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Campus - Environnement

L’AEE au Liban : former une génération d’experts en énergie et développement durable

Éduquer et former les gens, notamment les jeunes pour avoir un plus grand impact et sauver notre planète. Tel est l’objectif du chapitre libanais de l’Association of Energy Engineers.

L’AEE au Liban : former une génération d’experts en énergie et développement durable

Ziad Haddad. Photo DR

Depuis sa fondation au Liban en 2017, le chapitre libanais de l’Association of Energy Engineers (AEE) a formé des centaines de personnes de tout âge et de tous horizons. Passant d’une formation par an à près d’une formation par mois, soit 12 formations annuelles, la section libanaise de l’AEE compte actuellement 200 membres. Cette évolution, selon Ziad Haddad, cofondateur du chapitre libanais et actuel vice-président responsable de la région MENA, témoigne d’un niveau de confiance accru ainsi que de l’intérêt croissant des professionnels et des jeunes universitaires pour les nombreux programmes de certification et de formation proposés par l’association.

Adaptés aux tendances futures, ces programmes sont accrédités et donc internationalement reconnus et acceptés par les professionnels de l’industrie. Bien que nécessitant des prérequis, ils visent, explique-t-il, « à éduquer les individus, à renforcer leurs capacités, à les équiper et à favoriser leur excellence ». Ces programmes permettent surtout à leurs titulaires, qu’ils soient des professionnels ou des étudiants universitaires, de progresser, d’améliorer leurs compétences et d’acquérir les connaissances nécessaires pour relever les défis actuels et futurs liés à l’énergie, particulièrement au Liban.

Implantée dans plus de 100 pays, l’AEE est une société professionnelle à but non lucratif ayant pour mission de promouvoir les intérêts scientifiques et éducatifs des acteurs engagés dans le secteur de l’énergie. Elle encourage également les actions en faveur du développement durable en offrant une gamme complète de programmes d’information, comprenant des séminaires, des conférences, des revues, des livres et des programmes.

Entretenant une « relation stratégique » avec l’AEE, le chapitre libanais a développé au cours des dernières années une communauté forte et unie composée de professionnels de l’énergie et de membres étudiants. Opérant sur le terrain également via deux entités, le CWEEL ou Council on Women in Energey and Environmental Leadership (Conseil sur les femmes dans le leadership en énergie et environnement) et les jeunes, il a déjà lancé des chapitres dans plusieurs universités telles que l’Université libano-américaine (LAU), l’Université arabe de Beyrouth (UAB), l’Université de Balamand ou encore l’Université libanaise (UL).

Prix de la Meilleure initiative

« Les étudiants membres qui investissent leur temps pour diffuser la mission de l’AEE peuvent bénéficier de prix et d’aides financières pour se déplacer à l’étranger et profiter d’autres expériences et opportunités d’embauche », explique Ziad Haddad avant de souligner que « pour contourner la crise au Liban et la pandémie du Covid-19, nous avons été les premiers à adopter les formations en ligne. C’est ainsi que nous avons réussi à atteindre les expatriés libanais, mais aussi des candidats du Pakistan, de l’Inde, de l’Australie, de France ou encore d’Amérique latine ». En outre, le chapitre a facilité des stages pour les étudiants, offrant des opportunités précieuses alors que de nombreuses entreprises libanaises réduisaient leurs activités. En effet, au moment où le pays traversait la pire crise économique et sanitaire de son histoire, le chapitre libanais a lancé un projet à budget zéro. Trente professionnels, mentors et experts ont volontairement consacré deux mois à mener une formation en ligne sur l’énergie et le développement durable, alternant entre groupes de travail et master classes, pour plus de 130 participants venant de diverses universités et divers pays. Récompensée en Espagne par le Prix de la Meilleure initiative, cette formation en est à sa quatrième édition cette année. À ce jour, plus de 300 étudiants, principalement en master ou en 4e et 5e années, ont bénéficié de cette formation.

