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Nos Lecteurs ont la Parole

L’oiseau vagabond

Un moineau erre dans l’air avec des ailes fragiles et une silhouette précaire.

Celui-ci semble perdu et solitaire.

Où sont ses amis et où s’est rendu son convoi d’hier ?

On dirait que ce petit oiseau a été abattu comme un soldat vaincu après une longue et interminable guerre.

Perdant ou fuyant le champ, ce malheureux cherche refuge et lieu sûr.

Et un endroit désert que le pauvre a trouvé pour finir sa journée pénible et dure.

Son corps couvert de blessures se jette sur un rocher abrupt, gémissant dans une profonde détresse.

Des cris amers la victime lance haut et sans cesse.

Une agonie lente dans la plaine immense où seules règnent les espèces nocturnes.

Un silence prédomine sur cette terre sinistre qui dévoile sa nature à la lueur de la Lune.

Une autre identité se manifeste en réalité qui divulgue toutes sortes de créatures.

L’oiseau souffrant tremble de peur sur son sort désolant.

Haletant péniblement jusqu’à tomber inconscient.

À sa situation affligeante, la nature n’est pas restée indifférente.

L’air lui soufflait la vie et caressait sa poitrine pour qu’il reprenne conscience.

Même les bêtes étaient sensibles et attentives, lui donnant chaleur et complaisance.

Le ciel versait des larmes et lavait sa chair frêle.

Les tonnerres féroces réveillent les anges des vents qui s’abritent en haut des collines et sur leurs faîtes.

Ceux-ci sont toujours en alerte et se précipitent au moment propice pour sauver du pire.

Soudain, tout s’agite sur ce terrain funeste dans un instant magique.

Une promesse germe des profondeurs des ténèbres pour faire revivre la chair pourrie.

Un jour vient de naître dans toute sa splendeur pour répandre la lumière et la vie.

Une matinée charmante grâce à son soleil radieux et fier.

Un beau spectacle glorieux qui se présente à l’univers.

Et l’oiseau rouvre ses paupières sous l’effet chaleureux du paysage qui l’entoure.

Il respire avec joie l’air chaud et cordial qui se répand dans les alentours.

Son cœur bat de plaisir, enchanté par tant de glamour.

Il déploie ses ailes et s’envole vers le ciel avec un air de bravoure.

Avec un seul but : revoir sa troupe et retrouver sa gloire.

Ravi de survivre à un long conflit, le rescapé chante fièrement sa victoire.

Sa voix résonne à travers les montagnes et les cimes pour appeler ses amis fidèles qui hantent la terre et les rivages avec un esprit jovial.

Tout le monde se rassemble à la vue du copain perdu pour célébrer ensemble sa résistance indéniable.

Le brave rejoint rapidement son essaim pour rester à jamais inséparables.

Haut ils s’élancent, libres et souverains, dans tous les sens.

Des héros de tous les temps qui ont survécu à des contraintes hostiles et des périls menaçants.

Ils se réunissent enfin pour une journée sans fin et une fraternité solide qui transcende les liens du sang.

Ni le mal ni la défiance n’entravent leur chemin, mais main dans la main, ils voyagent avec confiance.

Et cette fois, une grande délivrance est ressentie après tant d’obstacles franchis.

De là, ils parcourent conjoints leur route de demain avec le hasard comme nouvel ami.

L’inattendu s’insère sans peine dans la monotonie quotidienne pour créer une commodité réaliste.

Et une obédience à la réalité triste.

Ces petits oiseaux purs n’ont besoin pour survivre que d’un peu d’eau et de mûres afin de bondir et avec leurs ailes, s’élèvent haut vers le ciel.

Ces sincères, les éternels

fidèles !


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Un moineau erre dans l’air avec des ailes fragiles et une silhouette précaire.Celui-ci semble perdu et solitaire.Où sont ses amis et où s’est rendu son convoi d’hier ? On dirait que ce petit oiseau a été abattu comme un soldat vaincu après une longue et interminable guerre.Perdant ou fuyant le champ, ce malheureux cherche refuge et lieu sûr.Et un endroit désert que le pauvre a...
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