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Nos lecteurs ont la parole

Gaza et la gouvernance du monde

Cela fait plus de six semaines qu’Israël mène une opération de destruction de la bande de Gaza en Palestine. La destruction ne semble pas, dans le plan de Netanyahu, vouloir se limiter aux infrastructures de toute sorte – routes, immeubles et même des hôpitaux –, mais tend à détruire toute vie humaine, incluant enfants, bébés ou vieillards.

Tout cela se passe sans qu’aucune résolution internationale n’ait pu être votée en faveur d’un

cessez-le-feu, clamé et réclamé par des milliers de personnes à travers le monde, notamment par une partie de la communauté juive en Israël ou en dehors.

S’il faut certes saluer le courage de ces juifs-là qui se battent à contre-courant, il faut surtout admirer et saluer le courage de ce peuple palestinien livré à lui-même et confiné par milliers sur une surface réduite, bientôt à néant.

Le courage de ces vieillards, de ces femmes et de ces enfants sous les décombres, morts, blessés ou agonisant, démontre la détermination de ce peuple palestinien à vivre et à protéger sa terre.

Quel horizon offrons-nous à ce peuple, à ses jeunes surtout ? L’horizon de la mort ? Ou de la vie sous occupation à jamais ?

Il faut avoir le courage de dire les choses et de les nommer ! Cela suffit !

Stop !

La communauté internationale, particulièrement le monde occidental et européen, et plus particulièrement encore la France (mon second pays, pays de la « liberté, égalité, fraternité », pays de la Déclaration universelle des droits de l’homme) devraient enfin prendre une position forte en condamnant Israël pour ses crimes de guerre.

Il faut que la communauté internationale règle enfin, et une fois pour toutes, son problème avec sa propre histoire et avec son complexe de l’Holocauste commis par les nazis !

Pour compenser tout cela, la communauté internationale a créé par décret onusien l’état d’Israël en 1948 sur la terre de Palestine et a contribué depuis à l’exode du peuple palestinien et, par conséquent, à la création de ce qui est depuis entendu comme étant la question palestinienne !

L’horrible holocauste juif est terminé depuis près de 80 ans, mais ce que subit le peuple palestinien depuis 75 ans est aussi horrible et insupportable. Et cette situation semble surtout devoir se prolonger pour de longues années encore sans qu’aucune solution ne pointe à l’horizon !

Nous savons qu’une guerre quelle qu’elle soit est par définition sale et non éthique ! Mais il est fort de constater que dans le cas de cette guerre nous sommes loin de toutes les valeurs que la communauté internationale devrait défendre et appliquer sans réserve ni détour, à savoir : l’éthique, la transparence, la responsabilité et la redevabilité.

La mise en place de ces principes dans le traitement de la question palestinienne et du conflit israélo-

palestinien constituerait le premier pas vers une vraie solution et vers une meilleure gouvernance du monde.

L’éthique exige que la destruction systématique ne soit plus permise, tout comme les décisions d’encerclement et de blocage des populations civiles leur interdisant l’accès aux sources minimales de vie.

La transparence permettrait enfin de s’adresser aux deux peuples avec équité en rappelant les faits historiques et donc ouvrir la voie à une nouvelle ère dans les relations régionales et internationales.

La responsabilité, quant à elle, exige un devoir de solidarité avec la cause juste du peuple palestinien, et exige surtout que des solutions claires et non équivoques soient trouvées à ce conflit, dans le respect du droit de l’homme.

Et enfin la redevabilité ! Sans laquelle tout ce qui précède ne vaut rien... et c’est la loi de la jungle qui s’impose.

Et c’est précisément ce que les Palestiniens mais avec eux beaucoup d’autres peuples ressentent, la loi de la jungle prévaut, la loi du plus fort et donc, dans la foulée, bon nombre de droits sont oubliés ou bafoués.

Cet énième cycle de violence devrait se terminer par une décision éthique, transparente et responsable de la communauté internationale pour encourager, pousser à exiger la solution de deux États, seule solution aujourd’hui viable et acceptable pour toutes les parties.

Nombreux vont s’offusquer de tels propos, les considérant comme irréalistes et utopiques, je le sais mais voudrais tellement – face à toutes ces atrocités – espérer voir enfin la paix à l’horizon le plus proche possible pour nos enfants.

C’est une responsabilité morale et humaine de chacun de nous à nos niveaux respectifs, mais aussi celle des puissances concernées, et avant tout celle d’Israël et des dirigeants palestiniens.

Un règlement sain et global, fruit d’une gouvernance voulue et choisie pour le monde de demain est la seule voie de la paix.

Expert et consultant en gouvernance

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Cela fait plus de six semaines qu’Israël mène une opération de destruction de la bande de Gaza en Palestine. La destruction ne semble pas, dans le plan de Netanyahu, vouloir se limiter aux infrastructures de toute sorte – routes, immeubles et même des hôpitaux –, mais tend à détruire toute vie humaine, incluant enfants, bébés ou vieillards.Tout cela se passe sans qu’aucune résolution internationale n’ait pu être votée en faveur d’un cessez-le-feu, clamé et réclamé par des milliers de personnes à travers le monde, notamment par une partie de la communauté juive en Israël ou en dehors.S’il faut certes saluer le courage de ces juifs-là qui se battent à contre-courant, il faut surtout admirer et saluer le courage de ce peuple palestinien livré à lui-même et confiné par milliers sur une surface réduite,...
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