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Nos lecteurs ont la parole

Positionnement de la santé mentale

« Ce que nous attendons de la politique aujourd’hui n’est plus un modèle de réforme sociale (typique de l’époque du vote idéologique) ni un ensemble de solutions politiques que nous considérons comme faisables et efficaces (comme l’attendaient et le souhaitaient les partisans du vote d’opinion). Nous recherchons fondamentalement des émotions fortes et la confirmation de nos convictions, qui sont paradoxalement de plus en plus instables. Nous recherchons une harmonie émotionnelle, des pilules psychothérapeutiques pour nos insécurités. » Le Grand Continent, Luigi di Gregorio, traduction Mathéo Malik, Extraits de Symptômes de la nouvelle pathologie du politique, 2019.

La pathologie mentale indique un état problématique. Il pourrait conduire la personne à installer l’embarras dans son quotidien. La mentalisation indique l’évitement du faire face. La fuite en avant est l’option de ceux qui évitent de prendre en charge des décisions claires et adéquates. Ils exposent alors des réflexions, des analyses, des abstentions et des dénis. Tant de hauts placés parlent de dialogue alors qu’ils renforcent le monologue. Ils préfèrent des interlocuteurs aux directives semblables qui mènent à suspendre des actes tant attendus. Comment distinguer un travail correspondant aux normes qui consacre le choix des mots propices et des résolutions à venir ? La communauté internationale mise sur la logistique des versions proposées pour promouvoir des changements concrets. Néanmoins, les terrains critiques ont besoin de personnages détachés de leur ego, prêts à servir par des prises de position courageuses et adaptées aux divers contextes. L’ouverture est la marque d’un équilibre psychologique au-delà du parti pris. Les engagements politiques et géostratégiques privilégient souvent des structures et des projections qui font perdurer des crises insupportables dans le monde. L’autosuffisance crève les scènes. La persistance des injustices et des désastres inhumains conduisent à la prévalence des insécurités. Va-t-on y faire face par l’habitude du coincement ou par la réanimation du comportement sain et équilibré ?

Psychothérapeute

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

« Ce que nous attendons de la politique aujourd’hui n’est plus un modèle de réforme sociale (typique de l’époque du vote idéologique) ni un ensemble de solutions politiques que nous considérons comme faisables et efficaces (comme l’attendaient et le souhaitaient les partisans du vote d’opinion). Nous recherchons fondamentalement des émotions fortes et la confirmation de nos convictions, qui sont paradoxalement de plus en plus instables. Nous recherchons une harmonie émotionnelle, des pilules psychothérapeutiques pour nos insécurités. » Le Grand Continent, Luigi di Gregorio, traduction Mathéo Malik, Extraits de Symptômes de la nouvelle pathologie du politique, 2019.La pathologie mentale indique un état problématique. Il pourrait conduire la personne à installer l’embarras dans son quotidien. La...
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