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Nos lecteurs ont la parole

Trente-huit ans comblés de mille et une grâces !

Je viens de frôler ma trente-huitième année ! Oui, trente-huit ans comblés de mille et une grâces ! Trente-huit ans, bien que je me retrouve au creux de la fournaise ardente, une main divine ne cessait de me caresser, de me protéger, de me sauver et de me guider. Trente-huit ans durant lesquels je me sentais hantée par un bonheur simple, une sérénité désirée par le monde entier et une paix céleste même si je n’ai jamais cessé de mener un parcours assimilé à celui des plus éminentes figures de la mythologie telles que Sisyphe, Orphée, Œdipe, etc., même si j’étais et je serai sujette à des combats furieux, des batailles acharnées et des luttes si rudes !

Ils m’ont souvent enviée en souhaitant être à ma place. Ces gens ne savaient rien de l’autre part cachée de ma vie, ils n’avaient aucune idée sur mes engagements, ni sur mes endurances ni sur ma croix. Il me semble actuellement que c’est une raison de plus pour que je comprenne la jalousie de ces personnes.

Être choisie de porter une croix, à mon sens, est une faramineuse chance et plus particulièrement pour un croyant car le chemin de la croix n’est pas un acte de sadomasochisme. Il est au contraire l’unique qui vainc le péché, le mal et la mort parce qu’il débouche sur la lumière radieuse de la résurrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. C’est également le chemin de l’espérance et de l’avenir. À vrai dire, c’est de cette espérance, de cette lumière radieuse qu’émane mon sourire gravé non seulement sur mes lèvres mais aussi dans mon for intérieur. Mon sourire n’est pas le fils de ce monde superficiel contemporain envahi par le non-sens voire le vide, mais plutôt il est le fils de l’espérance surgissant de cette traversée héroïque des épreuves pénibles, des difficultés lourdes et des obstacles mortifères, voire nocifs et vénéneux.

Trente-huit ans et malgré tous ces efforts, je suis heureuse, très heureuse. Je vous parle d’un bonheur contagieux, d’un bonheur généreux et altruiste qui, comme il se voit dans notre parcours, dans notre comportement et dans notre attitude, se sent également.

Je vous parle d’un bonheur sacré, qui nous fait rayonner, illuminer, voire vibrer même au comble de la douleur !

Je vous parle d’un vrai bonheur qui n’est pas donné à tout le monde, d’un bonheur singulier qui nous accompagne même au sein de notre chute, de notre échec et de notre défaite.

Comment alors ne pas être heureuse, moi qui ai vu tout au long de mes trente-huit ans le secours divin me poursuivre ? Comment ne pas être satisfaite, moi qui ai senti le goût multiple de la victoire, de la réussite et du triomphe avec chaque descente, avec chaque épreuve traversée et avec chaque examen confronté ? Je reçois mes trente-huit années avec une immense gratitude envers l’Éternel prêt à me secourir à tout instant, envers mes parents fiers de moi, envers toutes les personnes appréciant mon parcours nanti de sanglantes et d’incessantes luttes, envers la vie que j’aime de tout mon cœur. Je les reçois avec mon sourire sisyphique, emblème de défis pérennes et renouvelés et dans lequel « toute la joie silencieuse (...) est là ».

Titulaire d’un doctorat en lettres françaises, poétesse et chercheuse

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Je viens de frôler ma trente-huitième année ! Oui, trente-huit ans comblés de mille et une grâces ! Trente-huit ans, bien que je me retrouve au creux de la fournaise ardente, une main divine ne cessait de me caresser, de me protéger, de me sauver et de me guider. Trente-huit ans durant lesquels je me sentais hantée par un bonheur simple, une sérénité désirée par le monde entier et une paix céleste même si je n’ai jamais cessé de mener un parcours assimilé à celui des plus éminentes figures de la mythologie telles que Sisyphe, Orphée, Œdipe, etc., même si j’étais et je serai sujette à des combats furieux, des batailles acharnées et des luttes si rudes ! Ils m’ont souvent enviée en souhaitant être à ma place. Ces gens ne savaient rien de l’autre part cachée de ma vie, ils n’avaient aucune idée sur mes...
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