La plage Abou Ali à Kfaraabida, un spot paradisiaque très prisé des baigneurs. Photo João Sousa
Du Akkar à Tyr, en passant par Batroun, Tripoli, Jounieh, ou encore Jiyé, se dorer la pilule au soleil, se baigner dans l'eau salée, ou même se lancer dans la construction de châteaux de sable (si ce n'est de galets...) gratuitement, c'est possible ! Malgré leur perte de terrain face aux établissements privés, (très) onéreux pour la plupart, il reste toujours au Liban des petits bouts de plages publiques où l'on peut passer du temps en famille, entre amis ou en solitaire. Pour profiter de cet été 2024, L'Orient-Le Jour vous offre un petit aperçu du Nord eu Sud des plages publiques au Liban, afin de profiter de la saison estivale sans trop piocher dans son portefeuille... bidons d’essence non inclus.
Liban-Nord
Après avoir passé les petites plages privées sur la côte de Kfaraabida, dans le caza de Batroun, la plage d'Abou Ali, en risque de privatisation, s'ouvre à vous. Pour l'atteindre, il faut emprunter un chemin escarpé en bordure de route, où vous pouvez poser votre transat ou votre serviette de bain sur des petits cailloux, avant de vous baigner dans l'eau turquoise. Dans la même zone, « Joining Beach » vous accueille également sur sa falaise tombant dans l'eau, que l'on peut escalader et sous laquelle on peut explorer des caves.
Dans la ville côtière de Batroun, l'une des destinations phares des visiteurs étrangers et libanais, il est possible de louer une chaise longue ou de simplement poser sa serviette sur la plage publique d'el-Bahsa, située dans l'ancienne ville de Batroun, où l'on peut commander sa boisson, son café, auprès de pubs et de restaurants qui cernent le lieu.
La plage de Bahsa, à Batroun. Photo João Sousa
A Enfé, en traversant l'ancienne route de la mer, le « petit Santorin du Liban », surnommé « Sous-le-Vent », vous attend avec ses cabines en turquoise et blanc. Moins de 5 km plus loin, la plage publique de Chekka vous ouvre ses bras.
Quant à Tripoli, capitale du Liban-Nord, elle cache à quelque 5,5 km de son large une île paradisiaque : l’« Île aux Palmiers », aussi surnommée « l’Île aux lapins ». Elle abrite notamment des tortues vertes et des phoques moines, et où viennent s'y reposer plus de 150 espèces d’oiseaux migrateurs. Pour y accéder, il faut prendre la navette au port de Mina.
Mais Tripoli possède aussi sa propre plage publique, bien qu'elle soit qualifiée de « très polluée » dans la dernier rapport du CNRS. Plus au Nord, en revanche, la plage publique de Minié, dans le caza du même nom, est aussi accessible aux baigneurs. Elle est classée dans la catégorie des plages moins polluées, selon ce même rapport. Encore moins connue au bataillon : la côte entre la localité de Abdé et Arida dans le Akkar, « qui ne dispose d'aucune installation privée de tourisme balnéaire », informe notre correspondant Michel Hallak.
Sans oublier les plages publiques de Amchit, en passant par Jbeil, comme celles de Bahsa, près du vieux port, Safra, Jounieh... Pour accéder à certaines, il faudra demander à l'habitant qui pourra vous guider pour retrouver ces lieux cachés, parfois même entre les bananeraies.
La capitale
A Beyrouth se trouve la fameuse plage de Ramlet el-Baïda, qui est néanmoins très polluée et mal entretenue. Elle est située le long de la corniche, où à défaut de se baigner l'on peut se prêter à une partie de volley ou de foot sur le sable.
Sur la plage de Ramlet el-Baïda, des enfants jouent à proximité d’une des deux bouches d’égout qui déversent un flux constant de matières organiques sur le site. Photo Arthur Dumas
Liban-Sud
Cap ensuite vers la plage de Jiyé, au sud de la capitale, mais aussi celle de Saïda, une ville pourtant en proie à une crise des déchets et qui avait défrayé la chronique l'été dernier après avoir interdit le maillot de bain pour les femmes...
Puis, il y a la plage publique de Tyr, cité portuaire millénaire, qui se termine sur une réserve naturelle. Si la guerre depuis octobre dernier entre le Hezbollah et l'État hébreu sévit principalement à une vingtaine de kilomètres de là, à la frontière libano-israélienne, certaines frappes israéliennes ont déjà touché la ville et ses environs. Malgré cela, les baigneurs viennent profiter de la plage de cette cité antique. Ici, il y en a pour tous les goûts : certains peuvent se poser dans les kiosques où sont installés des tables, des chaises longues et autres parasols ; d'autres peuvent simplement s'assoir sur le sable fin.
Non loin de là, par contre, la côte de Naqoura est quant à elle actuellement inaccessible, la ville étant prise entre les échanges des deux belligérants.
Des baigneurs profitant de la plage publique de Tyr au Liban-Sud, le 16 juin 2024. Photo Olivia Le Poidevin






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14 h 07, le 06 juillet 2024