N’entendez-vous pas le silence de ces enfants, ce silence, langage de leurs cris éteints par ces canons qui bombardent, mutilent et tuent des créatures humaines de tout âge, des créatures de toutes sortes.
Ce silence si expressif ne réveille-t-il pas la conscience de ces guerriers et celle de leurs puissants manipulateurs, capables d’imposer la paix, évitant tous ces horribles dégâts.
Et ces enfants innocents qui endurent les colères des grandes puissances qui refusent les cessez-le feu, même d’une façon transitoire.
Pourquoi certains combattants se sont dotés du droit de mettre fin à la vie des innocents qui n’ont rien à faire devant cette situation catastrophique. Les enfants ne sont pas nés pour mourir ni pendant la guerre ni par négligence de soins, de nourriture et même d’amour.
Les enfants ne sont pas nés pour être autant silencieux, hébétés ou même flâneurs. Le « tais-toi » n’est-il pas une des plus fréquentes expressions adressées aux enfants !
L’enfant a le droit de rêver et de sourire, témoignant sa joie et son bonheur. Et les adultes doivent lui assurer la belle vie en le protégeant et le bien-être qu’il mérite, à la maison, à la crèche, à l’école, ou en colonie de vacances, sans oublier le rôle des ministères concernés et des organismes internationaux, en tête l’Unicef qui n’hésite pas à défendre l’enfant et le soutenir en temps de paix et surtout pendant les guerres lui assurant tous ses besoins essentiellement de santé, surtout les vaccins.
Pourquoi ces enfants sont silencieux bien qu’ils aient beaucoup de choses à dire ? N’entendons-nous pas leurs cris éteints par la guerre, la pauvreté, le froid, l’abandon, la faim, les abus, les divorces, le harcèlement, la maltraitance, le crime ?
Entendons-nous le silence de ces enfants malheureux, avec leurs phobies et leurs peurs, des réfugiés, des méprisés, de ceux souffrants d’handicap et tous ces cris silencieux d’origine « dys » gênant et étouffant l’enfant, l’éloignant du bonheur qui lui est dû.
Ce silence n’est-il pas tellement bruyant, qu’il secoue les responsables et les dirigeants leur réclamant de garantir à ses victimes un rayon de soleil, de joie, de bonheur et qui constituent leurs droits.
Devinons leurs cris éteints à travers leur silence traduit par l’expression inerte et douloureuse dessinée sur leur malheureux visage.
Le pire des silences est celui des enfants non ou mal-aimés. Toute personne qui ne sait pas instinctivement aimer (aimer ne s’apprend pas !)
ne doit jamais se voir lui confier une responsabilité envers l’enfance et l’enfant.
Partout où se trouve l’enfant, l’adulte qu’il soit enseignant, moniteur, personnel soignant ou autre, doit connaître bien l’enfant, ses capacités et ses compétences et surtout son développement psychomoteur pouvant ainsi participer au dépistage précoce de toutes sortes d’anomalie comportementale majorant les chances de guérison et favorisant un meilleur avenir.
Certains enfants nous réclament leur enfance et leurs droits sans toutefois nous le dire. Tâchons d’écouter leurs cris étouffés par un bizarre silence si évident. M. Choquet et B. Richard en ont parlé il y a longtemps dans leur bouquin Leur silence est un cri (Fayard 1990) ce qui nous amène à dire que l’enfant malheureux a existé et continue de nos jours à souffrir à cause d’une mauvaise gestion de la part des responsables.
Pour finir, je cite Paul Claudel : « Heureux celui qui porte en lui la vie des autres et non leur mort », et Albert Einstein qui dit : « Il n’y aura pas de progrès dans ce monde tant qu’il y a des enfants malheureux. »
Le silence est la pire des maladies de l’enfance.
Dr Joseph RACHKIDI
Pédiatre
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Tellement important de veiller à l'épanouissement de nos enfants ! Ils sont l'espoir d'un avenir meilleur et mériteraient des ainés des conduites responsables
01 h 14, le 09 janvier 2024