Arrivé mardi soir à Beyrouth, l'émissaire spécial de l’Élysée pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, a affiché mercredi sa volonté de tenir des réunions pour « assurer un consensus libanais concernant les échéances actuelles », selon des propos rapportés par le Grand sérail.
Ces déclarations interviennent alors que le Liban est en proie à une vacance à la magistrature suprême depuis plus d'un an. L'échéance présidentielle est paralysée depuis juin dernier.
A l'issue d'une réunion avec le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati, Jean-Yves Le Drian a affirmé que « sa visite vise à renouveler la position du quintette (États-Unis, Arabie saoudite, France, Égypte et Qatar) qui appelle les Libanais à unifier leur position, à accélérer la tenue de l'échéance présidentielle, et à se montrer prêts à être aidés dans ce cadre », selon un communiqué du Grand sérail. L'envoyé français a également souligné qu'il « tiendra plusieurs rencontres et réunions visant à assurer un consensus libanais concernant les échéances actuelles ».
« J’ai affirmé à Jean-Yves Le Drian que la priorité est aujourd’hui (aux efforts) pour mettre fin à l’agression israélienne contre Gaza et le Liban-Sud », a déclaré pour sa part M. Mikati, mettant une nouvelle fois l’accent sur « les agressions et provocations israéliennes qui font tomber des victimes ».
Lors d'une réunion consacrée au dossier libanais à Doha en juillet dernier, le groupe des Cinq avait souligné « la nécessité urgente pour le leadership libanais d’accélérer la tenue de l’élection présidentielle » et de ne pas laisser un candidat paraître comme la seule option sur la table.
« Soutien absolu » à l'armée
Jean-Yves Le Drian a également été reçu par le commandant en chef de l'armée libanaise Joseph Aoun et par le président du Parlement Nabih Berry. Selon l'armée, Jean-Yves Le Drian a affiché « le soutien absolu de son pays à l'institution militaire ». De son côté, Joseph Aoun a remercié la France pour « l'intérêt qu'elle porte à la troupe et les aides qu'elle lui fournit régulièrement ».
M. Le Drian devait aussi déjeuner mercredi chez l'ex-leader du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt puis rencontrer le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea et le leader des Marada Sleiman Frangié.
Suite à sa rencontre mercredi soir avec Samir Geagea, ce dernier a appelé à l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU au Liban-Sud. « Il faut que le gouvernement prenne la décision de déployer l'armée libanaise dans la région frontalière aux côtés de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) », a-t-il déclaré.
Dans une conférence de presse à Meerab, le leader chrétien a affirmé que le Hezbollah est responsable du déplacement des habitants des villages frontaliers. « Ce n'est pas l'État libanais qui a pris la décision de lancer des opérations depuis le Sud », a-t-il martelé. Et d'ajouter : « Ce n'est donc pas à l'État, mais bien au Hezbollah, de compenser les riverains pour leurs pertes », a-t-il rajouté, alors que la bande frontalière est soumise à d'intenses bombardements israéliens. Dès lors, le chef des FL a affirmé craindre que le vide ne s'installe à la tête de l'armée « Ce serait de la folie », a-t-il lancé. « La solution la plus simple, c'est la prorogation de son mandat pour un an supplémentaire », rajoute M. Geagea.
Concernant le dossier présidentiel, Samir Geagea a également accusé le camp du Hezbollah d'être responsable du retard que prend l'échéance, alors que le Liban est sans président depuis le 31 octobre 2022. « M. Le Drian, tout comme les Qataris, appelle à l'élection d'un candidat de troisième voie, ni Jihad Azour ni Sleiman Frangié ne pouvant être élus », a-t-il reconnu. « En principe, l'opposition n'a pas de problème avec cela, a-t-il ajouté. Toutefois, rien n'indique que le Hezbollah est prêt à lâcher son candidat. Au contraire, il semble de plus en plus attaché à Sleiman Frangié, et cela est inacceptable »
Il s'agit de la quatrième tournée de l'envoyé de l'Élysée pour tenter de débloquer l'impasse présidentielle.
Le Hezbollah et le mouvement chiite Amal continuent de soutenir la candidature de Sleiman Frangié, rejetée par les autres partis traditionnels et l'opposition. Les partis chrétiens majoritaires s’en tiennent à la candidature de Jihad Azour, ancien ministre des Finances qu’ils avaient décidé de soutenir en juin dernier face à M. Frangié, tout en se disant ouverts à une « troisième voie ». Bien que l'opposition penche plutôt vers une figure de compromis, elle risque de ne pas pouvoir compter sur son allié ponctuel, le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, qui rejette l’élection du commandant en chef de l’armée, de plus en plus perçu comme une figure susceptible d'incarner cette « troisième voie ».
Dans un entretien accordé à notre publication en septembre dernier, Jean-Yves Le Drian avait déjà appelé les protagonistes libanais à « chercher une troisième voie ».
Dans une lettre adressé à M. Mikati, le président français Emmanuel Macron a précisé mardi que « la vacance présidentielle qui dure depuis plus d'un an pèse sur la capacité du pays à sortir de la crise actuelle et à éviter une détérioration de la sécurité liée à la guerre qui se poursuit à Gaza » entre le Hamas et Israël.
Khameneï : Les États-Unis ont échoué à éliminer le Hezbollah, « devenu dix fois plus fort »=========== - VOILA MONSIEUR LEDRIAN, - QUI TROUVEZ BIEN CONVENABLE, - LE *CONSENSUS* ECOEURANT, - A PRONER AVEC LE DIABLE. - CE N,EST NI DE PRESIDENT, - ET NI DE PREMIER MINISTRE, - QU,A BESOIN NOTRE LIBAN, - NI D,ENTENDEMENT SINISTRE. - NOUS N,AVONS QU,UN IDEAL, - ET QU,UN OBJECTIF ULTIME : - ELIMINER L,ILLEGAL, - ET NOUS DEFAIRE DU CRIME. - PLUS D,ILLEGITIMITE, - TOUS NOS DROITS SONT A REPRENDRE. - NOS HONNEUR ET DIGNITE - N,ONT ETE JAMAIS A VENDRE.
21 h 45, le 29 novembre 2023