« Au fil des ans, les personnes précédemment formées se sont portées volontaires, convaincues par notre mission », explique encore Ziad Haddad avant d’ajouter : « L’année dernière, des formateurs étrangers venant notamment d’Allemagne, de Suisse, d’Italie, de Jordanie, des Émirats et de l’Inde ont souhaité participer à la formation. Nous avons également introduit de nouvelles dimensions telles que la diversité, l’économie circulaire et l’autonomisation des femmes. Des visites techniques étaient également prévues dans des bâtiments verts, des usines de recyclage et des sites de production d’énergies renouvelables. »

Ralph Khadige. Photo DR

Ce qu’en pensent les étudiants

Poursuivant un master en « procédés de valorisation des ressources renouvelables » à l’Université de technologie de Compiègne (UTC) dans le cadre d’un double diplôme à l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), Ralph Khadige, 22 ans, est l’un des centaines de jeunes ayant profité de cette offre de formation. Il a jusqu’à présent suivi deux formations AEE : « Certificate in Energy and Sustainability » (Certificat en énergie et durabilité) en 2022 et « Energy Management & Sustainability Integration » (Management de l’énergie et intégration de la durabilité) en 2023. Établi à Nantes, le jeune étudiant revient sur les atouts et apports considérables de ces formations. « Les cours que j’ai suivis sont flexibles, accessibles en ligne et étalés sur deux mois, entre juillet et août, mais le plus important est qu’ils combinent des master classes et des projets concrets à un rythme soutenu », explique-t-il. « Au début, j’ai eu du mal à suivre le rythme, d’autant que chaque semaine on devait soumettre un rapport et une présentation d’un projet, mais j’ai finalement compris qu’il est essentiel pour quelqu’un qui souhaite travailler au sein d’un cabinet de consultants d’agir rapidement et en toute fluidité et d’apporter des réponses satisfaisantes aux préoccupations des différents clients », confie-t-il encore.

Zeina Gharzeldine. Photo Centre de développement de carrière de l’AUB

« En prenant part au programme de formation AEE, j’ai eu également l’opportunité d’enrichir mes connaissances et d’améliorer mes compétences. J’ai eu surtout la chance de discuter et d’apprendre de mes pairs, d’échanger avec des personnes en provenance de différents pays, d’élargir mon réseau et de créer des liens, ce qui a exercé un effet positif sur mon parcours jusqu’à présent », poursuit-il.

En effet, les programmes de formation de l’AEE mettent l’accent sur l’esprit analytique et la résolution de problèmes réels rencontrés dans le contexte professionnel, à travers des études de cas et des projets concrets qui permettent aux candidats de développer des compétences pratiques directement applicables à leur domaine avec pour objectif de garantir une meilleure adéquation entre les compétences acquises et les exigences du secteur.

« En sus des connaissances, de la résolution des problèmes, les programmes mettent en avant les compétences non techniques, dites douces, telles que la communication et le travail d’équipe, la construction d’un CV professionnel, l’interview d’embauche ou encore la santé mentale, souvent perçues comme indispensables dans un milieu professionnel en perpétuelle évolution », indique de son côté Zeina Gharzeldine, 23 ans. La jeune fille, pour laquelle les formations de l’AEE constituent de véritables tremplins professionnels, poursuit actuellement un master en ingénierie chimique à l’AUB. Intéressée par tout ce qui a trait au développement durable, au Green Building (Construction écologique) et au Conseil en développement durable (Sustainability Consulting), elle a effectué au cours de juillet et août 2022 un stage en ligne pour suivre la formation « High Performance Building Simulation and Rating » (Simulation et évaluation des bâtiments à haute performance). « J’ai beaucoup appris, d’autant qu’il ne s’agit pas d’un simple cours offert sans évaluation ou examen à la fin », confie-t-elle. « Le format, le contenu pertinent, le mentorat, les master classes données par des instructeurs de premier plan, mais surtout les projets réalisés sur le terrain ouvrent la voie à des opportunités professionnelles et constituent réellement une valeur ajoutée », conclut-elle.

Depuis sa fondation au Liban en 2017, le chapitre libanais de l’Association of Energy Engineers (AEE) a formé des centaines de personnes de tout âge et de tous horizons. Passant d’une formation par an à près d’une formation par mois, soit 12 formations annuelles, la section libanaise de l’AEE compte actuellement 200 membres. Cette évolution, selon Ziad Haddad, cofondateur du chapitre libanais et actuel vice-président responsable de la région MENA, témoigne d’un niveau de confiance accru ainsi que de l’intérêt croissant des professionnels et des jeunes universitaires pour les nombreux programmes de certification et de formation proposés par l’association.Adaptés aux tendances futures, ces programmes sont accrédités et donc internationalement reconnus et acceptés par les professionnels de l’industrie. Bien...
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