De la fumée s'échappe d'un site visé par des tirs israéliens dans le village de Dhayra, au sud du Liban, le 4 juillet 2024. Photo AFP/KAWNAT HAJU
Le Hezbollah a déclaré avoir lancé plusieurs salves de roquettes sur le nord d'Israël vendredi soir, au lendemain d'une brusque escalade des violences transfrontalières qui a fait redouter un nouveau conflit dans la région.
Le Hezbollah pro-iranien a, en soutien au mouvement islamiste palestinien Hamas, ouvert un front avec le voisin israélien le 8 octobre. Depuis, les échanges de tirs quotidiens dans les zones frontalières gagnent parfois en intensité, sur fond de rhétorique belliqueuse, faisant craindre une escalade régionale.
Dans des communiqués distincts, le Hezbollah a annoncé vendredi avoir lancé "des salves de roquettes de type katioucha" sur le village agricole de Margaliot et deux positions militaires frontalières, en représailles "aux attaques de l'ennemi contre des villages et habitations du sud".
L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué que deux de ses soldats avaient été légèrement blessés "par des projectiles tirés vers la localité frontalière de Kyriat Shmona", ajoutant qu'ils ont été transportés à l'hôpital.
Elle a dit avoir frappé en riposte "la source des lancements" et tiré à l'artillerie sur plusieurs régions du sud du Liban.
L'agence de presse officielle libanaise ANI a fait état de son côté de "tirs d'obus au phosphore provenant de positions israéliennes ennemies dans le but de déclencher des feux de forêt", dans la région de Nabatiyeh, dans le sud du pays.
Vendredi, l'ONU a de nouveau exprimé son inquiétude face à une possible extension au Liban de la guerre à Gaza, se disant "profondément préoccupée par l'augmentation de l'intensité des échanges de tirs" la veille, "ce qui accroît le risque d'une guerre à grande échelle".
Dans la foulée de l'assassinat par Israël d'un de ses principaux commandants mercredi, le Hezbollah avait annoncé avoir lancé plus de 300 roquettes sur des objectifs dans le nord d'Israël, mais aussi un escadron de drones explosifs contre une dizaine de positions militaires, en moins de 24h.
Les violences à la frontière ont fait au moins 496 morts au Liban, dont environ 95 civils et 326 combattants du Hezbollah, selon un décompte de l'AFP.
Du côté israélien, au moins 16 soldats et 11 civils ont été tués, selon les autorités. Dans les deux pays, des dizaines de milliers d'habitants ont été déplacés par les violences de part et d'autre de la frontière.
Une délégation du Hamas a rencontré vendredi au Liban le chef du mouvement islamiste libanais, Hassan Nasrallah, pour discuter de la situation sur le terrain et des négociations à venir concernant un cessez-le-feu à Gaza.
Le Hezbollah a affirmé à plusieurs reprises qu'il n'arrêtera ses attaques qu'en cas de cessez-le-feu à Gaza.
Le Hezbollah pro-iranien a, en soutien au mouvement islamiste palestinien Hamas, ouvert un front avec le voisin israélien le 8 octobre. Depuis, les échanges de tirs quotidiens dans les zones frontalières gagnent parfois en intensité, sur fond de rhétorique belliqueuse, faisant craindre une escalade régionale.
Dans des communiqués distincts, le Hezbollah a annoncé vendredi avoir lancé "des salves de roquettes de type katioucha" sur le village agricole de Margaliot et deux positions militaires frontalières, en représailles "aux attaques...


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