychiatrique d’un hôpital genevois.
Sans nul doute, avec ce curriculum vitae, que Beyrouth lui ouvrirait grand les bras…
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 19 septembre 2024 à 16h16